Triomphe de Mariss Jansons dans un Requiem de Mozart à foi de tribun

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem en ré mineur K. 626. Genia Kühmeier, soprano. Elisabeth Kulman, mezzo-soprano. Mark Padmore, ténor. Adam Plachetka, baryton-basse. Howard Arman, Chœur de la Radio bavaroise. Mariss Jansons. Orchestre symphonique de la Radio bavaroise. Mai 2017. Livret en allemand et anglais ; paroles et traduction en allemand et anglais. TT 49’36. BR Klassik 900117

Le piano d’Amy Beach, une mosaïque d’instantanés de vie

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Une prodige empêchée. Amy Beach (1867-1944) : Valse-Caprice op. 4 ; Ballade op. 6 ; Quatre Sketches op. 15, extraits : Dreaming et Fireflies ; Variations sur des thèmes des Balkans op. 60 (version 1936) ; Deux Compositions op. 102 ; The Old Chapel by Moonlight op. 106 ; Nocturne op. 107 ; A Cradle Song of the Lonely Mother op. 108 ; Valse-fantaisie tyrolienne op. 116 ; Cinq Improvisations op. 118. Jennifer Fichet, piano. Non daté. Notice en français et en anglais. 76’ 38’’. Hortus 237. 

Hommage à Nadia Boulanger par Lola Descours 

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Hommage à Nadia Boulanger. Oeuvres d’Igor Stravinsky (1882-1971), Astor Piazzolla (1921-1992), Aaron Copland (1900-1990), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Nadia Boulanger (1887-1979), Vladimir Cosma (1940–, Lili Boulanger (1893-1918), Françis Poulenc (1899-1963), Gabriel Fauré (1845-1924), Michel Legrand (1932-2019), Philip Glass (1937-), Jean Françaix (1912-1997), Leonard Bernstein (1918-1990). Lola Descours, basson ; Paloma Kouider, piano ; Trio ABC ; Octuor de France. 2024. Livret en français et anglais. 67’31’’. Indésens Calliope Records. IC039

Deux jeunes talents à La Roque d’Anthéron : Gabriel Durliat et Alexandra Dovgan

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Au Festival international de Piano La Roque d’Anthéron, de jeunes musiciens en vue se retrouvent aux côtés de grands pianistes mondiaux. Ainsi, les 5 et 6 août, le Français Gabriel Durliat (né en 2001) et la Russe Alexandra Dovgan (née en 2007) montent sur la mythique scène du Parc de Florans. 

Gabriel Durliat, un surdoué

Tout au long du récital, Gabriel Durliat se montre particulièrement sensible dans l’interprétation des mouvements lents, qu’il aborde avec une maîtrise remarquable. Ses jeux sont empreints d’un sens profond du chant et d’un lyrisme naturel, où chaque note semble respirer, sans jamais sombrer dans la lourdeur, même lorsqu’il adopte un tempo très lent. Que ce soit dans les œuvres de Mozart, Fauré ou Schubert, il parvient à insuffler une grande délicatesse. En revanche, les mouvements rapides de la Sonate n°10 en ut majeur K. 330 de Mozart « coulent » sous ses doigts, certes avec fluidité, mais délaissant quelque peu la précision. Le troisième mouvement est dynamique, où la deuxième partie révèle une tendresse et une innocence touchantes. Les trois pièces suivant de Fauré -Barcarolle n° 1 en la mineur op. 26, In Paradisum (extrait du Requiem op. 48 dans un arrangement du pianiste), et Barcarolle n° 12 en mi bémol op. 106 bis- sont regroupées telle une suite, avec une alternance de tempi, modéré-lent-modéré. Ici, la cohérence de l’interprétation, à la fois réfléchie et expressive, fait briller le sens de sa construction musicale. En effet, il compose entre l’intimité (1re partie de l’op. 26, In Paradisum) et l’ouverture qui se caractérise par l’élargissement du spectre sonore (2e partie de l’op. 26 puis l’op. 106 bis). 

Dans la Sonate n°21 en ut mineur D.958 de Schubert, qu’il a présentée pour la première fois en public comme il nous l’a confié après le concert, il est encore possible de percevoir l’absence du poids accablant de la vie qui caractérise l’œuvre tardive de Schubert. Néanmoins, il parvient avec brio à faire ressortir le côté pathétique de la pièce, en accentuant habilement certains accords dans le deuxième mouvement, tout en maintenant admirablement une transparence générale. Dans l’Allegro final, le rythme obstiné, typiquement schubertien, est parfois imprécis, et, comme dans le mouvement initial, les triolets mélodiques à la main droite ont tendance à filer. Malgré ces quelques faiblesses, son interprétation demeure vibrante et fait entrevoir son sens de construction.

Chez Naxos, Schumann et Brahms sur deux rares orgues romantiques 

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Johannes Brahms (1833-1897) : O Traurigkeit, o Herzeleid WoO7. Fugue en la bémol mineur WoO 8. Prélude & Fugue en la mineur WoO 9. Prélude & Fugue en sol mineur WoO 10. Onze Préludes de choral Op. 122 (+ registration alternative pour Schmücke dich, o liebe Seele et conclusion alternative pour Herzlich tut mich verlangen. Konstantin Volostnov, orgue de l’église centrale des Chrétiens-Baptistes évangéliques de Moscou. Août 2020. Livret en anglais. TT 67’12. Naxos 8.579147

Robert Schumann (1810-1856) : Sechs Stücke in kanonischer Form Op. 56 ; Vier Skizzen für den Pedal-Flügel Op. 58 ; Sechs Fügen über den Namen Bach Op. 60. Tom Winpenny, orgue de l’église St. Matthäi de Gronau (Leine). Juillet 2022. Livret en anglais. TT 63’21. Naxos 8.574432

Samuel Hasselhorn signe un récital empreint de gravité douloureuse

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Urlicht : Songs of Death and Resurrection. Lieder avec orchestre et extraits d’opéras de Gustav Mahler (1860-1911), Engelbert Humperdinck (1854-1921), Erich Wolfgang Korngold (1897-1957), Hans Pfitzner (1869-1949), Alexander von Zemlinsky (1871-1942), Walter Braunfels (1882-1954) et Alban Berg (1885-1935). Samuel Hasselhorn, baryton ; Orchestre Philharmonique de Poznan, direction Łukasz Borowicz. 2023. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes en langue originale, avec traductions en français et en anglais. 56.10. Harmonia Mundi HMM 902384.

Bach, un pulpeux assortiment de concertos avec l’archet de Lina Tur Bonet

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Himmelsburg. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concertos pour violon en mi majeur BWV 1042, en ré mineur BWV 1052R, en la mineur BWV 1041, en sol mineur BWV 1056R. Lina Tur Bonet, violon. Musica Alchemica. Timoti Fregni, Noyuri Hazama, violon. Natan Paruzel, alto. Marco Testori, violoncelle. Margherita Naldini, violone. Matteo Messori, clavecin. Novembre 2022. Livret en anglais, français, allemand. TT 59’56. Glossa GCD 924702

L’Arpeggiata rend hommage à des compositrices du XVIIe siècle

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Wonder Women. Œuvres de Antonia Bembo (c.1640-c.1720), Francesca Caccini (1587-c.1641), Francesca Campana (c.1615-1665), Maurizio Cazzati (1616-1678), Andrea Falconieri (1585/6-1656), Isabella Leonarda (1620-1704), Barbara Strozzi (1619-1677), et chants traditionnels mexicains et italiens. Céline Scheen, soprano ; Luciana Mancini, mezzo-soprano ; Benedetta Mazzucato,mezzo-soprano ; Vincenzo Capezzuto, alto ; L’Arpeggiata, théorbe, direction, conception et arrangements de Christina Pluhar. 2023. Notice en anglais, en français et en allemand. Textes chantés en langue originale, avec traduction anglaise. 70.19. Erato 5054197959165.