La 2e édition du Festival Pianopolis captive les Angevins

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Concocté par une équipe soudée autour du musicologue Nicolas Dufetel et du pianiste Alexandre Kantorow, respectivement adjoint à la culture et au patrimoine de la ville et directeur artistique, le Festival pianopolis est devenu, à seulement sa deuxième édition, un rendez-vous incontournable de la vie cultuelle à Angers. Du 8 au 12 mai dernier, les pierres plusieurs centenaires avaient fait résonner les sons de musiques très variées, ouvrant à un public large des occasions de se retrouver pendant le long week-end de l’ascension.

Ambiance festive

Non loin du Château d’Angers — où l’âme du Roi René nous veille à travers la teinture d’Apocalypse, classée dans le registre international Mémoire du Monde par l’UNESCO —, le Jardin du Musée Jean-Luçat est particulièrement animé le temps d’un week-end. Sur la scène construite à l’occasion, le jeune pianiste Raphaël Collard propose quatre Ballades de Chopin. Le pianiste de 18 ans réussit à séduire l’audience malgré les conditions de plein air peu propice pour nuancer toutes les subtilités des compositions du Polonais. À deux pas de là, de l’autre côté de l’ancien cloître, un autre piano attire des amateurs. Des élèves du conservatoire à rayonnement régional ainsi que des amateurs se succèdent du matin au soir. Du jazz à la musique classique, en solo et à quatre mains, chacun apprécie l’écoute et le partage. La convivialité est le mot d’ordre de cet espace, renforcée avec plusieurs food trucks (camion cuisine mobile) proposant des plats fait maison.

Pour Orfeo e Euridice de Gluck à Varsovie, un trio vocal touché par la grâce

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Christoph Wiilbald Gluck (1714-1787) : Orfeo e Euridice, action théâtrale en trois actes, version de Vienne de 1762. Jakub Józef Orlinski (Orfeo), Elsa Dreisig (Euridice), Fatma Said (Amore) ; Il Giardino d’Amore, direction Stefan Plewniak. 2023. Notice en anglais, en français et en allemand. Livret complet en Italien, sans traduction. 84’ 45’’. Erato 5054197897535. 

Bach et Chostakovitch : transcendance et pouvoir salvateur de l’art, avec l’ensemble G.A.P.

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Salvation. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Sonate en sol BWV 1021. Prélude et Fugue en ré mineur BWV 875. Extrait des cantates Ich bin in mir vergnügt BWV 204, Ach Gott, wie manches Herzeleid BWV 58, Komm, du süsse Todesstunde BWV 161, Eine feste Burg ist unser Gott BWV 80, Gott, wie dein Name, so ist auch dein Ruhm BWV 171, O holder Tag, erwünschte Zeit BWV 210, Herr Gott, Beherrscher aller Dings BWV 120a. Dimitri Chostakovitch (1906-975) : Trio avec piano no 1 en ut mineur Op. 8. Prélude et Fugue en ré majeur Op. 87. Romances sur des poèmes d’Alexandre Blok Op. 127. Dorothee Mields, soprano. G.A.P. Ensemble. Emilio Percan, violon. Oriol Aymat Fusté, violoncelle. Luca Quintavalle, clavecin, orgue, piano. Juin 2023. Livret en anglais (traductions en italien, allemand, et texte des chants disponibles sur le site de l’éditeur). TT 79’09. Brilliant 97280

Premier disque Byrd des Gesualdo Six, tissé autour de la Mass for five voices

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William Byrd (c1540-1623) : Mass for five voices ; Ave Verum Corpus ; Afflicti pro peccatis ; Tristitia et anxietas ; Ave Maria ; Circumdederunt me ; Emendemus in melius ; De Lamentatione Jeremiae prophetae. Owain Park, The Gesualdo Six. Guy James, contre-ténor. Joseph Wicks, Josh Cooper, ténors. Michael Craddock, baryton. Samuel Mitchell, Owain Park, basses. Septembre 2022. Livret en anglais ; paroles en latin traduit en anglais. TT 66’13. Hyperion CDA68416

Les concertos romantiques de Carl Reinecke et Emil von Sauer

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Carl Reinecke (1824-1910) : Concerto pour piano et orchestre n° 3 en do majeur op. 144 ; Konzertstück en sol mineur op. 33. Emil von Sauer (1862-1942) : Concerto pour piano et orchestre n° 2 en do mineur op. 254. Simon Callaghan, piano ; Orchestre symphonique de Saint-Gall, direction Modestas Pitrénas. 2023. Notice en anglais, en français et en allemand. 82’ 28’’. Hyperion CDA68429.

Bach et Telemann à Bozar

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Ce samedi 18 mai, nous avons eu la chance d’entendre deux ensembles renommés dans la salle Henry Le Boeuf, le Freiburger Barockorchester et l’ensemble belge Vox Luminis. Les deux formations collaborent régulièrement à l’occasion de concerts et d'enregistrements. Ils nous ont entre autres gratifié d’un enregistrement consacré à J.S. Bach et G.P. Telemann et un consacré au Requiem de Heinrich Ignaz Franz Biber. Pour ce concert, c’est autour de la Missa brevis en fa majeur BWV 233 de Johann Sebastian Bach et Donnerode TWV 6:3 de Georg Philipp Telemann que nous les retrouvons sous la direction de Lionel Meunier.

Composée à la suite d’un terrible tremblement de terre ayant coûté la vie à environ 60 000 personnes début novembre 1755, Donnerode, L’ode au tonnerre, est une pièce vocale et instrumentale en deux mouvements (le deuxième a été composé après le succès du premier). Les textes utilisés par le compositeur allemand ont été rassemblés par Christian Gottfried Krause et Karl Wilhelm Ramler d’après des traductions des psaumes 8 et 29 de Johann Andreas Cramer.