Max Reger et Gustav Mahler, un couplage d’états d’âme

par

Max Reger (1873-1916) : An die Hoffnung, op. 124 pour mezzo-soprano et orchestre ; Der Einsiedler, op. 144a pour baryton, chœur et orchestre ; Requiem op. 144b pour mezzo-soprano, chœur et orchestre. Gustav Mahler (1860-1911) : Lieder eines fahrenden Gesellen pour baryton et orchestre ; Rückert-Lieder pour mezzo-soprano et orchestre. Anke Vondung, mezzo-soprano ; Tobias Berndt, baryton ; Chorus Musicus Köln ; Das Neue Orchester, direction Christoph Spering. 2022. Notice en allemand et en anglais. 78’ 36’’. Capriccio C5512. 

Défense sérieuse mais sage pour La Mort du Cœur pénitent de Legrenzi

par

Giovanni Legrenzi (1626-1690) : La Morte del Cor penitente. Raffaele Giordani, ténor (Peccatore). Cristina Fanelli, soprano (Penitenza). Hana Blažíková, soprano (Speranza). William Shelton, contre-ténor ; Manuel Nunez-Carmelino, ténor ; Romain Bockler, basse (Coro di Pene). Olivier Fortin, clavecin, direction. Ensemble Masques. Sophie Gent, Tuomo Suni, violon. Kathleen Kajioka, alto. Mélisande Corriveau, violoncelle. Benoît Vanden Bemden, contrebasse. Manon Papasergio, harpe, lyrone. André Heinrich, théorbe. Août 2022. Livret en français, anglais, allemand ; paroles en italien et leur traduction en français et anglais. TT 77’11. Alpha 975

Fatma Said enchante à Bozar

par

Y a-t-il trop de concerts à Bruxelles ? C’est la question qu’on pouvait se poser en voyant une salle correctement remplie, mais qui aurait dû être bondée pour accueillir l’une des plus séduisantes vocalistes de l’heure, Fatma Said. Qui plus est, la jeune soprano égyptienne avait amené dans ses bagages le pianiste attendu (en l’occurrence l’excellent Christoph Egger) mais celui-ci s’insérait dans l’excellent ensemble à géométrie variable Plattform K+K, fondé par le violoniste et membre de l’Orchestre philharmonique de Vienne Kirill Kobantschenko, avec à ses côtés un violoniste resté malheureusement anonyme (et remplaçant Petra Kovačič, autre membre de l’illustre orchestre et annoncée dans le programme), l’altiste Michael Strasser, le violoncelliste Florian Eggner ainsi que le contrebassiste Bartek Sikorski (lui aussi membre des Wiener Philharmoniker).

Après que ces six musiciens d’élite aient ouvert la soirée par une interprétation de grande classe et pleine d’esprit d’une Suite tirée du Chevalier à la Rose de Richard Strauss, ils allaient être rejoints par Fatma Said pour les rares Fünf Ophelia-Lieder, écrits par Brahms comme musique de scène pour une représentation en allemand de « Hamlet » à Prague.

Originalement écrit pour soprano et piano, il était proposé ici dans un bel arrangement pour voix et quatuor à cordes dû au compositeur Aribert Reimann. On sait à quel point Brahms s’intéressait à la musique du passé et ce bref cycle (il doit faire trois minutes) est délicieusement archaïsant et plus élisabéthain que nature. Quant à la voix de Fatma Said, elle est simplement superbe. Présentée comme soprano, elle offre un grave ferme ainsi qu’un medium fruité et charnu d’une couleur qui rappelle davantage une mezzo. Quant son aigu cristallin, il sonne avec une totale liberté, comme on allait pouvoir le constater dans la beau Violons dans le soir de Saint-Saëns où elle rivalisait avec les volutes dessinées au violon par Kirill Kobantschenko, le tout accompagné par le piano attentif de Christoph Eggner. 

Bernard Haitink en son jardin brucknérien 

par

Anton Bruckner (1824-1896) : Te Deum en Ut Majeur pour solistes, choeur, orgue et orchestre ; Symphonie n°8 en Ut mineur (édition  Robert Hass - 1939). Krassimira Stoyanova, soprano ; Yvonne Naef, mezzo-soprano ; Christoph Strehl, ténor ; Günther Groissböck, baryton. Chor und Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Bernard Haitink. 2020 et 1993. Livret en anglais et allemand. 2 CD BR Klassik. 900212  

Bruckner au concertgebouw d’Amsterdam

par

Anton Bruckner (1824-1896) : Intégrale des symphonies n°1 à n°9. Royal Concertgebouw Orkest, direction : Bernard Haitink (symphonies n°1 et n°7) ; Riccardo Chailly (n°2 et n°9) ; Kurt Sanderling (n°3) ; Klaus Tennstedt (n°4) ; Eugen Jochum (n°5) ; Mariss Jansons (n°6) ; Zubin Mehta (n°9). Enregistré en concert entre 1972 et 2006. Livret en anglais et néerlandais.  9 CD RCO 23001. 

Sabine Devieilhe, intense et émouvante Lakmé 

par

Léo Delibes (1836-1891) : Lakmé, opéra-comique en trois actes. Sabine Devieilhe (Lakmé), Frédéric Antoun (Gérald), Stéphane Degout (Nilakantha), Ambroisine Bré (Mallika), Philippe Estèphe (Frédéric), Mireille Delunsch (Mistress Bentson) ; Orchestre et Chœur Pygmalion, direction Raphaël Pichon. 2022. Notice et synopsis en anglais et en français. Sous-titres en français, en anglais, en allemand, en japonais et en coréen. Un DVD Naxos 2. 110765. Aussi disponible en Blu Ray.