Les concerts d'été au Palais princier de Monaco

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Les Concerts d’été au Palais princier de Monte-Carlo sont une initiative de feu le Prince Rainier III. En 1959, le Souverain monégasque a pris l'initiative d'ouvrir chaque été les portes de son Palais pour y accueillir l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo (anciennement appelé Orchestre National de l'Opéra de Monte-Carlo) accompagnant les chefs et les concertistes les plus réputés. 

Le cadre prestigieux de la Cour d'Honneur du Palais avec ses superbes fresques du XVIe siècle font de cet écrin un lieu magique. Le public est en tenue de soirée, veste et cravate exigée pour les messieurs, les dames portent des robes du soir, certaines même longues. C’est la même ambiance qu'au Festival de Salzbourg : mondain, chic, cher et couru. 

Le concert d’ouverture de l’édition 2023 se déroule en présence du Prince Albert pour un concert en hommage à Serge Rachmaninov à l’occasion du  150e anniversaire de sa naissance. Les 900 places de la jauge se sont rapidement vendues, le public était attiré par la présence de la star du clavier Daniil Trifonov 

Il se lance à l’assaut du Concerto n°4 du compositeur russe. Les concertos de Rachmaninov sont les baromètres parfaits de l'évolution des goûts musicaux. On commence généralement par aimer le Deuxième Concerto, on grandit vers le 3e, on découvre ensuite la version révisée du 1er Concerto et on est surpris par le 4e, le moins joué de tous. C'est une combinaison d'expressionnisme romantique tardif et d'impressionnisme presque dans le style de Debussy. S’il ne comporte pas de thèmes mémorables, il dégage une émotion sincère. 

Yulianna Avdeeva, la résilience au piano

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Résilience. Wladyslaw Szpilman (1911-2000) : Mazurek ; Suite « La vie des machines ». Dimitri Shostakovitch (1906-1975) : Sonate pour piano n° 1 op. 12. Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Sonate pour piano n° 4 en si mineur op. 56. Serge Prokofiev (1891-1953) : Sonate pour piano n° 8 en si bémol majeur op. 84. Yulianna Avdeeva, piano. 2020/21. Notice en anglais. 74.03. Pentatone PTC 5187 073.

Antal Doráti, les années Minneapolis 

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Antal Doráti, The Mercury Masters. The Mono Recordings. Minneapolis Symphony Orchestra, Chicago Symphony Orchestra, direction : Antal Doráti. 1952-1954. Livret en anglais. 31 CD 484 4064.

Antal Doráti, The Mercury Masters. The Stereo Recordings. Minneapolis Symphony Orchestra, direction : Antal Doráti. 1956-1960. Livret en anglais. 30 CD 484 4027.

Gary Guthman, la trompette mais aussi la harpe 

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Gary Guthman (°1952) : Concerto Romantico pour harpe et orchestre ; Concerto pour trompette et orchestre ; Margarita, pour harpe, trompette et orchestre. Malgorzata Zalewska, harpe ; Gary Guthman, trompette ; Orchestre de l’Opéra et de la Philharmonie de Podlachie, direction Mirosław Jacek Błaszczyk. 2022. Notice en polonais et en anglais. 61.12. Dux 1873.

Anthologie pour vents du Moyen-Âge à la Renaissance : l’Europe à l’heure de la danse

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Le Parfaict Danser. Domenico da Piacenza (c1390-c1470), Antonio Cornazzano (c1430-1484), Guglielmo Ebreo da Pesaro (c1420-1484), Francisco de la Torre (c1460-1504), Heinrich Isaac (c1450-1517), Gilles Binchois (c1400-1460), Claudin de Sermisy (c1490-1562), Vincenzo Ruffo (c1508-1587), Diego Ortiz (c1510-c1570), Thoinot Arbeau (1520-1595), Pierre Attaingnant (c1494-c1552), Claude Gervaise ( ?-c1588), Pierre Phalèse (c1510-1575), Jean d’Estrées ( ?-1576) et al. & anonymes. Into The Winds. Anabelle Guibeaud, chalemie, flûte à bec. Rémi Lécorché, buisine, trompette à coulisse, sacqueboute, flûte à bec. Marion Le Moal, chalemie, flûte à bec. Adrien Reboisson, chalemie, douçaine, flûte à bec. Laurent Sauron, percussions. Livret en français, anglais. Mai 2022. TT 63’26. Ricercar RIC 452

Polish Violin Duo : une très bonne surprise 

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Grażyna Bacewicz  (1909-1969) : Suite pour deux violons, Duos faciles sur des thèmes folkloriques pour deux violons ; Tadeusz Paciorkiewicz (1916-1998) : Sonatine pour deux violons ; Michał Spisak (1914-1965) : Suite pour deux violons ; Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Sonate pour deux violons.  Polish Violin Duo : Marta Gidaszewska et Robert Łaguniak.  2022 - Textes de présentation en polonais et anglais -67’07 - DUX 1887

Stefano Maiorana, suprême leçon de théorbe dans une Venise sous masques de Janus

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Kapsberger, secret pages. Giovanni Girolamo Kapsberger (c1580-1651) : Corrente, Toccatas, Gagliarda, Ricerchata, Aria Veneziana, Battaglia, RomanescheClaudio Ambrosini (1948*) : Tastata, Tastata riflessa, Toccata, Aria, Canzone, Canzone in eco, Sarabanda, Ciaccona, Ricercare, Arpeggiata [Manoscritto veneziano segreto]. Sons de Venise. Stefano Maiorana, théorbe. Février 2021. Livret en anglais, français, italien. TT 59’05. Arcana A541

Reflets polonais des temps tragiques

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Joachim Mendelson (1892-1943) : Quatuor à cordes n°1 ; Quintette pour hautbois, piano et  cordes ; Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Quatuor à cordes ; Quatuor. Silesian Quartet ; Karolina Stalmachowska, hautbois ; Piotr Sałajczyk, piano. 2009-2022. Livret en anglais, allemand et français. Chandos. CHAN 20181.

Walden festival, insubmersible au Parc Léopold

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« Quand j'entends de la musique, je ne crains aucun danger. Je suis invulnérable. Je ne vois aucun ennemi. Je suis lié aux premiers temps et aux derniers. »

Minimal, américain, fondamental

La troisième édition Walden festival démarre samedi à 18 heures (je n’y suis pas le lendemain) sous la devise empruntée à Henry David Thoreau (dans Walden, en 1854) et sous la pluie, de ces averses qu’à Bruxelles on dit draches, sorte de test de Mère Nature destiné à éprouver l’étanchéité des lourdes toiles de chapiteau écru (elles ne laissent rien filtrer) et la résistance de canard des spectateurs (« invulnérables », dit l’auteur de La vie dans les bois), qui arrivent encore après l’heure, dégoulinants mais volontaires, prenant place placidement à l’abri des éléments, sur les solides chaises blanches en bois disposées en rangs dans l’herbe du Parc Léopold, à côté du Museum des sciences naturelles.

Il y a une certaine bravoure de la part du Brussels Philharmonic, conduit par Tom De Cock, à se lancer, après quelques minutes d’hésitation, dans Heavyweight, du post-minimaliste David Lang (cofondateur de Bang on a Can et professeur de composition à la Yale School of Music), créé à Bamberg en 2015, malgré l’ondée qui frappe la toile et déborde en cascades, malgré sa cavalcade bruyante qui handicape l’ajustement de l’amplification (en extérieur, elle est nécessaire) et rend confuse la perception de cette courte pièce épique, dont la puissance, la résonance et les montées au ciel successives se perdent dans l’humidité -c’est le risque du plein air, même à la mi-juillet. Etrange destin pour cette pièce que d’ouvrir le festival alors qu’elle résulte d’une commande pour un rappel de fin de concert, en particulier pour succéder à la Symphonie n°5 de Jean Sibelius – une des pièces admirées par le compositeur : il démarre d’un des derniers grands accords de la symphonie, qu’il décompose et réorganise, ajoutant ensuite « quelques petites choses de ma part ».