Des Boréades musicalement magnifiées

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Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Les Boréades, tragédie lyrique en 5 actes. Mise en scène : Barrie Kosky ; Chorégraphies : Otto Pichler ; Décors et costumes : Katrin Lea Tag ; Lumières : Franck Evin. Avec : Hélène Guilmette, Alphise ; Mathias Vidal, Abaris ; Emmanuelle de Negri, Sémire, Amour / Polymnie : Une Nymphe ; Christopher Purves, Borée ; Edwin Crossley-Mercer, Apollon / Adamas ; Sébastien Droy, Calisis ; Yoann Dubruque, Borilée. Choeur et orchestre Le Concert d’Astrée, direction : Emmanuelle Haïm. 2019. NTSC Couleur. 16:9. DVD-9. Format son : PCM 2.0. Sous-titres en : français, anglais et allemand. Durée : 155mn. 1 DVD Erato. 190295050399

L’extraordinaire Requiem d’Arnold Rosner

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Arnold Rosner (1945-2013) : Requiem, Op. 59.  Kelley Hollis (soprano), Fergal Mostyn-Williams (contre-ténor), Thomas Elwin (ténor), Gareth Brynmor (baryton), Crouch End Festival Chorus, London Philharmonic Orchestra,  direction : Nick Palmer. 2020-69’22-Texte de présentation en anglais-Toccata Classics- TOCC 0545

Cantates et Sonates en trio de Telemann, joliment interprétées

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CANTATAS & TRIO SONATAS. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Cantates pour soprano, flûte à bec et continuo Du bist verflucht TWV 1:385 ; Auf ehernen Mauern TWV 1:96 ; Seele, lerne dich erkennen TWV 1:1258. Sonates en trio pour flûte à bec, violon et continuo en la mineur TWV 42:a1 ; en sol mineur TWV 42:g9 (et non 42:A4 comme indiqué dans le tracklisting), en fa majeur TWV 42:F8. Rosita Frisani, soprano. Ensemble Festa Rustica. Giorgio Matteoli, flûte à bec et direction. Carlo Lazzaroni, violon. Marcello Scandelli, violoncelle. Walter Mammarella Giordano, clavecin. 2020. Livret en anglais (sans les paroles des cantates). TT 55’26. Da Vinci Classics C00347

Streamings de la semaine : Monte-Carlo, Bruxelles et Londres

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Pour cette sélection de la semaine, nous commençons avec une Symphonie n°8 de Beethoven par l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo  et Kazuki Yamada proposée sur le site de la Deutsche Welle. Ce concert, capté en 2019, dans le cadre du Palais Princier donne envie autant de concerts que d’été.  

https://www.youtube.com/watch?v=y8fhQkzaUhw&t=4s

On traverse les frontières pour revenir à La Monnaie de Bruxelles avec un formidable récital de Stéphanie d’Oustrac en compagnie de son pianiste attitré Pascal Jourdan. Au programme, une collection de mélodies romantiques inspirées de monuments de la poésie européenne avec un texte extrait d’« Andromaque » de Racine mis en musique par Pauline Viardot, compositrice méconnue qui faisait l’admiration de ses contemporains, des lieder signés Franz Liszt sur des poèmes de Heine et de Goethe, ainsi qu’un hommage à Shakespeare et Théophile Gautier avec « La Mort d’Ophélie » et les iconiques « Nuits d’été » d’Hector Berlioz.

On passe la Manche avec un concert de l’excellent altiste Timothy Ridout  au Wigmore Hall de Londres. En compagnie du pianiste Tom Poster, il joue Johannes Brahms et Kurt Schwertsik. 

https://www.youtube.com/watch?v=uJH-fQISBd8

Portrait de compositrice : Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis (I)

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Crescendo-Magazine, par la plûme d'Anne-Marie Polomé, publie (en épisodes) un portrait de la compositrice Mélanie-Hélène Bonis dite Mel Bonis. 

Comment une jeune fille née en 1858 dans une famille de la petite bourgeoisie française très catholique et non musicienne, peut-elle développer une maîtrise de la composition qui la placerait très haut parmi les élites de la profession…si elle était un homme ? Quelles sont les embûches qu’elle devra franchir, les traumatismes qui l’accableront et la laisseront épuisée, mais dont elle se libérera par la musique ? Comment se fait-il qu’elle soit encore connue aujourd’hui, contrairement à d’autres compositrices, également douées?

Famille

Le 21 janvier 1858, une petite Mélanie-Hélène naît au foyer de Pierre-François Bonis (Gentilly 1826-Sarcelles 1900) et de son épouse Marie Anne Clémence Mangin (Paris 1836-1918). Deux autres petites filles la suivront, Eugénie-Caroline en 1860 et Clémence-Louise en 1862, mais la benjamine décède à l’âge de 2 ans, laissant Mélanie désespérée. La famille occupe un appartement 24, rue Rambuteau, proche du centre de Paris. Elle déménage par la suite dans un plus grand appartement situé non loin, 18, rue Montmartre. 

L'école belge de violon (I) : aux racines d'une école musicale

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Crescendo-Magazine reprend un dossier consacré à l'école belge de violon publié en avril 2002 sous la plume de Michele Isaac.

Définir un mouvement, une mode ou encore une tendance musicale demeure une entreprise délicate car elle implique le choix d’une appellation qui se veut intègre tout en rassemblant des paramètres d’origines diverses. Par conséquent, le choix s’avère d’autant plus difficile lorsque l’on doit brandir le terme “Ecole” puisque celui-ci suppose, outre sa fonction pédagogique, une filiation précise, continue, qui perdure à travers des générations, de professeurs à élèves. 

D’autre part, lorsque l’on désigne une “Ecole”, on doit trouver ses sources, ses origines. En d’autres termes, ses racines profondes sans lesquelles la filiation n’aurait pas de logique. La tâche n’est pas aisée quand il s’agit du cas de “l’Ecole belge de violon” 

Du père-fondateur présumé au terroir liégeois 

Habituellement on cite Charles [Auguste] de Bériot (Louvain 1802-Bruxelles 1870), comme l’unique fondateur de cette école nationale du violon. Modèle parfait de l’École parisienne, alors défendue par Baillot, Kreutzer et Rode, de Bériot parvient à mettre à profit toute la tradition violonistique française de la fin du XVIIIe et du début XIXe siècles initialement lancée par Viotti. De plus, le musicien a pu amalgamer les trouvailles techniques récentes de Niccolo Paganini dont la gloire internationale se situe entre 1828 et 1838. Par conséquent, le jeu de Bériot se définit comme gracieux, élégant, charmeur, léger. Maniant l’archet avec une aisance déconcertante, cette pratique fera autorité jusqu’en 1840. 

Cette date marque précisément un changement fondamental dans la pratique du violon. À partir de cette époque, Henri Vieuxtemps (Verviers 1820-Mustapha, près d’Alger 1881) fait  entendre à Saint-Pétersbourg son Premier Concerto pour violon opus 10. Chamboulant les habitudes d’écoute, le Verviétois impressionne par sa puissance, sa largeur de style et son extraordinaire intensité. D’où lui vient cette maîtrise, cette assurance? Quelle détermination a pu décider ce tout jeune musicien de vingt ans à bouleverser les traditions violonistiques?