Zemlinsky foncièrement autobiographique 

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(1871-1942) : Der Zwerg. Tobias Kratzer, mise scène ; Rainer Sellmaier, décors et costumes ; Stefan Woinke, lumières. Donna Clara,  Elena Tsallagova ; Ghita, Emily Magee ; Der Zwerg (chanteur), David Butt Philip ; Der Zwerg (acteur), Mick Morris Mehnert ; Don Estoban, Philipp Jekal ; Erste Zofe, Flurina Stucki ; Zweite Zofe, Amber Fasquelle ; Dritte Zofe, Maiju Vaahtoluoto ; Das erste Mädchen, So Young Park ; Das zweite Mädchen, Kristina Häger. Berlin Deutsche Opera Chorus, Jeremy Bines. Berlin Deutsche Opera Orchestra, Donald Runnicles. Format image : NTSC 16:9. Format son : PCM Stereo / DTS 5.1. Chanté en allemand. Sous titres en : allemand, anglais, français, japonais et coréen. 95mn. DVD : zone 0. 1 DVD Naxos : 2.110657

Ballet de la Nuit aux Champs-Élysées

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La Fronde vaincue, au printemps 1653, Mazarin fait donner un divertissement royal fastueux afin de glorifier l’accession au pouvoir du jeune Louis XIV âgé de quinze ans. Un événement qui marquera les esprits du temps et la postérité. Confié à l’élégant poète Isaac de Benserade, le livret du Ballet de la Nuit, en quatre « Veilles », quarante-cinq  Entrées (courts ballets où le roi danse à quatre reprises aux côtés des princes, chorégraphes et musiciens), tente de dire l’univers dans sa complexité à travers épisodes mythologiques, chevaleresques, populaires. Tous les genres sont convoqués, depuis les ballets jusqu’aux épisodes grotesques, apparitions de monstres, sorcières, pastorales, tempêtes, le tout devant les perspectives monumentales dessinées par Torelli. Ces décors, le texte intégral, les costumes nous sont connus. De la partition composite due à Cambefort, Boësset, Lambert et quelques autres dont Lully peut-être, il reste la partie de premier violon et la musique vocale.

A partir de là, le chef d’orchestre Sébastien Daucé et la chorégraphe metteur en scène Francesca Lattuada ont sélectionné certains éléments pour élaborer un spectacle en quatre parties. La moitié en est empruntée à deux opéras -L’Orfeo de Luigi Rossi (1647) importé d’Italie six années plus tôt et Ercole amante (Hercule amoureux) de Cavalli qui célébrera le couronnement dix ans plus tard. Ce recyclage n’est guère vraisemblable car il coïncide avec le rejet de l’influence italienne que seul Lully parviendra à acclimater au goût  français. Par ailleurs, le contraste stylistique France-Italie est souligné par l’orchestration du reste de l’œuvre, assez timide (beaucoup d’unisson chez les cordes notamment) et linéaire.

Schumann par Nino Gvetadze

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Robert Schumann (1810-1856) : "Einsam"Arabeske op. 18 - Kinderszenen op. 15 - Kreisleriana op. 16 - Waldszenen op. 18 nr. 7 (Vogel als Prophet) - 3 Romanzen op. 28 nr. 2 (Einfach). Nino Gvetadze,  2020, livret en anglais, 67' . Challenge Classics CC2855

La poésie de Schumann 1840 ciselée par le baryton Samuel Hasselhorn

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Robert SCHUMANN (1810-1856) : « Stille LIebe ». Tragödie, op. 64 n° 3 ; Belsatzar, op. 57 ; Zwölf Gedichte von Justinus Kerner, op. 35 ; Die Löwenbraut, op. 31 n° 1 ; Die beiden Grenadiere, op. 49 n° 1 ; Die feindlichen Brüder, op. 49 n°2 ; Fünf Lieder, op. 40. Samuel Hasselhorn, baryton ; Joseph Middleton, piano. 2019. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes des Lieder avec traduction anglaise. 64.23. Harmonia Mundi HMN 916114.

Cure de jouvence pour Beethoven

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Après Le Havre et la Philharmonie de Paris, Les Dissonances s’installent à Dijon. C’est pour de vieilles connaissances, un peu perdues de vue, que l’on se rend ce soir au concert. Année Beethoven oblige, l’orchestre retrouve ces œuvres qui ont accompagné leur envol comme leur épanouissement : le concerto pour violon, que David Grimal enregistrait avec sa formation il y a dix ans déjà, et la quatrième symphonie, injustement écrasée entre l’Eroica et la Cinquième. Parfaitement contemporaines, écrites en 1806, pour un orchestre semblable, les deux œuvres s’accordent idéalement.

Leur lecture, affinée par les trois concerts consécutifs, ravit par sa radicalité. Mûrie, décantée, chacune semble body-buildée, fondée sur une intense vie rythmique, les couleurs et les transparences, sans jamais tomber dans un quelconque motorisme.

Weber nous invite au rêve par la clarinette de Jörg Widmann

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Carl Maria von WEBER (1786-1826) : Concertino en mi bémol majeur op. 26 ; Der Freyschütz, op. 77 : Ouverture ; Grand Duo concertant en mi bémol majeur op. 48 ; Quintette avec clarinette en si bémol majeur op. 34, version pour orchestre de chambre. Jörg Widmann, clarinette et direction ; Denis Kozukhin, piano ; Irish Chamber Orchestra. 2016-2019. Livret en allemand, en anglais et en français. 69.26. Alpha 637.

Crésus de Keiser ouvre la saison au Théâtre de l’Athénée

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Le Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvé, réputé pour sa programmation audacieuse et parfois underground, ouvre sa saison avec un opéra baroque très peu connue en France : Crésus de Reinhard Keiser. Cette première française en version scénique est sur la scène depuis le 30 septembre jusqu’au 10 octobre, alors que l’Opéra de Paris (le Palais Garnier est situé à deux pas de l’Athénée) est fermé aux spectacles lyriques jusqu’à la fin de l’année et les autres salles parisiennes n’ont pas encore représenté d’opéra, Le Bourgeois Gentilhomme à l’Opéra-Comique, dont la première devait avoir lieu le 28 septembre, ayant été annulé pour un cas de la COVID-19 dans l’équipe artistique.

La première version de Crésus fut donnée durant le carnaval de 1711 au fameux « marché aux oies » à Hambourg, construit en 1678 à destination du public payant. L’œuvre connaît une autre version en 1730. La présente version, montée par l’Arcal (compagnie nationale de théâtre lyrique et musical) et coproduite par l’Athénée, le Centre des Bords de Marne et le Théâtre du Minotaure de Bézier propose une nouvelle édition établie par Johannes Pramsohler est une nouvelle édition à partir du manuscrit original de celle seconde version, proposée par Johannes Pramsohler, directeur artistique de l’Ensemble Diderot. Le sujet traite le parcours du roi de Lydie (actuelle Turquie), immensément riche grâce au fleuve Pactole qui regorge de l’or, sa gloire, sa fortune, ses amours, ses conflits intérieur et extérieur (la guerre avec Cyrus, roi de Perse), sa chute et sa vie graciée.