Les secrètes Leçons de Ténèbres de Michel Lambert

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Michel LAMBERT (1610-1696) : Leçons de Ténèbres. Etienne RICHARD (1621-1669) : Allemande en sol mineur. Louis COUPERIN (c. 1626-1661) : Deux Psaumes en fa majeur ; Simphonie en sol mineur. Monique Zanetti, soprano ; Ensemble Les Temps Présents. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes des Leçons en latin, avec traductions anglaise et française. 58.30. Aeolus AE-10113.

Barbara Hannigan, cheffe d’orchestre pour The Rake’s Progress de Stravinsky

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Igor STRAVINSKY : The Rake’s Progress, opéra en trois actes. Wiliam Morgan, Aphrodite Patoulidou, John Taylor Ward, Kate Howden, Erik Rosenius, Ziad Nehme. Ensemble vocal du Symphonique de Göteborg. Orchestre Symphonique de Göteborg, direction Barbara Hannigan. Taking Risks, un documentaire de Maria Stodtmeier. 2020. Livret en anglais en allemand et en français. Pas de texte de l’opéra. 149.50 (opéra) ; 58.13 (documentaire). Accentus ACC20420 (2 DVD).

Halina Czerny-Stefanska et l’amour de Chopin

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Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Andante spianato et Grande Polonaise Op 22 (deux versions, pour piano seul, et avec orchestre) ; Polonaises op. 26 n° 1 et n° 2 ; Polonaise op. 40 n° 1 « Militaire » et n° 2 ; Polonaise op. 44 ; Polonaise op. 53 « Héroïque » ; Polonaises op. 71 n° 1 et n° 2. Mazurkas n° 2 op. 6 n° 2, n° 13 op. 17 n° 4, n° 23 op. 33 n° 2, n° 41 op. 63 n° 3, n° 47 op. 67 n° 4 et n° 49 op. 68, n° 2. Préludes op. 28. Valse op. 18 « Grande Valse brillante ». Fantaisie Impromptu op. 66. Ballades n° 1 op. 23 et n° 4 op. 52. Nocturne op. 48 n° 1. Concerto pour piano et orchestre n° 1 op. 11 (deux versions). Halina Czerny-Stefanska, piano. Orchestre Philharmonique tchèque, direction Vaclav Smetacek ; Orchestre National de la Philharmonie de Varsovie, direction : Witold Rowicki. 2020. Livret en allemand et en anglais. 254.15. Un coffret Profil Hänssler PH20017 de 4 CD.

Ivan Boumans, compositeur

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Ivan Boumans - The White Chair Session

Ivan Boumans, lauréat du Prix du Compositeur des International Classical Music Awards 2020, est un musicien très polyvalent. Outre la composition, il est également professeur et chef d'orchestre. Sa toute dernière œuvre orchestrale, Organic Beat, devait être présentée en première au gala des ICMA 2020 à Séville. Après l'annulation de cet événement, le conseil d'administration du jury (dont Crescendo Magazine est membre) a décidé postposer cette première audition. La nouvelle partition d'Ivan Boumans sera créée en 2021, lors du prochain gala, avec l'Orchestre Symphonique du Liechtenstein. Guy Engels (Radio 100,7, Luxembourg), membre du jury, a pu s’entretenir avec le lauréat.

Quand avez-vous commencé à vous intéresser sérieusement à la musique ?

J'ai grandi dans un petit village espagnol où il ne se passait pas grand-chose jusqu'au jour où est née l'idée de créer un orchestre d'instruments à vent. Mes parents ont pensé que ce serait une bonne occasion pour leur fils de faire quelque chose de significatif pendant son temps libre. Au début, je n'aimais pas ça, mais j'avais une certaine aisance et une perception musicale rapide. Le véritable intérêt -la passion- n'est apparu qu'en 1998, quand j'ai déménagé au Luxembourg et que je m’y suis inscrit au conservatoire.

Franz Berwald, un symphoniste singulier

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La Finlande a Sibelius, la Norvège, Grieg, le Danemark, Nielsen. Et la Suède, le plus important et le plus central des pays nordiques ? Elle a Franz Berwald (1796-1868), qui les précède tous mais qui, amèrement méconnu de son vivant, n'a pris la place qui lui revient qu'en notre siècle, un siècle qu'il annonce souvent dans sa musique.

Certes, la Suède a produit de nombreux autres compositeurs de talent, et parmi les contemporains de Sibelius et de Nielsen, on citera au moins Wilhelm Stenhammar, qui fut leur ami et interprète, et dont l'ensemble des six Quatuors est le plus important de toute la musique nordique. Mais aucun n'atteint à la saisissante originalité de Berwald. 

Nommer Singulière la plus belle de ses Symphonies, certes l'occasion était trop belle pour priver cet hommage d'un si beau titre ! Mais le personnage mérite au moins autant cette épithète. 

Né le 23 juillet 1796 à Stockholm d'une famille de musiciens d'ascendance allemande, il est donc de quelques mois l'aîné de Schubert. Disparu le 3 avril 1868, il a précédé de moins d'un an Berlioz dans la tombe. Or, ses meilleures oeuvres semblent appartenir à une époque bien plus proche de la nôtre, et furent d'ailleurs pour la plupart jouées après sa mort, souvent au vingtième siècle seulement. A la fin de sa vie, Liszt, le soutien de toutes les avant-gardes, comme on le sait, lui rendait un vibrant hommage, tout en lui prédisant qu'il ne serait pas reconnu de son vivant... 

Dossier Faust (IV) : Faust par Schumann, le triomphe de l'Amour

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Poète autant que musicien, Robert Schumann fut le premier compositeur à s'attacher au Faust II qui occupe les trois quarts de la partition de son grand Faust dont il garda mot pour mot le texte, le mot qui, chez ce génie du lied, prend toute sa résonance. A Franz Brendel, il écrit à propos de la scène finale qu'il composa en premier lieu : "Qu'apporterait la musique à une œuvre lyrique aussi achevée ? Mais depuis que je connaissais cette scène, je sentais que la musique précisément pourrait en amplifier l'effet". Aussi Schumann s'écartera-t-il des formes musicales conventionnelles et préférera mouler la musique au poème pour mieux éclairer la magie kaléidoscopique du mot dont il a retenu les scènes de l'Amour et la Rédemption par l'Amour : "Le Jardin de Marthe", "Une bastille", "Cathédrale" pour le Faust I, "Paysage agréable" (acte I, scène 1), "Minuit" (acte V scène 4), "Grand péristyle du Palais" (acte V scène 5), "Ravins dans la montagne" (acte V scène 7) pour le Faust II.