Pignolet de Montéclair et son opéra Jephté, un passionnant inédit  

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Michel PiGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Jephté, tragédie en un prologue et cinq actes. Tassis Christoyannis, Chantal Santon Jeffery, Judith van Wanroij, Thomas Dolié, Zachary Wilder, Katia Velletaz, Adriana Kalafszky, Clément Debieuvre, David Witczak ; Purcell Choir, Orfeo Orchestra, direction György Vashegyi. 2020. Livret en anglais, en français et en allemand. Texte complet en français, avec traduction en anglais. 142.38. Glossa GCD 924008 (un album de deux CD).

Barbara Hannigan sublime Gérard Grisey 

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La Passionne. Luigi Nono (1924-1990) : Djamila Boupacha pour soprano solo ; Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie n°49 en fa mineur, Hob:I:49 “La Passione” ; Gérard Grisey (1946-1988) : Quatre chants pour franchir le seuil. Barbara Hannigan, soprano et direction ; Ludwig Orchestra. 2019-Livret en français, anglais et allemand. 72’43. Alpha 586 

Des motets napolitains pour un superbe premier récital  de la contralto Anthea Pichanick

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Motets napolitains. Leonardo LEO (1694-1744) : Turbido caelo mare furentes. Nicola PORPORA (1686-1768) : Regina Caeli. Alessandro SCARLATTI (1660-1725) : Totus amore languens ; De tenebroso lacu. Anthea Pichanick, contralto ; Les Accents, direction Thibault Noally. 2020. Livret en français et en anglais. Textes reproduits avec traduction en français et en anglais. 66.03. La Musica LMU 019.

Les Chorégraphes de Diaghilev (3) : Serge Lifar

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Sans doute faudra-t-il attendre un certain nombre d'années pour que, les passions s'étant calmées et certaines personnes ayant disparu du devant de la scène, on puisse sereinement considérer le travail de Serge Lifar, non seulement à l'Opéra de Paris où il régna pendant près de trente ans, mais dans le monde du spectacle.

Aujourd'hui, huit ans après sa mort (désormais 34 ans car cet article a été rédigé en 1994), nous devons nous en tenir à un certain nombre d'évidences. D'abord, c'est grâce à Serge Lifar que l'image de Serge de Diaghilev est demeurée si présente dans la mémoire de notre temps. Son goût et son sens inné de collectionneur lui ont permis d'être non seulement le témoin -le dernier, le plus jeune- d'une épopée qui a bouleversé la sensibilité européenne et l'esthétique du spectacle durant près de vingt ans -de 1909 à 1929- mais encore d'être à même de le prouver, par son travail, ses livres et ses conférences, grâce à tout ce qu'il avait amassé comme souvenirs. 

Les chorégraphes de Diaghilev (2): Georges Balanchine

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"J'ai voulu devenir français, mais les Français ne m'ont pas accepté. J'ai voulu devenir danois et ce fut le même refus. Je n'ai pas eu plus de chance avec l'Angleterre. On voulait bien que je m'établisse dans un pays, mais impossible d'en obtenir le passeport !

Heureusement l'Amérique est venue à moi, sous les traits de Lincoln Kirstein qui m'a proposé de fonder une compagnie de ballet aux Etats-unis. J'ai refusé ... à mon tour. Je voulais d'abord fonder une école. Et Kirstein m'a aidé, avec le financier Edward M.M. Warburg et Vladimir Dimitriev, à créer la School of American Ballet, d'où sont sortis l'American Ballet puis le Ballet Caravan, le Ballet Society et enfin le New York City Ballet".  

Cette dernière compagnie, qui heureusement survit à son fondateur, a pris ce nom du Théâtre du City Center qui, le 11 octobre 1946, devient sa résidence officielle. Le théâtre n'était pas grand, malgré ses trois mille places. La scène, les locaux de répétition surtout et les loges étaient mal adaptés aux exigences d'un homme qui avait été formé à l'école du Théâtre Mariinsky, là où Pavlova, Preobrajenska et Nijinsky (pour ne citer qu'eux) ont appris la grande leçon du style.