Baiba Skride et Andris Nelsons en concert à Leipzig

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Dmitri SHOSTAKOVITCH (1906-1975) : Concerto pour violon et orchestre n° 1 op. 77 ; Igor STRAVINSKY (1882-1971) : Elégie pour violon seul ; Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKY (1840-1893) : Symphonie n° 5 op. 64. Baiba Skride, violon ; Gewandhausorchester Leipzig, direction Andris Nelsons. 2019. Livret en allemand, anglais et français. 103.49. DVD Accentus ACC20478.

Hamlet : opulence sonore et rigueur visuelle

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Ambroise THOMAS (1811-1896) : Hamlet.  Stéphane Degout, Hamlet ; Sabine Devieilhe, Ophélie ; Laurent Alvaro, Claudius ; Sylvie Brunet-Grupposo, Gertrude ; Julien Behr, Laërte ; Jérôme Varnier, Le Spectre ; Kevin Amiel, Marcellus, Deuxième fossoyeur ; Yoann Dubruque, Horatio, Premier fossoyeur ; Nicolas Legoux, Polonius. Chœur Les éléments - Joël Suhubiette, dir. Chœur - Orchestre des Champs-Elysées - Louis Langrée, dir. - Cyril Teste, mise en scène - François Rousillon, image. 2019-171’-NTSC 16:9-AC32.0 and DTS5.1- DVD 9- chanté en français- sous titres en français, anglais, allemand, japonais, coréen, chinois. Capté en direct les 19 et 21 décembre 2018 à l’Opéra Comique.

A l’OSR, un cycle qui finit en beauté 

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Au cours de cette saison, l’Orchestre de la Suisse Romande a mis en perspective les créations de Benjamin Britten et de Dimitri Chostakovitch en un cycle de quatre concerts. Le dernier a eu lieu ce mercredi 5 février sous la direction de son chef titulaire, Jonathan Nott. Après avoir présenté, lors du premier, les Four Sea Interludes (les Quatre Interludes maritimes) op.33a extraits de Peter Grimes, il nous propose la Passacaglia op.33b qui sert d’intermède entre les deux tableaux de l’acte II, alors que les habitants du Borough battent du tambour pour marcher vers la cabane du pêcheur et lui faire payer la mort mystérieuse d’un premier apprenti. Sur un pizzicato des cordes graves, l’alto solo symbolise la prise de conscience de Grimes en un cantabile plaintif que lacèrent les bois, les cuivres puis la phalange des violons proférant les cris de la populace. Mais le tout se résorbera avec la réapparition de la viola dialoguant avec le célesta pour traduire la consternation face à la maison vide et la peur de l’abîme.

Un faisceau de détails savoureux : les Noces de Figaro à Nancy

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Avant même qu’elle ne soit représentée, ce qui a d’abord retenu l’attention sur cette production, c’est l’identité de son metteur en scène : James Gray. Avant tout cinéaste reconnu, récompensé immédiatement en 1994 pour son premier film, Little Odessa, salué en 2013 pour The Immigrant, et tout récemment pour Ad Astra avec Brad Pitt. A Nancy, après le Théâtre des Champs-Elysées et avant Luxembourg, il était bien loin, spatio-temporellement, de l’univers de science-fiction de ce dernier film, tout en s’étant lancé un grand défi « spatial » : mettre en scène un opéra, Les Noces de Figaro, une première expérience.

Pari gagnant ! Rien de conceptuel dans son approche. Aucune « révélation » de sous-jacences historico-socio-psychologico-politiques jusqu’à lui ignorées dans l’œuvre de Mozart. Il s’en tient aux mots du librettiste et aux notes du compositeur. Même pas de vidéo chez ce cinéaste ! Rien ne vient distraire notre adhésion immédiate aux péripéties d’une intrigue exaltée par des chants superbes. Il est vrai qu’en procédant ainsi, il nous laisse libres, sans les solliciter, sans les imposer, de nos conclusions quant aux façons de procéder des « puissants » de ce monde-là, qui, humainement hélas, sont encore trop souvent les nôtres, dans leurs abus sexuels et de pouvoir. 

Tableaux d'enfance

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Dimitri KABALEVSKI (1904-1987) : Cinq variations faciles op. 51 ; Trente pièces pour enfants ; Aram KHATCHATURIAN : Tableaux de l’enfance ; Dix pièces pour jeune pianiste. Tristan Pfaff, piano. 2019. Livret en français et en anglais. 71.41. Ad Vitam AV 191215.

Le concert 2020 des International Classical Music Awards

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La cérémonie de remise des prix et le concert de gala des dix ans des International Classical Music Awards se déroulera à Séville, le 30 avril à 20 heures, au Teatro de la Maestranza. Il proposera une affiche des plus riches et des plus variés de l’histoire des ICMA.

Accueilli par l'Orchestre Symphonique Royal de Séville et le chef d'orchestre américain John Axelrod, le concert mettra en vedette la pianiste Elisabeth Leonskaja, récipiendaire du Prix pour l'ensemble de sa carrière, la soprano Marina Rebeka, Artiste de l'année, les violoncellistes Erica Piccotti, Jeune Artiste de l'année et Philipp Schupelius, prix Découverte 2020. John Axelrod, lauréat d'un Prix spécial, dirigera son troisième gala des ICMA.

D'autres lauréats de différentes catégories de prix joueront et chanteront : le célèbre guitariste espagnol Pepe Romero, la flûtiste à bec Dorothee Oberlinger, les pianistes Can Çakmur, Kirill Gerstein et Cédric Tiberghien ainsi que le ténor İlker Arcaryürek. Enfin, le public pourra assister à la création mondiale d'une nouvelle œuvre du musicien luxembourgeois-espagnol Ivan Boumans, lauréat du prix du compositeur, Organic Beat !

Elsa Dreisig en voyage initiatique

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« Morgen ». Henri DUPARC (1848-1933) : L’Invitation au voyage ; Phidylé ; Sérénade florentine ; Aux étoiles ; Chanson triste ; Extase ; La Vie antérieure. Richard STRAUSS (1864-1949) : Vier letzte Lieder ; Malven ; Morgen. Serge RACHMANINOV (1873-1943) : Six Romances op. 38. Elsa Dreisig, soprano ; Jonathan Ware, piano. 2020. Livret en anglais, français et allemand. Textes en langue originale, avec traductions. 76.50. Erato 0190295319489.