Débuts au disque étincelants d’Adélaïde Ferrière

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“Contemporary”. Richard Rodney BENNETT (1936-2012): After Syrinx IIFranco DONATONI (1927-2000): OmarPhilippe HUREL (né en 1955): Loops II – Loops IVBruno MANTOVANI (né en 1974): Moi, jeu…Iannis XENAKIS (1922-2001): RebondsPsapphaAdélaïde Ferrière, percussion. 2020-CD:81'32"-Textes de présentation en français et anglais-Évidence EVCD067

Charpentier et Leclair au programme des éditions du CMBV 

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Le centre de Musique Baroque de Versailles poursuit son édition monumentale des oeuvres de Marc-Antoine Charpentier. Ce volume n°17, premier tome consacré aux musiques profanes, est dédié aux musiques pour les comédies de Molière. On y retrouve le Malade imaginaire, mais aussi toutes les collaborations commandées à Charpentier par la troupe de Molière : La Comtesse d’Escarbagnas, Le Mariage Forcé (dont les intermèdes musicaux remplacent ceux de Lully), Le Sicilien et l’ouverture du Dépit amoureux

Cette édition est réalisée sous la supervision de Catherine Cessac, directrice de recherche au CNRS et spécialiste reconnue de Charpentier. Le volume comprend, outre les partitions, une importante et passionnante introduction, les textes de Molière, des fac-similés des partitions, et des notes critiques. L’ensemble est disponible en français et en anglais.

Un baroque d’aujourd’hui ?

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Pygmalion de Jean-Philippe Rameau et L’Amour et Psyché de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, dirigés par Emmanuelle Haïm et mis en scène par Robyn Orlin.  

Choisir Robyn Orlin comme metteure en scène, c’était espérer qu’une contemporanéité interpellante se conjugue avec des œuvres absolument typiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le résultat escompté : un baroque d’aujourd’hui. 

Une attente d’abord plutôt déçue avec Pygmalion dont la lecture révèle vite une conformité à « l’air du temps ». On se souviendra que le sculpteur tombe éperdument amoureux de la statue qu’il a conçue, au détriment de sa relation avec son amie Céphise. Amour s’en mêle pour que tout finisse bien. Une bonne idée scénique est celle de la création de la statue par un empilement d’images arrêtées de corps, projeté sur une immense toile. Mais le reste est convenu, comme l’évocation du snobisme mondain d’une soirée de vernissage, ou faussement innovateur avec ce Pygmalion narcissique vite attiré par d’autres conquêtes possibles. D’autre part, la chorégraphie -que l’on attendait- ne se déploie guère, condamnant les protagonistes à quelques gestes ressassés. Il est vrai que cette œuvre, si belle dans sa partition -et à laquelle rendent justice solistes et orchestre- est difficile à mettre en scène. Sa seule action est : « la statue se met en mouvement ».

Fernand de La Tombelle, portrait d’un gentilhomme-musicien

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Fernand de La Tombelle (1854-1928) : Musique de chambre, chorale et symphonique. Yann BEURON, ténor ; Jeff COHEN, piano ; Hannes NINNAAR, piano ; Pascal AMOYEL, piano ; Emmanuelle BERTRAND, violoncelle ; François SALQUE, violoncelle ; Hermine HORIOT, violoncelle ; Adrien BELLOM, violoncelle ; I GIARDINI ;  François SAINT-YVES, orgue ; Nabila CHJAI, harpe ; BRUSSELS PHILHARMONIC ; FLEMISH RADIO CHOIR, Hervé NIQUET. 2017-2019 - Livret et textes en français et anglais -  textes chantés en français et latin  - 3CD  BRU ZANE Portraits Volume 5. 

Un Beethoven dévitalisé !

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Ludwig van BEETHOVEN : Concerto pour violon et orchestre op. 61 ; Romances pour violon et orchestre n° 1 op. 40 et n° 2 op. 50. Lena Neudauer, violon ; Cappella Aquileia, direction Marcus Bosch. 2019. Livret en allemand et en anglais. 56.26. CPO 777 559-2.

Fabio Biondi rend hommage à Vivaldi et à ses élèves orphelines

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Antonio VIVALDI (1678-1741) : Concerti per La Pietà : Concerto per due violini, RV 513 ; Concerto per violino « per la Signora Chiara », RV 222 ; Concerto per violino, organo e violoncello, RV 554a ; Concerto per viola d’amore, liuto ed archi, RV 540 ; Concerto per archi ripieno, RV 152 ; Concerto per violino « per Anna Maria », RV 349. Europa Galante, Fabio Biondi, violon solo et direction. 2020. Livret en anglais, en français et en allemand. 71.04. Glossa GCD 923414.

Stéphanie D'Oustrac enflamme le Liceu avec La Clemenza di Tito 

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L’avant-dernier opéra de Mozart, fruit d'une commande pour fêter le couronnement de Léopold II de Habsbourg-Lorraine, frère de Marie-Antoinette et éphémère empereur d'Autriche, fut écrit pratiquement en même temps que la Zauberflöte, pendant les derniers mois de vie du compositeur. Pressé par le temps, Mozart chargea son élève Süßmayr d'écrire une grande partie des récitatifs. Ouvrage à peine joué pendant le XIXe siècle, il ne fut présenté à Barcelone qu'en 1963, partageant le sort ingrat d'ouvrages aussi intenses que Così fan tutte ou Idomeneo. Si La Clemenza n'a pas la densité dramatique de la trilogie Da Ponte, elle n'est pas pour autant moins transcendante, aussi bien dans sa dramaturgie musicale que par l'ineffable beauté d'un grand nombre d'airs. Dont ceux avec instrument « obbligato », un genre pour lequel Mozart laissa des œuvres majeures comme « Ch'io mi scordi di te », pour la reprise d’Idomeneo avec piano soliste qu'il joua lui-même plusieurs fois. Ici, le « Parto, parto » de Sesto avec clarinette et le « Non più di fiore » de Vitellia avec le « corno di bassetto » sont des moments-clé de l'œuvre. 

Le livret de Caterino Mazzolà est un remaniement de Metastasio, lui-même inspiré des Bérénice de Corneille et Racine. Le sujet, au départ quelque peu pamphlétaire au bénéfice de la monarchie des Habsbourg pendant les convulsions de la période révolutionnaire, n'est pas moins l'objet de réflexions philosophiques sur le pardon et la rédemption, thèmes biens chers à la franc-maçonnerie. Et certainement empreint aussi de « cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la Tragédie », dont parlait Racine.

Mariss Jansons et la musique sacrée de Beethoven

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Messe en ut majeur, Op. 86Leonore, Ouverture n°3. Symphonieorchester und chor des Bayerischen Rundfunks, Mariss Jansons, direction – Genia Kühmeier, soprano – Gerhild Romberger, alto – Maximilian Schmitt, tenor – Luca Pisaroni, basse. 2018-DDD-60’20-Textes de présentation en anglais et allemand-Br Klassik-900170