Tcha Limberger et le Tatavla trio dans un concert interactif à Bozar

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Ce samedi 27 avril, on retrouvait à Bozar Tcha Limberger et ses musiciens pour un concert interactif dans le cadre de Balkan Trafik -un concert 100% Grec ! Le concert était destiné à des enfants à partir de 6 ans, mais pas que... Outre les familles, des adultes sans enfants était également venus profiter de ce voyage musical.

Le concert a débuté avec une introduction par une animatrice de “Jeugd en Muziek Brussel”. Elle nous a appris des petites chansons en grec, des rythmes et une danse. Les rythmes grecques irréguliers ne sont pas toujours évidents pour les enfants mais, heureusement, certains parents très enthousiastes chantaient à pleine voix. Il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la salle, ce qui n’aidait pas pour la dynamique de groupe. Mais l’atmosphère était conviviale et détendue, le public étant là avant tout pour s’amuser et partager un bon moment.

Vincent d’Indy, symphonie italienne

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Les éditions Symétrie de Lyon, dans le cadre de leur série sur la musique pour orchestre de compositeurs romantiques français, proposent le matériel d’orchestre, le conducteur d’étude et de direction de la Symphonie n°1 en la majeur “Italienne” de Vincent d’Indy.

Restée longtemps inédite, elle est un jalon dans l’oeuvre d’un jeune compositeur qui se cherchait une voie entre l’ambition d’une carrière militaire et le métier de la musique. Un voyage en Italie, récompense à une réussite au baccalauréat, lui ouvrit d’autres perspectives qu’une vie sabre au clair ! Cette symphonie fut également la première de ses oeuvres orchestrales jouées sur scène par l’Orchestre Pasdeloup. Le succès fut au rendez-vous et le jeune homme reçut les félicitations de ses aînés Georges Bizet et Jules Massenet. Mais allant de l’avant, le compositeur la délaissa cette pour se consacrer à une autre oeuvre symphonique ambitieuse : Wallenstein.

John Williams, plein des oreilles

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John Williams (né en 1932) : Celebrating John Williams. Musiques de films extraites de : Close Encounters, Jaws, Happy Potter, Schindler’s List, E.T the Extra-Terrestrial, Hook, Jurassic Park, Indiana Jones, Memoirs of a Geisha, Star Wars, Olympic Fanfare and Theme, Superman March. Los Angeles Philharmonic, Gustavo Dudamel. Enregistré en concert en janvier 2019. 49’11 et 46’18. Livret en anglais. 2 CD DGG. Référence 483 6647.

Eva Gevorgyan, Discovery Award des ICMA 2019

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La jeune pianiste russe Eva Gevorgyan a déjà joué sur de nombreuses scènes prestigieuses. Étudiante à l'École centrale de musique de Moscou et boursière de l'Académie internationale de musique du Liechtenstein, elle a remporté de nombreux prix ainsi que le Discovery Award 2019 des International Classical Music Awards (ICMA). Evgenia Krivitskaya, du magazine russe Musical Life, a réalisé cet entretien avec la brillante jeune musicienne. 

Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez reçu la nouvelle du prix ICMA?

De la joie et du bonheur ! Se produire sur scène aux côtés de l'Orchestre Symphonique de Lucerne est un grand événement pour tout musicien. Cette récompense sera certainement une impulsion pour mon développement ultérieur. C’est un grand honneur de participer à une cérémonie aussi importante dans le monde de la musique classique, aux côtés de musiciens de renommée mondiale.

Cette année, vous fêtez vos 15 ans et vous avez déjà remporté des prix dans une quarantaine de concours de piano. Vous participez donc à des compétitions quatre ou cinq fois par an. N'est-ce pas difficile?

Les concours sont très importants dans la vie de musicien car c’est l’occasion de se présenter devant un large public. Chaque compétition est pour moi une nouvelle expérience et l’opportunité d'obtenir de nouveaux engagements. Après les concours, je suis souvent invitée à des festivals et concerts, et c’est important pour moi. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles je poursuis mon marathon de compétitions.

Albert Roussel, le coffret aux trésors

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Albert Roussel Edition. Albert Roussel (1869-1937). Colette Alliot-Lugaz, Claire Croiza, Nicolai Gadda, Marilyn Horne, Mady Mesplé, Nathalie Stutzmann, José van Dam, Jean Doyen, Lily Laskine, Quatuor Via Nova, André Cluytens, Charles Dutoit, Jean Martinon, Charles Munch, Michel Plasson, Albert Roussel. Enregistré entre 1928 et 1987. Livret en français, allemand et anglais. 1 coffret de 11 CD Erato. Référence : 0190295489168.

Les 150 ans de la naissance d’Albert Roussel sont passés complètement inaperçus, noyés entre les célébrations de l’année Berlioz et les préparations de l’année Beethoven 2020. Il faut dire que faute d’être jouées et programmées, ses oeuvres sont en passe de tomber dans un oubli scandaleux tant l’art de ce compositeur est savant et raffiné alors que sa place dans l’histoire de la musique française est considérable !

Mahler et Bruckner par Haitink

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Gustav Mahler (1860-1911) : Les symphonies - Das Lied von der Erde - Das Klagende Lied - Lieder Eines Fahrenden Gesellen - Kindertotenlieder - Extraits de Knaben Wunderhorn. Solistes, choeurs, Royal Concertgebouw Orchestra, Bernard Haitink. 1962-1975-Notice en anglais, allemand et français. 1 coffret de 12CD et 1 Blu-ray audio. Référence 483 4643. Anton Bruckner (1824-1896) : Les symphonies - Te Deum. Solistes, choeur. Royal Concertgebouw Orchestra, Bernard Haitink. 1964-972. Notice en anglais, allemand et français. 1 coffret de 10 CD et 2 Blu-Ray Audio. Référence 483 4660.

Alors que le Maestro Bernard Haitink célèbre ses 90 ans, Universal Music réédite, en coffrets de luxe remarsterisés et complétés de deux Blu-ray audio, ses intégrales fondatrices de Mahler et Bruckner enregistrées au pupitre du Concertgebouw d’Amsterdam entre 1962 et 1975 pour Philips.  

Dans les deux cas, ces intégrales sont des piliers de la discographie et cela à plusieurs niveaux historiques, éditoriaux et interprétatifs ! Historiquement, ces gravures restent des pionnières car le chef couvrait toutes les symphonies dans leur intégralité, refusant le côté sélectif des grands anciens comme Willem Mengelberg ou Wilhelm Fürtwangler. Au niveau des symphonies de Mahler, cette intégrale est contemporaine de celles de Leonard Bernstein (CBS), Georg Sollti (Decca) et Rafael Kubelik (DGG), mais tous ces chefs étaient de la génération précédente de celle d’Haitink qui s’imposait alors comme le plus jeune intégraliste mahlérien de son temps. Quant à Bruckner, elle fut menée en même temps que celle d’Eugen Jochum pour DGG, là aussi le saut de génération était important !

Un drone satanique : Der Freischütz à Strasbourg

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Une première sans doute à l’opéra : un drone y a un rôle à jouer. Et cela dans « Der Freischütz », un opéra romantique allemand créé en 1821 !

De quoi s’agit-il ? C’est l’histoire de Max, un jeune homme qui, s’il ne remporte pas un concours de tir, risque à la fois de perdre une promotion enviable – devenir le garde-chasse du Prince – et la main d’Agathe, la fille du garde-chasse en place, qui « fait valoir ses droits à la retraite ». Inquiétude : lors d’un concours préparatoire, le pauvre Max a eu la main tremblante et s’est même fait battre par un simple paysan. Mais voilà que surgit son ami Kaspar, un forestier, aux abois : il a vendu son âme au diabolique Samiel. Une solution pour lui, trouver un « remplaçant ». Ce sera Max. Dans la terrible Gorge-au-Loup, Kaspar lui prépare sept balles magiques. Ce que Max ignore, c’est que la septième sera guidée par Samiel. Il l’emploie pour tirer sur une colombe, Agathe s’écroule… Morte ? Miraculeusement non. Un moine survenant fort à propos a détourné le projectile, qui a abattu Kaspar. Tout est bien qui finit bien ? Presque. Le Prince accorde Agathe à Max, mais avec un sursis d’un an.

Voilà qui justifie – avec les développements de sa partition évidemment - que l’on considère cet opéra de von Weber comme l’un des premiers opéras romantiques allemands.