Mitsuko Uchida et le Mahler Chamber Orchestra : une collaboration idéale

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En pleine tournée à travers l’Europe et les Etats-Unis (tournée qui se clôturera le 29 mars prochain au Carnegie Hall), Mitsuko Uchida et le Mahler Chamber Orchestra se produisaient ce jeudi 31 janvier dans la salle Henri Le Bœuf (BOZAR). Au programme : les 19e et 20e Concertos de Mozart, et 3 pièces issues de la Suite Lyrique de Berg.

La pianiste japonaise, qui est actuellement l’une des plus grandes interprètes de la musique de Mozart, a déjà enregistré ses concertos à plusieurs reprises, notamment avec Jeffrey Tate et le English Chamber Orchestra, et plus récemment en dirigeant du piano le Cleveland Orchestra.

Berlioz, Sir Colin Davis et le LSO : un trio au sommet !

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Hector Berlioz (1803-1869) : Symphonie fantastique, Op. 14, H 48 – Roméo et Juliette, Op. 17, H 79 – La damnation de Faust, Op. 24, H 111 – Les Troyens, Op. 29, H 133 – Béatrice et Bénédict, Op. 27, H 138 – Harold en Italie, Op. 16, H 68 – Benvenuto Cellini, Op 23, H 76 – L’enfance du Christ, Op. 25, H 130 – Les francs-juges, Op 3, H 23, Ouverture – Te Deum, Op. 22, H 118 – Grande Messe des morts, Op. 5, H 75. Sir Colin Davis, direction – London Symphony Orchestra. 2019-DSD/SACD-Coffret de 16 CD-textes de présentation en anglais, allemand et français- LSO0827

Après Schumann, Chopin.

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Sonate pour n°2 en si bémol mineur, Op. 35 – Nocturne n°13 en do mineur, Op. 48 n°1 – Sonate pour piano n°3 en si mineur, Op. 58. Eugen Indjic, piano2018-DDD-54’33-Textes de présentation en anglais, français et polonais-Dux-1180

Les Troyens : Tcherniakov / Berlioz : 1 à 0

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Les Troyens, opéra en cinq actes, relate la prise de Troie, l’arrivée des vaincus à Carthage et les amours de Didon et Énée. Le rideau s’ouvre sur une famille de dictateurs, Beyrouth en cendres puis les pensionnaires d’un centre psychiatrique de réhabilitation ; tous unis par la démence, celle de Cassandre, Didon, Énée, leur suite… Une parabole de notre monde ? Peut-être. Mais dès lors les émotions sincères et délicates, les passions, la grandeur morale sont balayées par la dérision. Or c’est justement ce qu’il y a de plus beau, de plus bouleversant et d’unique dans la musique de Berlioz : un engagement total de lui-même, une vitalité exacerbée, une tendresse aussi. Qui culminent dans le duo O nuit d’ivresse et d’extase infinie succédant à une Chasse royale, orage et clair de lune des plus shakespeariens (Acte IV).

Bel hommage à Pierre Wissmer

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Pierre Wissmer (1915-1992) : Concerto pour violon n°2, Concertino pour trompette, Concertino-Croisière, Sonatine-Croisière pour flûte et harpe, Divertissement sur un choral. Eva Zavaro, violon ; Romain Leleu, trompette, Christel Raynaud, flûte, Anne Ricquebourg, harpe, Hungarian Symphony Orchestra, Alain Pâris. 2017-2018. Notice de présentation en : français et anglais. 77’54. 1 CD Claves. 50-1811.

Cet album nous rappelle le talent du compositeur Pierre Wissmer. Né en Suisse, ce dernier est monté à Paris où il a étudié avant de devenir une figure importante de la pédagogie à la fois en France et en Suisse. Son oeuvre est assez vaste avec rien moins que 9 symphonies, des musiques de scène, des concertos et de nombreuses pièces de musique de chambre.

L’Orchestre National de Lyon à Genève

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Au cours de chaque saison, l’Orchestre de la Suisse Romande cède deux ou trois soirées de sa programmation à d’autres grandes formations. Actuellement, lourdement affairé par la préparation de la Tétralogie qui doit rouvrir le Grand-Théâtre de Genève, il sollicite l’Orchestre National de Lyon qui, pour la circonstance, est dirigé par Eliahu Inbal.

Le programme débute par l’intervention du soliste, le grand pianiste brésilien Nelson Freire, qui est régulièrement invité à Genève où il compte de nombreux amis, dont Martha Argerich et Nelson Goerner, tous deux présents au concert. Cette fois-ci, il opte pour une œuvre complexe, mal-aimée du grand public, le Quatrième Concerto en sol mineur op.40 de Sergey Rakhmaninov. Profitant de la parfaite fusion des pupitres lyonnais, il attaque avec une rare énergie le premier thème fortement rythmé puis fluidifie le trait pour dialoguer avec le cor anglais en un cantabile élégiaque ; mais le développement a tendance à devenir touffu, en frisant la boursouflure. Par contre, le largo renoue avec une poésie intimiste, alors que le canevas feutré des cordes livre les bribes d’une chanson anglaise pour enfants, Three Blind Mice. En lignes arachnéennes à la Prokofiev, est dessiné un finale qui est empreint d’une exubérance tonifiante malgré les zones d’ombre inquiétantes qui s’amoncellent sur son parcours.

Pygmalion et L’Amour et Psyché dans une diversité culturelle multi-couleurs

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Pygmalion de Jean-Philippe Rameau, acte de ballet, associé à L’Amour et Psyché, 3e entrée des Fêtes de Paphos, ballet héroïque de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, pour un spectacle en coproduction Opéra de Dijon, Opéra de Lille, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg et Théâtre de Caen, est un choix soigneusement arrêté par Emmanuelle Haïm. Après avoir fait tour de plusieurs idées, comme l’Anacréon de Rameau, d’autres Pygmalion tel celui De La Barre, ou faire précéder Pygmalion d’une partie construite autour d’airs de cour du XVIIe siècle, elle a opté pour le thème de l’amour, narcissique ou jaloux, créatif ou destructif, exprimé dans ces deux pièces.

Paavo Järvi dirige Sibelius, l’intégrale définitive ?

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Jean Sibelius (1865-1957) : Intégrale des symphonies. Orchestre de Paris, Paavo Järvi. 2012-2016. Notice en français, anglais et allemand. 1 coffret de 3CD RCA. 19075924512.

Le titre de cette chronique est en effet provocateur ! La variété et l’immense qualité des intégrales des symphonies consacrées au géant finlandais font de Sibelius l’un des compositeurs les mieux servis au disque. Cependant, force est de constater que Paavo Järvi revisite complètement l’approche de ces symphonies.

Un Sacre du plus ?

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Igor Stravinsky (1882 – 1971) : Le Sacre du Printemps; L’Oiseau de Feu, suite 1945
Orchestre symphonique de la radio bavaroise, dir. Mariss Jansons
2018 DDD 64’44 Livret allemand et anglais CD BR Klassik 900168.

The Beggar’s Opera : magouille, sexe et drogue dans les cartons

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Créée en avril dernier au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, la nouvelle version du Beggar’s Opera par Ian Burton (dramaturgie) et Robert Carsen (mise en scène) remporte un immense succès partout où elle pose sa valise : Paris, Italie (Spoleto, Pise, Novara), Edinbourg, Luxembourg, Genève, Clermond-Ferrand, Athène, Angers, Saint-Brieuc, Dinan, Vanne, Saint-Nazaire, Le Mans, Roche-Sur-Yon, Laval, Nantes, Caen, Versailles… Après la production à Renne à laquelle nous avons assisté, la tournée continue à Quimper, à Reims, à Massy et à La Rochelle. Raison de cette réussite ? La modernisation des propos pour situer l’intrigue au XXIe siècle. Car l’univers des bas-fonds de Londres du début du XVIIIe siècle n’a guère changé trois siècles plus tard et se reproduit aujourd’hui dans n’importe quelle ville de n’importe quel pays…