Jean-Pierre Leguay par les Éditions Lemoine

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Les éditions Lemoine s’enrichissent de deux ouvrages de Jean-Pierre Leguay, compositeur et organiste français né en 1939. Premier Prix d’orgue et d’improvisation en 1966 et diplômé de composition en 1970, il fut l’organiste titulaire du grand orgue de Notre-Dame des Champs à Paris de 1961 à 1984 avant d’être co-titulaire des grandes orgues de la Cathédrale Notre Dame de Paris en 1985. Auteur de plus de 70 œuvres, Jean-Pierre Leguay écrit pour toutes formations confondues, de la pièce pour orgue au sextuor vocal.

Le très inquiétant Cas Jekyll de François Paris

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Le Cas Jekyll de François Paris est une magnifique surprise. Malgré un dispositif minimaliste, l’ouvrage s’écoute comme un terrifiant épisode de la 4ème dimension. L’absence de surtitres ne gêne en rien la compréhension de l’histoire, et on se tient rivé à son siège durant la petite heure de représentation.

Créé en novembre dernier à Saint-Quentin en Yvelines (et repris ici au Théâtre de Malakoff), Le Cas Jekyll est le deuxième opéra de François Paris. Le précédent ouvrage du compositeur, Maria Republica à l’Opéra d’Angers-Nantes, tentait un mariage probablement trop ambitieux entre le grand opéra et l’univers sulfureux de l’écrivain Agustin Gomez Arcos. De façon problématique, l’ouvrage hésitait entre chronique réaliste et érotisme fantastique.

Ouverture en quatuor

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Le festival de l’OPRL « Storytelling » s’est ouvert  dans la Salle académique de l’Université de Liège en petit comité avec la mezzo-soprano Albane Carrère et le quatuor à cordes Alfama. Au programme de ce concert de midi, 3 œuvres de musique de chambre au style varié : Il Tramonto de Respighi, l’Andante con moto du quatuor à cordes La jeune fille et la mort de Schubert (D.810, deuxième mouvement) et le cycle de lieder Envie de nostalgie – randonnée avec Schubert qui comporte des arrangements de lieder de Schubert et deux compositions personnelles du compositeur belge Jean-Luc Fafchamps.

Flagey Piano Days 2019

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Pour la sixième fois déjà, les Flagey Piano Days attirent vers le paquebot des Etangs d’Ixelles les amateurs de l’instrument-roi en permettant d’entendre aussi bien des vedettes confirmées que ceux et celles qui seront peut-être les stars de demain.

Même si la plupart des 18 concerts étalés exceptionnellement cette année sur 6 jours respectent à peu de choses près la durée d’une heure normalement prévue, il faudrait une belle endurance au plus ardent des pianophiles pour assister à tous.

Shostakovich et la musique de chambre

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Dmitri Shostakovich (1906-1975) : Trio avec piano n°1 Op. 8 – Quintette avec piano Op. 57 – Sonate pour violon et piano Op. 134 - Modérato pour violoncelle et piano – Sonate pour violoncelle et piano Op. 40 – Trio avec piano n°2 Op. 67 – Sonate pour alto et piano Op. 147. DSCH – Shostakovich Ensemble : Filipe Pinto-Ribeiro, piano – Corey Cerovsek, violon – Cerys Jones, violon – Isabel Charisius, alto – Adrian Brendel, violoncelle. 2018-DDD-CD1 71’56 CD2 78’45-Textes de présentation en anglais, français et espagnol-Paraty-718232

A Genève, une pianiste phénoménale, Beatrice Rana

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Au cours d’une saison, la série ’Les Grands Interprètes’,  organisée par l’Agence Caecilia, permet parfois de découvrir un jeune artiste dans la phase ascendante d'une prestigieuse carrière. Ce fut le cas le 6 février  au Victoria Hall de Genève avec une pianiste de vingt-six ans, Beatrice Rana, née à Copertino dans la province de Lecce. Au clavier dès l’âge de quatre ans, jouant avec orchestre le Concerto en fa mineur de Bach à neuf ans, elle devient élève de Benedetto Lupo au Conservatoire ‘Nino Rota’ de Monopoli et décroche, en juin 2013, la médaille d’argent et le prix du public au Concours Van Cliburn de Fort Worth au Texas. Et son récital à Genève révèle un talent hors du commun.

Les Voies de la Voix Acousmatique

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C’est à une soirée instructive que nous conviaient, ce 30 janvier au Senghor, Annette Vande Gorne et le Centre Musiques et Recherches, à l’occasion de la Semaine du Son.
Compositrice dont la renommée dépasse de loin nos frontières, Vande Gorne est également Professeur honoraire de composition électroacoustique du Conservatoire Royal de Mons/Arts2. Et donc une pédagogue chevronnée ! Il n’en fallait pas moins pour rassembler un auditoire attentif autour d’un programme d’œuvres de musique acousmatique, articulé autour du thème intemporel des rapports entre musique et texte. Au fil de ce concert-causerie, Vande Gorne nous a donné à entendre, et surtout à comprendre, comment les musiciens acousmatiques conçoivent ce tissage complexe et varié des mots et des sons.

Jodie Devos, colorature, Offenbach

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En marge de la sortie du CD Colorature, nous avons pu nous entretenir avec Jodie Devos, la soprano belge qui met le monde de la musique à ses pieds. 

Jodie Devos, avant de parler de votre actualité et du CD consacré à Offenbach, quels sont les trois événements marquants pour l’année 2018 ?

Cette année a été particulièrement riche mais je citerais tout d’abord l’enregistrement du CD Colorature qui est un grand souvenir. Cette session d’enregistrement fut intense et passionnante.

Ensuite je pense tout particulièrement au rôle de Susanna dans les Noces de Figaro mis en scène à Liège par Émilio Sagi et sous la direction de Christophe Rousset que j’apprécie tout particulièrement. Le rôle de Susanna ne présente pas les caractéristiques d’une voix colorature mais ce rôle me convient bien et je crois que j’aimerai le chanter tout au long de ma carrière. Enfin, je citerais mon rôle d’Arthur dans La Nonne Sanglante de Charles Gounod que j’ai eu l’occasion de chanter à l’Opéra Comique à Paris. C’était une résurrection pour cette œuvre qui n’avait plus été mise en scène en France depuis près d’un siècle. C’était très émouvant !

Jodie Devos fête Offenbach

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Jacques OFFENBACH (1819-1880) : Colorature. Extraits : Boule de Neige, Vert-Vert, Orphée aux Enfers, Un Mari à la Porte, Fantasio, Les Bavards, Mesdames de la Halle, Le Roi Carotte, Les Bergers, Fantasio, Les Contes D’Hoffmann, Robinson Crusoé, Boule de Neige, Boule de Neige,  Le Voyage dans la Lune. Jodie Devos, soprano, Adèle Charvet, mezzo-soprano.  Münchner Rundfunkorchester, Laurent Campellone, direction. 2018. 60’59’’, Livret de présentation en Français, en Anglais et en Allemand. 1 CD  ALPHA 437.

Editorial : Huawei égale Schubert ?

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Tombé en milieu de la semaine dernière, le communiqué de presse de la firme technologique chinoise Huawei a interpellé : l’intelligence artificielle d’un de ses nouveaux smartphones va “terminer” la symphonie n°8 “Inachevée” de Franz Schubert, laissée à l’état de deux mouvements par le compositeur ! Qu’un téléphone qui loge dans la poche “termine” cette partition mythique, c’est certes une performance technologique ! Qu’elle soit réalisable par un smartphone chinois, voilà qui affirme l’Empire du milieu comme un leader incontournable de la technologie et du Soft Power ! Si la nouvelle a fait le tour des grands médias et des sites technophiles, elle est restée peu commentée chez les professionnels de la musique et les mélomanes.

En effet, le combat homme/machine n’est pas neuf et on se souvient des “unes” hébétées quand l’ordinateur Deep Blue d’IBM battit le champion du monde d’échecs Garry Kasparov, en 1997. De plus, “terminer” la symphonie inachevée n’est pas une première. Depuis le début du XXe siècle, plusieurs tentatives ont été menées par des compositeurs, des musicologues ou des chefs d’orchestre. Parmi celles-ci, on relève le concours organisé en 1928 par la Columbia Gramophone Company et gagné par le très oublié Franck Merrick, ou le récent essai du brillant chef suisse Mario Venzago qui livre sa complétion au pupitre de son orchestre de chambre bâlois (Sony). D’autres musicologues ou compositeurs se sont penchés sur la partition, mais au final aucune de ces tentatives émérites ne s’est universellement imposée…!