Pour fêter Penderecki

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Pour fêter dignement le 85ème anniversaire de Krzysztof Penderecki (né le 23 novembre 1933), son épouse Elzbieta a eu l’idée de lui offrir un cadeau sortant résolument de l’ordinaire sous la forme d’un festival consacré exclusivement à sa musique et composé de 11 concerts tenus sur 8 jours et s’achevant précisément le 23 novembre, jour même de l’anniversaire du jubilaire.

Le prestige du compositeur et les dons d’organisatrice comme le carnet d’adresses de Mme Penderecka (sans même parler de l’amitié que portent au couple nombre de musiciens de premier plan) ont visiblement accompli des miracles, cette semaine varsovienne ayant réuni des interprètes invariablement de haute qualité, où l’on trouve des stars telle que la violoniste Anne-Sophie Mutter ou l’altiste Youri Bashmet, les chefs d’orchestre Leonard Slatkin et Christoph Eschenbach, d’autres éminents musiciens comme le flûtiste Patrick Gallois ou le clarinettiste Michel Lethiec, mais aussi bon nombre de jeunes interprètes polonais et étrangers fort prometteurs et dont il sera question plus loin.

Les nominations 2019 des International Classical Music Awards

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Les nominations des International Classical Music Award 2019 sont désormais connues.

Le Jury a nominé 319 parutions audios et vidéos (321 en 2017, 357 en 2018), issues de  107 labels différents (119 en 2017, 120 en 2018).

Pour être nominée, une production doit être proposée par au moins deux membres du jury. Avec 13 nominations, le label Alpha, par ailleurs label ICMA de l’année 2018, partage la première place avec Deutsche Grammophon.  Ils sont suivis par Accentus (12), Harmonia Mundi (12), et Audite (11).

Les finalistes seront connus le 10 décembre et les vainqueurs 2019 seront connus le 17 janvier 2019.

La cérémonie et le concert de gala se dérouleront le 10 mai 2019 au prestigieux KKL de Lucerne. L’Orchestre symphonique de Lucerne sera dirigé par Lawrence Foster.

Nominations ICMA 2019 par catégories

Nominations lCMA 2019 par labels

Pour quelques Marriner de plus

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Neville MARRINER (1924 – 2016) : The London Recordings 1990 – 1995 : Oeuvres de Purcell, Boyce, Mendelssohn, Adam, Massenet, Elgar, Dvořák, Tchaïkovski.  Academy of St Martin in The Fields, dir. Neville Marriner. 2018-DDD- Livret : allemand, anglais- 1  Coffret 14 CD Capriccio C7250

Festival L’Esprit du piano à Bordeaux

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Depuis 2010, le festival L’Esprit du Piano investit l’Opéra de Bordeaux (autre fois le Grand Théâtre, aujourd’hui l’Auditorium) pour faire vibrer les murs de la salle par de grands maître comme Aldo Ciccolini, Gregory Sokolov, Menahem Pressler, Paul Badura Skoda ou Arcadi Volodos, mais aussi des jeunes talents tels que Alexandre Kantorow, Florian Noack, Jean-Paul Gasparian, Pavel Kolesnikov, Vadym Kholodenko, Behzod Abduraimov, pour ne citer qu’eux. Le jazz et autres genres ont bien leurs places (Chic Corea, Yaron Hermann, Chilly Gonzales, Abd Al Malik…). Depuis 2012, le Festival s’exporte en Chine avec des jeunes interprètes (Marie-Ange Nguchi, Selim Mazari, Paolo Rigutto…) où on organise également des auditions de jeunes pianistes chinois.

Bartók et Enescu dans de superbes moments de jeunesse !

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Béla Bartók (1881-1945) : Concerto pour violon et orchestre n°1, Sz.36* ; George Enescu (1881-1955) : Octuor pour cordes en do, op.7** ; Vilde Frang, violon. *Orchestre Philharmonique de Radio France, Mikko Franck. ** Vilde Frang, Erik Schumann, Gabriel Le Magadure, Rosanne Philippens, violons - Lawrence Power, Lily Francis, altos - Nicolas Altstaedt, Jan-Erik Gustafsson, violoncelles 2018- DDD-58'05"-Textes de présentation en anglais, français et allemand - Warner Classics 0190295662554

Pimpant, le baroque ?

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Pour sa nouvelle saison de concerts, le Service culturel Migros a décidé de varier son offre en proposant autant de programmes avec des orchestres symphoniques qu’avec des formations de chambre. C’est pourquoi sont apparus, pour la première fois à Genève, I Barocchisti et son fondateur, Diego Fasolis, qui a réuni divers instrumentistes tessinois et italiens pour façonner un ensemble à géométrie variable (allant de quatre à quarante musiciens). Ce chef que l’on applaudit régulièrement à l’Opéra de Lausanne prône une interprétation ‘dans le style’ du répertoire baroque sur des instruments d’époque.

Un ténor éclectique : Piotr Beczala

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Pour le deuxième récital de sa saison, le Grand-Théâtre de Genève invite le ténor polonais Piotr Beczala dont on a abondamment parlé l’été dernier puisque, à quelques jours de la première, il a remplacé, à Bayreuth, Roberto Alagna dans le rôle de Lohengrin. Dans la cité lémanique, il n’a été affiché qu’une seule fois pour camper brièvement le Chanteur italien du Rosenkavalier lors de la saison 1998-99 ; et vendredi dernier, le 16 novembre, il a donc paru à l’Opéra des Nations dans un programme bien conçu, mettant en perspective Schumann et la musique slave, en dialoguant avec ce remarquable accompagnateur qu’est le pianiste autrichien Helmut Deutsch, régulièrement présent en ces lieux.

Mantra à Bozar : le tour du son en (un peu moins de) 80 minutes

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Articulée autour du thème de « l’inentendu », l’édition 2018 du festival Ars Musica explore de nouvelles contrées sonores. Au programme de la soirée du 16 novembre à Bozar, le Prélude et la Mort d’Isolde extraits de Tristan et Isolde de Wagner avaient, certes, un petit air de « déjà entendu ». En revanche, l’arrangement pour deux pianos qu’en a réalisé Max Reger est relativement peu joué. Quant à Mantra de Karlheinz Stockhausen, c’est l’une des étapes essentielles jalonnant l’épopée du renouvellement du langage musical entreprise le siècle dernier.

Une belle biographie d'Offenbach

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L’année 2019 apportera avec elle le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. À cette occasion, l’artiste lyrique et metteur en scène Jean-Philippe Biojout lui dédie une toute nouvelle biographie, nous donnant ainsi l’occasion de (re-)découvrir cette figure emblématique de l’opérette.

Wexford Festival Opera : toujours à la découverte

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Le programme du 67e Festival de Wexford (19 octobre-4 novembre) était à nouveau bien rempli : trois grandes productions d’opéra, trois opéras en version réduite, une série de récitals vocaux et plusieurs concerts. Ce n’est plus un secret, il faut se rendre dans cette petite ville de la côte irlandaise pour découvrir ou redécouvrir un répertoire oublié, peu connu ou… nouveau. Car Wexford ne se contente pas de fouiller dans les archives.
Cette année, le festival proposait la première européenne de Dinner at Eight, le dernier opéra du compositeur américain William Bolcom créé en mars 2017 au Minnesota Opera. Dinner at Eight est le quatrième opéra de William Bolcom (°1938, Seattle) et le troisième présenté en Europe. Le livret de Mark Campbell est basé sur une pièce de théâtre de Georges S. Kaufman et Edna Ferber présentée à Broadway en 1932 et adapté pour un film avec Jean Harlow. Ce Diner à vingt heures est essentiellement une comédie autour d’un diner désastreux, envahi par la cupidité, les infidélités et les addictions des nombreux protagonistes qui ne pensent qu’à leurs petits problèmes pendant que Manhattan étouffe sous la Dépression.