Mots-clé : Hector Berlioz

Benvenuto Cellini ouvre la saison des 250 ans de l’Opéra Royal de Versailles

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Benvenuto Cellini de Hector Berlioz, présenté en version de concert, était l’une des productions les plus remarquées du Festival Berlioz qui fêtait le 150e anniversaire de sa mort. La production est passée par Allemagne et le Royaume-Uni avant d’arriver à l’Opéra Royal de Versailles le 8 septembre dernier. Berlioz à Versailles ? Pour un théâtre plutôt spécialisé dans la musique baroque, la présence de cette œuvre est quelque peu surprenante, bien que La Damnation de Faust y ait déjà été à l’affiche. Mais il y a bien une raison à cette programmation. L’opéra a été présenté dans un magnifique décor de Pierre-Luc-Charles Ciceri (1782-1868), peintre et décorateur de théâtre, auteur de nombreux décors spectaculaires pour La Muette de Portici d'Auber, Robert le Diable et Le Prophète de Meyerbeer, Guillaume Tell de Rossini ou encore Hernani de Victor Hugo (lors de la fameuse bataille) et bien d’autres opéras et théâtres. Datant de 1837, récemment restaurée, la toile peinte du « Palais de marbre rehaussé d’or » et ses châssis ont été construits à l’occasion de la création, la même année, du musée de l’Histoire de la France par le roi Louis-Philippe au Château de Versailles. Il s’agit de l’un des seuls décors de grande dimension de cette époque conservés tels quels ; il est spécialement remonté pour quelques semaines seulement. Berlioz a très certainement dirigé un concert sur la même scène, le dimanche 29 octobre 1848, devant ces splendides éléments à perspective renforcée.

Ludovic Morlot, entre Seattle et la Chine 

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Le chef d’orchestre Ludovic Morlot est actuellement en Chine où il prépare une tournée avec l’Orchestre National des Jeunes de Chine (NYO China) pour un parcours entre Asie et Europe qui les conduira, entre autres, au Konzerthaus de Berlin. En juin dernier, le chef a terminé son mandat de Directeur musical auprès du Seattle Symphony Orchestra.  Ludovic Morlot répond aux questions de Crescendo-Magazine.  

Vous allez diriger une tournée en Europe de l’Orchestre National de Jeunes de Chine. Vous étiez déjà au pupitre de leur première tournée internationale, en 2017, aux USA. Comment avez-vous été embarqué dans cette aventure ? 

J’ai toujours été passionné par le travail auprès de jeunes musiciens et j’imagine que c’est grâce à cette réputation que NYO China m’a contacté pour mener ce projet pour sa session inaugurale en 2017. Après le succès de ces concerts il y a 2 ans, je me vois flatté de diriger cette nouvelle tournée de concerts aujourd’hui. Une tournée qui commence à Shanghai et se poursuit en Allemagne, en Angleterre puis en Italie.

Podcast Crescendo Magazine avec Alain Altinoglu

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Crescendo-Magazine vous propose désormais des podcasts ! Pour ce premier rendez-vous, Alain Altinoglu, Directeur musical du Théâtre Royal de La Monnaie de Bruxelles répond aux questions de notre Rédacteur en chef Pierre-Jean Tribot. Les thèmes de ce podcast sont : Hector Berlioz, Ludwig van Beethoven et Jacques Offenbach. Un podcast qui commence avec le film la Grande vadrouille et qui se termine par la Belle Helène d'Offenbach.

Berlioz, le coffret Warner événement

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Tout comme cela fut fait pour Debussy, Warner publie un gros coffret avec les oeuvres d’Hector Berlioz, magnifique entrée en matière pour les célébrations des 150 ans de la mort du génial compositeur. A cette occasion, Crescendo Magazine vous propose une rencontre avec Philippe Pauly, la cheville ouvrière de ce coffret et l’un des plus grands connaisseurs de la discographie de la musique classique.  

Dans le cadre de cette intégrale, vous avez dû planifier des enregistrements pour compléter le coffret par des œuvres inédites. N’est-il pas surprenant, en 2018, d’avoir encore des inédits de Berlioz comme cette Nonne Sanglante ?

Je dirais oui et non : plusieurs raisons peuvent expliquer de tels phénomènes. Parfois, une partition que l’on croyait perdue est miraculeusement retrouvée : ce fut le cas de la Messe solennelle de Berlioz. D’autres fois, le manuscrit est connu mais appartient à des collections privées et reste longtemps inaccessible : c’est encore le cas de certaines pages de Debussy. La résurrection de fragments plus ou moins achevés nécessite souvent un long travail d’édition et de reconstruction afin de rendre ces œuvres exécutables. Concernant Berlioz, son œuvre ne fit l’objet de recherches approfondies que relativement récemment : dois-je rappeler qu’il fallut attendre 1969 pour que la partition complète des Troyens soit enfin éditée ?

Trois nouveaux opus aux Éditions Symétrie

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Toujours à la pointe dans la recherche de répertoires inédits, les Éditions Symétrie nous gratifient ces dernières semaines d’ouvrages consacrés à Antoine Reicha, Guy Sacre et Hector Berlioz.

Guy Sacre (1948) : Enfance, deux mélodies sur des poèmes de Rimbaud

Guy Sacre est un compositeur français né en 1948 dont le style ne s’attache à aucune école bien définie. Avec ces deux mélodies sur des poèmes extraits des Illuminations de Rimbaud (« Enfance », III et IV), un monde léger et subtil se substitue, comme le dit très bien Guy Sacre, à « tant de masques contradictoires : le mystère et le révolté, le sauvage et le savant… » Car ce que distingue Guy Sacre dans l’une des plus grandes plumes de la littérature française, c’est le visage d’un enfant. Et à juste titre, ces deux tableaux écrits pour l’un en octobre 2015 (« Au bois ») et l’autre en mai 2016 (« Je suis le Saint ») se différencient de beaucoup d’autres textes mis en musique par le soin porté ici aux inflexions du textes et de leurs significations. Le langage est fluide, coloré par des harmonies tantôt chaleureuses, tantôt plus symboliques aux accords larges et éclatés, la ligne vocale libre et sans aucune chausse-trappe. L’écriture pianistique se distingue par une exploration de tous les timbres et épouse avec soin le contour mélodique. Ajoutons à cela de nombreuses dynamiques pour appuyer le pouvoir des mots et l’émotion qu’ils procurent.

"Feux et tonnerre !" à Liège

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Damnation de Faust

© Lorraine Wauters

La Damnation de Faust de Berlioz
On se souviendra de la première mise en scène de Ruggiero Raimondi à l'Opéra Royal de Wallonie : c'était l'Attila de Verdi, en septembre 2013. L'illustre chanteur, également acteur remarquable (Don Giovanni, Scarpia, Boris Godounov), s'était révélé peu convaincant et adepte, dans ses conceptions dramatiques, d'un franc retour vers le passé.