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Ombres et lumières dans Pelléas et Mélisande au Liceu

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Debussy prétendait trouver un nouveau chemin à l'opéra. Pris en étau entre le style du vérisme et ses drames de cape et épée, qui tranchaient avec les émotions provoquées par les injustices et misères de ce bas-monde, et le wagnérisme avec son exaltation brumeuse des légendes alémaniques (si souvent inspirées de Chrétien de Troyes...), il n'a écrit que ce seul ouvrage, rejetant tous ses précédents essais opératiques. Il lui a consacré dix ans, retravaillant sans cesse à simplifier le propos et à polir son langage et a tenu de longs échanges avec Maeterlinck à propos du livret, presque entièrement extrait de la pièce de théâtre avec diverses coupures. Leur brouille à propos du choix de la Mélisande mettra fin à leur relation... Dans sa correspondance avec Ernest Guiraud, qui fut son professeur au Conservatoire de Paris, il déclare qu’ il souhaite suivre le poète qui « disant les choses à demi, permettra de greffer mon rêve sur le sien; qui concevra des personnages dont l’histoire et la demeure ne seront d’aucun temps, d’aucun lieu… » ... « Je rêve de poèmes qui ne me condamnent pas à perpétrer des actes longs, pesants ; qui me fournissent des scènes mobiles, diverses par les lieux et le caractère ; où les personnages ne discutent pas, mais subissent la vie et le sort ». Cent vingt ans après sa création, Pelléas reste un indiscutable chef d'œuvre de la musique. Et, malgré les diatribes anti-wagnériennes qu'il prodiguait (comme le fameux Golliwoog's Cake Walk parodiant le thème germinal de Tristan et Yseult...) le rapprochement avec le drame wagnérien est omniprésent, autant dans l'histoire du triangle amoureux que dans la musique. Mais considérer son empreinte comme ouvrage dramatique nous mène tout droit à un chemin d'ombres et de lumières. Ombres car le texte, pour le spectateur actuel, oscille entre le niais des propos décousus des amants non avoués, (mais droit dans la lignée du non-dit freudien) et le stupéfiant, comme la terrible sentence d'Arkel : « Si j'étais Dieu, j'aurais pitié du cœur des hommes »

La délicieuse Ciboulette de Reynaldo Hahn se déguste sur DVD

par

Reynaldo Hahn (1874-1947) : Ciboulette, opérette en trois actes et quatre tableaux. Julie Fuchs (Ciboulette), Jean-François Lapointe (Duparquet), Julien Behr (Antonin), Eva Ganizate (Zénobie), Ronan Debois (Roger), Cécile Achille (Françoise), Jean-Claude Sarragosse (Monsieur Grenu), Guillemette Laurens (Madame Grenu), Patrick Kabongo Mubenga (Auguste/Victor), François Rougier (Le Patron/Le Maire), Safir Behloul (Grisard), Bernadette Lafont (Madame Pingret), La Comtesse de Castiglione (Michel Fau), Jérôme Deschamps (Le Directeur de l’Opéra) ; Accentus ; Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon, direction Laurence Equilbey. 2013. Notice en anglais et en français. Pas de livret, mais synopsis en deux langues. Sous-titres en français, en anglais, en allemand, en japonais et en coréen. 145.00. Un DVD Naxos 2. 110697. Aussi disponible en Blu Ray.

Mitridate à la Philharmonie de Paris

par

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Mitridate Re Di Ponto. Michael Spyres, Mitridate ;   Julie Fuchs, Aspasia ;  Sabine Devieilhe, Ismene ;  Elsa Dreisig, Sifare ;  Paul-Antoine Benoit-Djian, Farnace ;  Cyrille Dubois, Marzio ; Adriana Bignagni Lesca, Arbate. Les Musiciens du Louvres, Marc Minkowski. 2021- Livret en français, anglais, allemand - Texte chanté en italien. 3 CD ERATO 0190296617577

Hip-Hop, bonheur baroque avec les Indes Galantes à Paris

par

« Les Indes Galantes » de Jean-Philippe Rameau, dirigé par Leonardo Garciá Alarcón, mis en scène par Clément Cogitore et chorégraphié par Bintou Dembélé

Enthousiasme unanime à Paris Bastille pour ovationner Les Indes Galantes de Jean-Philippe Rameau dans leur interprétation -Cappella Mediterranea de Leonardo García Alarcón, mise en scène -Clément Cogitore- et chorégraphie -Bintou Dembélé. Un bonheur baroque, un bonheur tout court.

C’est en effet ce que manifestement les deux mille cinq cents spectateurs de l’Opéra Bastille ont ressenti -et c’est ainsi chaque soir. Quatre heures de représentation qui filent, une mise en scène inventive, des trouvailles scénographiques judicieuses, des interprètes aussi talentueux qu’heureux d’être là, un émerveillement renouvelé. 

Révélation d’une nouvelle incarnation d’Armide

par

Antonio SACCHINI (1730-1786)
Renaud, tragédie lyrique en trois actes
Maria Kalinine (Armide), Julien Dran (Renaud), Jean-Sébastien Bou (Hidraot), Julie Fuchs (une Coryphée), Pierrick Boisseau (Adraste), solistes, Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, Les Talens lyriques, dir.: Christophe ROUSSET

Quand Dauvergne troque la sandale pour le cothurne

par

Antoine DAUVERGNE (1713-1797)
Hercule mourant, tragédie lyrique en cinq actes

A. Foster-Williams (Hercule), V. Gens (Déjanire), E. Gonzalez Toro (Hilus), E. Crossley-Mercer (Philoctète), J. Fuchs (Iole), J. Azzaretti (Dircé), solistes, Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, Les Talens Lyriques, dir.: Christophe ROUSSET