Prosper Sainton (1813-1890) : Rêverie pour violon solo ; Thème italien varié pour violon et orchestre — Niccolò Paganini (1782-1840) : I Palpiti, variations pour violon et orchestre — Hector Berlioz (1803-1869) : Rêverie et caprice, romance pour violon et orchestre H 88 — Richard Strauss (1864-1949) : Le Bourgeois gentilhomme, suite d'orchestre — Gioacchino Rossini (1792-1868) : Andante con variazioni sur un thème de Tancrède pour violon et harpe. Dmitry Smirnov, violon ; Orchestre de chambre de Bâle, direction Victor Jacob. Livret en anglais, français et allemand. 71'53. Fuga Libera.
A côté d’une reconstitution musicalement exemplaire du « Siège de Corinthe », le Rossini Opera Festival avait visé un survol de l’univers de la « farsa » en un acte, véritable laboratoire des effets possibles de Rossini, réunis dans des partitions souvent conçues en un temps record. Rossini en écrira cinq pour le San Moise de Venise. Son impresario Antonio Cera commande dès 1810 (Rossini a 18 ans) « La cambale di matrimonio ». Fort d’un succès réel mais éphémère, il crée en janvier 1812 « L’inganno felice » qui connaît un vrai triomphe. Cera lui commande alors trois « farse » pour l’année en cours. En fait de janvier 1812 à février 1813, c’est tout bonnement six opéras que doit écrire le jeune maestro : les trois « farse », « Ciro in Babilonia » pour Ferrare en mars, « La pietra del paragone » pour la Scala de Milan le 26.9 et « Tancrède » le 6 février 1813 pour la Fenice de Venise.
C’est dire que la composition des « farse » fut parfois bousculée : il a eu moins de deux mois pour peaufiner sa « Scala di seta » mais suite au retards pris à Milan devra boucler « L’occasione fa il ladro » en 11 jours. Il n’en parvient pas moins à jeter les bases du genre avec une délicieuse ingéniosité : une introduction en forme de mise en condition pose l’action, au milieu, un ensemble central porte le conflit à son point d’incandescence et un finale enlevé sert d’heureuse conclusion. Entretemps, les partenaires pourront accumuler jeux et conflits dans des climats très variés souvent symbolisés dans les grands airs confiés à chaque protagoniste selon son rang dans la distribution.
« La scala di seta » : un enchevêtrement de situations dignes de Feydeau
Chaque soir à minuit, Giulia lance une échelle de soie de son balcon pour permettre à son mari Dorvil de la rejoindre (mariage autorisé par sa tante à l’insu de son oncle tuteur). Mais voilà que ce dernier attend l’arrivée de Blansac à qui il compte marier sa nièce. Celle-ci manigance de l’unir à sa cousine un peu revêche Lucilla. Les entrelacs des personnages se déroulent ensuite dans un tempo enlevé et débouchent sur une de ces scènes de folie dont Rossini sera friand pour décrire le désarroi de situations inextricables. Le serviteur Germano met alors au courant Lucilla et Blansac du stratagème. Celle-ci tout comme Germano se cachent dans la chambre pour épier les événements. Tour à tour, Dorvil et Blansac montent l’échelle mais doivent rapidement se cacher suite aux arrivées successives car c’est bien un troisième larron qui apparait en haut de l’échelle : l’oncle Dormont qui a saisi le procédé. Il découvre alors un à un tout ce petit monde et, forcé de reconnaître l’accord de sa sœur, consent au mariage de sa nièce et, dans la foulée, donne Lucilla Blansac qui n’attendait que cela. Et tout ce petit monde se retrouve devant le chef pour un pétaradant finale de la réconciliation.
« L’occasione fa il ladrone » : un jeu de dupes inspiré du « Jeu de l’amour et du hasard »
Le comte Alberto et Don Parmenione se croisent dans une auberge en plein orage. En partant, le serviteur d’Alberto emporte par erreur la valise de Parmenione. Avec l’aide de son serviteur Martino, ce dernier force la valise abandonnée et découvre qu’Alberto est route pour épouser une riche héritière qu’il ne connait pas. Qu’importe Parmenione se substituera à lui : « L’occasione fa il ladrone ». De son côté, celle-ci, Berenice veut expérimenter son intérêt pour l’homme qu’on lui promet et demande à sa suivante, Ernestina d’échanger leur rôle et leurs vêtements. L’arrivée des deux prétendants et leurs échanges faussés par les changements de personnes provoque un incroyable imbroglio qui explose dans un pétillant quintette. Coincé, Parmenione déclare sa véritable identité et sa mission de retrouver la sœur perdue d’un ami qui n’est autre qu’ … Ernestina ! Réconciliation générale et finale enlevé ;
Une concentration musicale du traitement de l’action
L’accumulation des péripéties en un bref cours de temps exige une grande variété de styles de la part du compositeur. Dans la « Scala di seta », Rossini joue à fond la carte de la bouffonnerie et le rythme est échevelé. Dans « l’occasione fa il ladro », le périple sentimental est beaucoup plus raffiné et le compositeur s’adapte aux affects de chacun avec une rare distinction qui nous vaut des moments d’une belle tendresse. Certes chaque personnage a son grand air, parfois à paillettes, mais ceux-ci sont conçus comme l’expression pertinente de leur sensibilité. Avec pour effet que cette « vis comica » s’exprime avec une réelle humanité.
Des mises en scène où le décor joue un rôle clé
Pas facile de raconter en restant crédible de pareils élucubrations. Les deux metteurs en scène ont joué avec une extrême habilité de leur décor. Dans l’« Occasione », Jean-Pierre Ponnelle, qui est son propre (et génial) décorateur transforme l’action en un conte dont Martino, le serviteur de Parmenione, est le deus ex machina : ce dernier transporte donc dès le début de l’ouverture au milieu de la scène une grosse valise qu’il ouvre pour en faire sortir l’un après l’autre tous les personnages de la pièce, suivis de tous les éléments des décors (toiles peintes et charpentes) construits en direct sur scène. Le spectateur se retrouve donc face à un théâtre dans le théâtre, où les protagonistes vont pouvoir donner libre cours à l’expression de leurs sentiments les plus variés. Et cela fonctionne avec un bel à-propos qui permet à chacun de révéler sa réelle personnalité. Dans l’alignement final, les chanteurs sont réunis autour de Martino qui s’est assis dans la valise du début ouverte à nouveau au milieu de la scène. Le rêve peut s’estomper, la réalité est revenue.
Dans « La scala di seta », la verticalité de l’échelle de soie et l’horizontalité de l’appartement de Giulia posent un problème visuel. Le décorateur Paolo Fantin le résoud en recouvrant le sol de l’appartement de Giulia d’un plan détaillé qui se reflète dans un grand miroir qui nous nous décrit l’action vue d’en haut . Le dispositif révèle alors une double dimension dont le metteur en scène Damiano Michieletto use avec habilité pour nous donner une lecture à plusieurs dimensions de l’action qui se prolonge par un effet d’optique dans l’échelle réellement pendue au balcon. Les machinistes profitent de l’ouverture pour mettre en place tous les éléments du décor. L’action peut alors débuter et elle ne déparera pas de son rythme effréné, diaboliquement soutenu par la direction du jeune Ivan Lopez-Reynoso.
Des distributions engagées
Une fois de plus, plutôt que d’attirer des vedettes sans surprise, le festival a choisi de puiser dans ses propres ressources. Les deux chefs ont en effet un lien historique avec Pesaro :Lopez-Reynoso est un ancien élève des master classes de Zedda et Alessandro Bonato a été très présent à Pesaro de 2019 à 2021. Au niveau vocal, l’Accademia demeure un vivier essentiel : les six protagonistes de « L’occasione » en sortent et quatre sur six dans « La scala di seta .Maria Gaudenza est une toute jeune soprano originaire de la ville voisine de Cattolica : elle signe pour ses débuts une incarnation très contrastée de Lucilla, une nièce faussement prude qui révélera un sacré tempérament. Vocalement, comme dans Le siège de Corinthe », les dames dominent la distribution : dans un mélange de tendresse, de maturité et de roublardise pour la Berenice de Damiana Mizzi, avec un abattement plus résolu pour la Giulia d’Hasmik Torosyan. Chez les hommes, on salue dans l’ «Occasione » la fière allure du Comte d’Alberto de Manuel Amati confronté à l’exubérance envahissante du Parmenione de Matteo Mancini. Même contraste dans « La scala » entre la détermination rusée du Dorvil d’Alasdair Kent, parfois moins à l’aise dans certains aigus et la faconde survoltée du Blansac qui en fait des tonnes de Iuril Samoilov. Le Germano de Paolo Bordogna est un cas à part : acteur comique aux multiples facettes, il éblouit à chacune de ses apparitions, faisant facilement oublié un timbre assez ingrat et souvent forcé. Mais le personnage, lui, est parfaitement crédible.
Telle est donc la saison 2026 de Pesaro : une volonté de saisir deux moments de la création rossinienne : la faconde ses « farse » de jeunesse et sa création du grand opéra historique à la française. Musicalement, la démonstration est péremptoire d’autant plus que, dans le genre comique, la programmation nous a permis de revoir deux production phare dans un genre léger pris au sérieux : le chef d’œuvre historique de Jean-Pierre Ponnelle qui a près de 40 ans et la production ébouriffante de Michieletto de 2011 que l’on a pu voir à l’Opéra de Liège en mars 2016. Rossini n’a décidément pas fini de nous étonner.
C’est le 6 octobre 1826 que fut créé à l’Académie Royale de Musique « Le Siège de Corinthe ». Le Rossini Opera Festival célèbre l’occasion en reprenant l’œuvre dans son édition critique de Damien Colas Gallet, une reconstitution qui fut une réelle aventure. Fin 1825, on annonce à Paris que Rossini prépare son premier opéra en français, une adaptation de son « Maometto secundo », produit initialement pour le San Carlo de Naples. Très vite, il apparaît que le compositeur ne sera pas prêt à temps pour une première en décembre. On annonce alors qu’il y a substitué un second projet intitulé Le Siège de Corinthe dont l’action a été déplacée du siège d’une colonie vénitienne par les Turcs vers celui d’une ville grecque dans la foulée de la prise de Constantinople. Le délai permet au compositeur de faire référence indirectement à la guerre d’indépendance de la Grèce qui amasse de larges soutiens à travers l’Europe continentale. Bien plus, la prophétie de Heroes à la fin de l’opéra d’une renaissance après des siècles d’esclavage de la Grèce héroïque de Marathon et des Thermopyles revêt soudainement une actualité cruciale dans un éveil du nationalisme en Europe.
Une reconstitution minutieuse
L’opéra de Rossini connut de nombreuses reprises, comportant souvent maints arrangements en sorte que sa forme originale fut complètement perdue (c’est une version hétéroclite qui fut à la base de l’enregistrement de Thomas Schippers avec Beverly Sills en 1974). Ajoutons à cela qu’aucune édition complète ne nous soit parvenue et que les auteurs de l’édition critique ont du repartir des parties singulières des chanteurs et instrumentistes ainsi que de copies partielles disséminées entre bibliothèques et collections privées pour reconstituer le modèle original. Cette édition critique ne fut présentée à Pesaro qu’en 2017 dans la production de la Fura dels Baus (disponible en DVD chez Cmajor) et c’est elle qui est à la base de la production de 2026.
Gioachino ROSSINI (1792 - 1868) Stabat Mater
Serena FARNOCCHIA (soprano), Anna BONITATIBUS (mezzo), Ismael JORDI (ténor), Alex ESPOSITO (basse), Choeur et Orchestre symphonique d'Opera Vlaanderen (chef de choeurs : Yannis Pouspourikas), dir.: Alberto ZEDDA.
Live-56'20''-Notice en italien et en anglais-chanté en latin-Textes latins et anglais inclus-Dynamic CDS 7799
Gioacchino ROSSINI (1792 - 1868) Guillaume Tell
Gerald FINLEY, Guillaume Tell, Malin BYSTRÖM, Mathilde, John OSBORN, Arnold, Melcthal, Enkelejda SHIKOSA, Hedwige, Sofia FOMINA, Jemmy, Eric HALFVARSON, Melchtal, Nicolas COURJAL, Gesler, ROYAL OPERA CHORUS, dir.: Renato BALSADONNA, ORCHESTRA OF THE ROYAL OPERA HOUSE, dir.: Antonio PAPPANO, Damiano MICHIELETTO, mise en scène
Enregistré en direct au Royal Opera House, Covent Garden, 5 juillet 2015-2 DVD-201 '-All Regions - 16.9 anamorphic - LPCM 2.0-DTS - sous-titres en anglais, français, allemand, japonais et coréen - chanté dans la langue originale française - Opus arte OA 1205 D
Gioachino ROSSINI (1792 - 1868) BIANCA E FALLIERO O sia Il consiglio dei tre
Laurent KUBLA, Priuli, Kenneth TARVER, Contareno, Baurzhan ANDERZHANOV, Capellio, Marcin BANAS, Loredano, Victoria YAROVAYA, Falliero, Cinzia FORTE, Bianca, Marina VIOTTI, Costanza, Artavazd SARGSYAN, Pisani, CAMERATA BACH CHOIR, POZNAN, VIRTUOSI BRUNENSI, dir.: Antonio FOGLIANI
Enregistré en direct, Trinkhalle, Bad Wildbad (Allemagne) 18, 24, 26 juillet 2015- DDD- 3 CD- 2h 42' 50- Livret en anglais et allemand-Pas de texte- Chanté en italien- Naxos n°8-660407-09
Claudio ABBADO The Opera Edition Belle idée de DG de publier en un joli cube les dix-neuf opéras enregistrés par Claudio Abbado pour DG ou Decca. Les lyricophiles possèdent sans doute la plupart des enregistrement proposés. Par contre, ceux qui décideraient de faire en 2018 une première incursion dans l'opéra trouveront ici une valeur sûre. Car ce à quoi touche le chef milanais qui nous a quittés il y aura quatre ans le 20 janvier prochain répond le plus souvent à la pertinence et l'à-propos.
Semiramide, Cavalleria Rusticana, Pagliaci Bien que j’aie assisté à la 79e représentation de Semiramide au Royal Opera House, le “melodrama tragico” de Rossini sur un livret de Gaetano Rossi d’après Sémiramis de Voltaire n’avait plus été à l’affiche depuis 120 ans ! C’est en coproduction avec l’opéra de Munich que Covent Garden présentait cette nouvelle production dans une mise en scène de David Alden (décors Paul Steinberg, costumes Buki Shiff, lumières Michael Bauer), dirigée par son directeur musical, Antonio Pappano.
MARIA CALLAS LIVE Remastered live recordings – 1949-1964 1949 à 1964-ADD-Live-Textes de présentation et livrets en anglais, français, allemand et italien
Gioacchino ROSSINI (1792 - 1868) Arias et duos tirés de L’Italiana in Algeri, Tancredi, La pietra del paragone, Semiramide, Matilde di Shabran, La gazza ladra, Il barbiere di Siviglia – Duetto buffo di due gatti Marie-Nicole Lemieux, contralto – Patrizia Ciofi, soprano – Julien Veronèse, basse – Chœur de l’Opéra national de Montpellier Occitanie, Orchestre National de Montpellier Occitanie, dir.: Enrique Mazzola 2017-DDD-79’38-Texte de présentation en anglais, français et allemand-Erato-0190295953263
Gioacchino ROSSINI (1792-1868) Adelaide di Borgogna M. Gritskova (Ottone), E. Sadovnikova (Adelaide), B. Anderzhanov (Berengario), M. Zubieta (Eurice), G. Vlad (Adelberto), Y. Watanabe (Iroldo), C. Lewenberg (Ernesto), Camerata Bach Choir, Poznan, Virtuosi Brunensis, dir.: Luciano ACOCELLA 2017-Live-DDD-2 CD 75'12'' et 47' 31''- Textes de présentation en anglais et en allemand- pas de livret-chanté en italien-Naxos 8.660401-02
Le Festival de Pentecôte de Salzbourg La sixième édition des « Salzburger Pfingstfestspiele » sous la direction artistique de Cecilia Bartoli présentait de nouveau une affiche à thème, bien équilibrée et d’un haut niveau artistique. « Wonne der Wehmut » (Joie de la mélancolie) était le fil conducteur du programme qui offrait en quatre jours deux représentations d’un spectacle d’opéra (Ariodante de Händel), un opéra en concert (La donna del lago de Rossini), un ballet classique (La Sylphide de Bournonville), et trois concerts.
Ouvertures, Préludes et Intermezzi d'opéras de Verdi, Catalani, Rossini, Donizetti, Bellini, Giordano, Puccini, Ponchielli, Leoncavallo et Boito Filarmonia della Scala, dir.: Riccardo CHAILLY
2016-DDD-76'35-Textes de présentation en anglais, français, allemand et italien-Decca 483 1148
Gioachino ROSSINI (1792 - 1868) Il viaggo a Reims ossia L'albergo del giglio d'oro
Laura GIORDANO (Corinna), Marianna PIZZOLATO (Marchesa Melibea), Sofia MCHEDLISHVILI (La Comtessa di Folleville), Alessandra MARIANELLI (Madama Cortese), Bogdan MIHAI (Il Cavalier Belfiore), Maxim MIRONOV (Il Conte di Libenskof), Mirco PALAZZI (Lord Sidney), Bruno De SIMONE, Don Profondo, Bruno PRATICO (Il Barone di Trombonok), Gezim MYSHKETA, (Don Alvaro), CAMERATA BACH CHOIR, Poznan, VIRTUOSI BRUNENSIS, dir.: Antonino FOGLIANI
Enregistré en concert au Königliches Kurtheater, Bad Wildbad pour le XXVI Festival Rossini de Wildbad, les 8, 10 et 12 juillet 2014
3 CD- CD154'51-CD2 48'07-CD3 53'51- présentation en anglais et allemand-pas de texte-chanté en italien-Naxos 8.660382-84
Le Festival ‘Avenches Opéra ‘ présente le chef-d’œuvre de Rossini dans le plein air de ses arènes romaines. A la suite des pertes financières colossales subies par la ‘Carmen’ de l’an dernier dévastée par la pluie, une solution de repli a été trouvée : le spectacle peut être transporté à l’intérieur de l’Institut Equestre National qui contient quatre mille places. Mais le 11 juillet, c’est bien à l’extérieur, sous un ciel limpide, que nous avons pu applaudir la production ingénieuse de Marco Carniti :
La Cenerentola de Rossini Julien Lubek et Cécile Roussat, tous deux élèves de l'École internationale de Mimodrame Marcel Marceau, sont comédiens, clowns, metteurs en scène ou chorégraphes, à l'envi : on se souvient de leur merveilleuse Flûte enchantée de Mozart, pleine de poésie, qui avait ravi le public lors du spectacle donné fin 2010 sur cette même scène de Liège. Le miracle ne s'est pas renouvelé, hélas.
Rossinissimo, thème du Festival de Pentecôte 2014, le troisième sous la direction artistique de Cecilia Bartoli qui a déjà accepté de renouveler son mandat pour trois ans. Le programme bien garni proposait pendant cinq jours trois représentations d’opéra (deux Cenerentola et Otello), deux récitals de chant (Franco Fagioli et Joyce DiDonato), un récital de piano (David Fray), trois concerts (Stabat Mater, Petite Messe Solennelle, Gala-Rossini), trois représentations de marionnettes (Il Barbiere di Siviglia par le Salzburger Marionettentheater) et un diner de gala «à la Rossini», le tout accompagné d’une exposition (Rossini-mania Wien 1822) et la projection de films d’opéras de Rossini.
Gioachino Rossini (1792 - 1868) Le Comte Ory
Rossini opéra festival
Yijie SHI (Comte Ory), Maria José MORENO (Comtesse Adèle), Laura POLVERELLI (Isolier), Roberto DE CANDIA (Raimbaud), Lorenzzo REGAZZO (le Gouverneur), dir.: Paolo CARGNANI, mise en scène: Lluis PASQUAL, Orchestre Teatro Comunale di Bologna, Prague Chamber Choir.
2009-PCM Stereo, DD 5.1- 16:9 sous titres français, anglais, allemand, espagnol, italien, coréen-chanté en français-134 ' + 26' bonus-DVD 9 NTSC ARTHAUS Musik 101649
Guillaume Tell de Rossini en version concert
Même sans le spectaculaire offert par la scène, une parfaite mise en place de tous les éléments musicaux assure la réussite d'un "Grand Opéra Français". Ce fut le cas de La Monnaie avec cette production en concert de Guillaume Tell, parangon d'un genre nouveau, que l'illustre italien crée en 1829, un an après La Muette de Portici d'Auber.
Otello de Rossini au Vlaamse Opera Comme les récents Hamlet de Thomas, présenté par La Monnaie, ou Roméo et Juliette de Gounod à l'Opéra Royal de Wallonie, l'Otello de Rossini démontre l'extraordinaire puissance dramatique de Shakespeare. Le duo de metteurs en scène Moshe Leiser/Patrice Caurier a réussi à donner une force prodigieuse à un livret pourtant bien inférieur à celui qu'écrivit Boito pour Verdi.
The Best of JOYCE DiDONATO, mezzo soprano Compositeurs et partenaires divers.
2013-DDD- CD1 77'-CD 77'15- présentation en anglais, français, allemand- pas de textes-Chanté en italien, anglais, allemand et français- ERATO 5099993412124
Créé en 1791, au « Théâtre de l’Opéra Comique National ci-devant Comédie Italienne », Guillaume Tell était l’oeuvre d’un compositeur illustre et bien ancré dans la vie musicale parisienne.
Gioachino ROSSINI
(1792-1868)
Petite Messe Solennelle
Marina REBEKA (soprano), Sara MINGARDO (contralto), Francesco MELI (ténor), Alex ESPOSITO (basse), Choeur et Orchestre de l'Académie Sainte-Cécile de Rome, dir.: Antonio PAPPANO
Gioachino ROSSINI (1792-1868)
Demetrio e Polibio
Maria Jose MORENO (Lisinga), Victoria ZAYTSEVA (Demetrio-Siveno), Yijie SHI (Demetrio-Eumene), Mirco PALAZZI (Polibio), Orchestre Sinfonica G.Rossini, Prague Chamber Choir, dir.:Corrado ROVARIS, mise en scène: Davide LIVERMORE
Gioachino ROSSINI (1792-1868)
Zelmira
Paris version 1826
Alex ESPOSITO Polidoro, Kate ALDRICH Zelmira, Juan Diego FLOREZ Ilo, Gregory KUNDE Antenore, Marianna PIZZOLATO Emma, Mirco PALAZZI Leucippo, Francisco BRITO Eacide, Savio SPERANDIO Gran Sacerdote di Giove, Orchestra e Coro del Teatro Communale di Bologna, direction Roberto ABBADO - Mise en scène Giorgio BARBERIO CORSETTI
A Liège L’Italiana in Algeri de Rossini
Après Il Barbiere di Siviglia et avec La Cenerentola, cette Italiana in Algeri constitue le fleuron absolu du Rossini buffa. Alors que notre époque, depuis les années 1970, redécouvre avec passion le versant seria de l’inspiration du Maître de Pesaro, il est bon de retrouver une de ces merveilles d’esprit pétillant qui a fait si longtemps la gloire de Rossini.