Richard Strauss (1864-1949) : Also sprach Zarathustra, Op.30 ; Burlesque, WoO, AV 85. Daniil Trifonov, piano ; Symphonieorchester des Bayersischen Rundfunks, Mariss Jansons. 2017 - Livret en anglais et allemand - 60:51. BR 900182
Alors que les grands artistes du 20ème siècle tirent inéluctablement, les uns après les autres, leur révérence, c’est au tour de Krzysztof Penderecki d’accéder à l’éternité à laquelle aspire son œuvre. Figure charismatique, titulaire d’innombrables distinctions et titres honorifiques, il est l’un de ces trop rares compositeurs contemporains à avoir trouvé dans le cœur d’un large public une caisse de résonance, dont les contours débordent bien au-delà des frontières de sa Pologne natale.
Né le 23 novembre 1933 à Dębica, Penderecki développe dès son plus jeune âge un intérêt singulier pour la musique. Il a douze ans lorsque son père lui offre son premier violon, acheté pour une bouteille d’alcool à un soldat russe. Son piano, acquis un peu plus tard, coûtera le double du prix. Krzysztof éprouvera toute sa vie une aversion pour ce second instrument, qu’un professeur peu recommandable s’était évertué à lui enseigner à grand renfort de coups de règles. N’étaient-ce quelques œuvres de musique de chambre et un très beau concerto composé à l’orée du 21e siècle, le piano eût été pratiquement absent du catalogue du compositeur polonais, où s’illustrent en revanche abondamment les instruments à cordes. Dès l’âge de 18 ans, Penderecki entreprend l’étude de la composition à l’École supérieure de musique de Cracovie, une institution dont il prendra la direction en 1972. À l’étroit dans le carcan communiste, il brigue une bourse d’étude qui lui permettrait de mettre les voiles vers l’Ouest. En 1959, il s’inscrit au concours de composition de l’Union des compositeurs polonais. Pour mettre toutes les chances de son côté, il présente en secret trois œuvres dans des styles différents; étant ambidextre, il écrit l’une à la main gauche, l’autre à la main droite et demande à un ami de recopier la troisième. Le palmarès est éloquent: trois premiers prix sont décernés aux Psaumes de David, pour chœur mixte, cordes et percussions (1958), à Émanations, pour deux orchestres à cordes (1959) et à Strophes, pour soprano, récitant et 10 instruments (1959) ! Mais c’est Anaklasis, pour 42 instruments à cordes et groupes de percussion (1959-1960), commande du directeur des Journées Musicales de Donaueschingen, Heinrich Strobel, qui révèle Penderecki sur le plan international. Dès lors, de résidence en résidence, Penderecki parcourt le monde. Il se réinstalle en Pologne en 1990 et se prend de passion pour la botanique ; témoin, cet arboretum qu’il crée dans sa propriété de Lusławice, un écrin de verdure digne de Giverny.
Olga Victorova (*1960) : Quinlong Azure Dragon ; Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Symphonie n°10 en mi mineur, Op. 93. Phiharmonie Zuidnederland, Dmitri Liss, direction. 2019-DDD-58’50-Textes de présentation en anglais, français et néerlandais-Fuga Libera-FUG756
Carl Maria von Weber (1786-1826) : Concerto pour clarinette n° 2 op. 74 ; Karol Kurpinski (1785-1857) : Concerto pour clarinette et orchestre ; Bernhard Henrik Crussel (1775-1838) : Concerto pour clarinette et orchestre n° 1 op. 1. Sharon Kam, clarinette ; Orchestre symphonique ORF de la Radio de Vienne, direction Gregor Bühl. 2020. Livret en anglais et en allemand. 53.44. Orfeo C9995201.
Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) : Concertos pour piano et orchestre n° 22, K. 482 et n° 24, K. 491. Charles Richard-Hamelin, piano ; Les Violons du Roy, direction Jonathan Cohen. 2020. Livret en français et en anglais. 65.15. Analekta AN 2 9147.
Antonio Janigro. Les enregistrements rares pour violoncelle. Franz Joseph HAYDN (1732-1809) : Concerto pour violoncelle et orchestre n°2 Hob. VII :2 ; Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) : Divertimento K. 317 ; Luigi BOCCHERINI (1743-1805) : Concerto pour violoncelle et orchestre n° 9 G. 942 ; Antonio VIVALDI (1678-1741) : Concerto pour violoncelle et cordes op. 3/9, RV 230 ; Arcangelo CORELLI (1653-1713) : Concerto grosso op. 6/4 ; Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) : Trio pour piano, violon et violoncelle op. 97 « Archiduc », Sonates pour violoncelle et piano n° 3 op. 69 et n° 4 op. 102 ; Johann Ernst von SACHSEN-WEIMAR (1696-1715) : Concerto pour violoncelle et cordes ; Antonin DVORAK (1841-1904) : Concerto pour violoncelle et orchestre op. 104 ; Milko KELEMEN (1924-2018) : Improvisations concertantes pour cordes ; Paul HINDEMITH (1895-1963) : Musique funèbre pour alto et cordes ; Johannes BRAHMS : Sonate pour violoncelle et piano n° 1 op. 38 ; Richard STRAUSS (1864-1949) : Don Quichotte op. 35. Antonio Janigro, violoncelle ; Paul-Badura Skoda, Jan Natermann et Jörg Demus, piano ; Jean Fournier, violon ; Stefano Passaggio, alto ; Solistes de Zagreb, direction Antonio Janigro ; Orchestre Symphonique de la RAI de Rome, direction Rudolf Kempe ; Orchestre Alessandro Scarlatti de la RAI de Naples, direction Franco Caracciolo ; Orchestre Symphonique de la Radio de Cologne, direction Erich Kleiber ; Orchestre Symphonique de Chicago, direction Fritz Reiner. 2020. Notice en allemand et en anglais. 293 minutes. Profil Hänssler PH20002 (un coffret de 4 CD).
Johannes Brahms (1833-1897) : Quatuor avec piano n°1, Op.25 (Orchestration d’Arnold Schöenberg) ; Ouverture pour une fête académique, Op.80. Würth Philharmoniker, Claudio Vandelli. 2019-Livret en anglais et allemand-52’34. Challenge CC72831
Paul Hindemith (1895-1963) : Kammermusik n°1-n°2-n°3, Kleine Kammermusik (Volume n°1). Christopher Park et Xi Zhai, piano ; Bruno Philippe, violoncelle. Cordes de la Kronberg Academy Soloists, Vents, cuivres et percussions du Schleswig-Holstein Festival Orchestra, Christoph Eschenbach. 2018-Livret en anglais et allemand 67’04. ODE 1341-2.