L’œuvre protéiforme de John Cage décryptée en langue française. Une somme
Anne de Fornel, John Cage, Fayard, 2019, 695 p.
Ce nouveau volume de la collection des éditions Fayard vouée aux compositeurs se démarque au premier coup d’œil des précédents: habituellement noire, la tranche du livre est ici blanche. Clin d’œil à l’esthétique sinon à la personnalité excentriques de John Cage qui, lorsqu’on lui demandait s’il aimait le public, se fendait d’un « Certainement que nous l’aimons ! Nous le lui montrons en nous écartant de son chemin » ? Subtile allusion à l’illusoire vacuité de l’œuvre-phare du compositeur américain, 4'33" ? Ou à Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch, qui laissa dans l’esprit du musicien des traces indélébiles ? Quand bien même ne serait-ce que le fruit d’une coïncidence, nous y verrions encore un bel hommage à Cage, qui fit précisément du hasard la pierre angulaire de ses processus créatifs.
Beethoven : concerto pour violon en ré majeur, op. 61 - ouverture de "Coriolan", op. 62 - Ah perfido, op. 65 ; Brahms : concerto pour piano n°2 en si bémol majeur, op. 83 - symphonie n°4 en mi mineur, op. 98 ; Haydn : symphonies n°94 en sol majeur, Hob.I:94 "la surprise" - n°99 en mi bémol majeur, Hob.I:99 ; Mozart : ouverture de "l'enlèvement au sérail" et de "Don Giovanni", K527 - concertos pour piano n°23 en la majeur, K488, n°24 en do mineur, K491 et n°25 en do majeur, K503 - concertos pour violon n°4 en ré majeur, K218 et n°5 en la majeur, K219 - symphonies n°31 en ré majeur, K297 "parisienne", n°39 en mi bémol majeur, K543, n°40 en sol mineur, K550 et n°41 en do majeur, K551 "Jupiter" ; Schubert : ouverture de "Rosamunde", D797 - symphonies n°6 en do majeur, D589 et n°8 en si mineur, D759 "inachevée" ; Schumann : concerto pour piano en la mineur, op. 54 - symphonie n°4 en ré mineur, op. 120 ; Tchaïkovski : symphonie n°5 en mi mineur, op.64.