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Les nouveautés audios, vidéos, les iivres et les partitions

Hidden Legacies : Weinberg et Korngold sous l'archet de Kristina Reiko Cooper

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Hidden Legacies. Mieczysław Weinberg (1919-1996) : Concerto pour violoncelle et orchestre, Op. 43 ; Fantaisie pour violoncelle et orchestre, Op. 52. Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Concerto pour violoncelle et orchestre, Op. 37. Kristina Reiko Cooper (violoncelle), Orchestre symphonique de Kaunas, Constantine Orbelian (direction). 2026. Livret : anglais. 61’28’’. Delos. DE3616.

La contribution de Michel Fourgon et Alain Pire à l’histoire du trombone

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De proche en proche. Michel Fourgon (1968-). Alain Pire, Chœur de Chambre de Namur, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Christian Arming, L’autre trio, Jean-Marc Sullon, Thierry Istace, Camille Jadot, Nicolas Villers, Carl Delbart, Les Agrémens, Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, Guy van Waas. 2026. Livret : français, anglais. 71’02". Cypres. CYP4671.

Les Prix Caecilia 2025 : l’excellence discographique à l’honneur

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L’Union de la Presse Musicale Belge (UPMB) a dévoilé le palmarès des Prix Caecilia 2025, une édition qui confirme une fois de plus la vitalité et la diversité de la scène discographique actuelle. Fondés en 1974, ces prix visent à récompenser les meilleurs enregistrements mis en vente sur le marché belge, en mettant l’accent sur les nouveaux talents, les répertoires rares et les projets audacieux. La cérémonie de remise des prix s'est tenue dans le cadre prestigieux du Théâtre Royal de la Monnaie, sous l'accueil de son intendante Christina Scheppelmann.

La Jeune Musicienne de l’Année : Gwendoline Blondeel

Le titre de Jeune Musicienne de l’Année 2025 a été décerné à la soprano belge Gwendoline Blondeel. Formée à l’IMEP de Namur et passée par l’Académie de la Monnaie, elle s'est imposée comme une interprète incontournable, particulièrement dans les répertoires des XVIIe et XVIIIe siècles. Son talent éclate également dans son album Amor Eterno (Harmonia Mundi), récompensé par un Prix Caecilia, où elle explore avec une voix "ronde, brillante et ductile" des mélodies allant de Josquin Desprez à Marin Marais.

Le Palmarès des Prix Caecilia 2025

Le jury, composé de critiques de renom, a sélectionné dix enregistrements d'exception. Voici les lauréats de cette année, avec un lien vers la critique pour les albums chroniqués dans nos colonnes :

  • CollectifAmor Eterno (Harmonia Mundi) avec Gwendoline Blondeel, Quito Gato, Mathilde Vialle. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • John Dowland / Henry PurcellSongs of Passion (Erato) avec Lea Desandre, Thomas Dunford, Jupiter. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • Henry PurcellDido & Aeneas (Erato) avec Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d’Oro.
  • Johann Sebastian BachKeyboard Concertos (Harmonia Mundi) avec Beatrice Rana, Amsterdam Sinfonietta. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • George Frideric Handel / Giovanni Paolo ColonnaDixit Dominus / Missa Concertata (Ricercar) avec Cappella Mediterranea, Leonardo García-Alarcón. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • Jean-Marie LeclairComplete Violin Concertos (NoMadMusic) avec Stéphanie-Marie Degand, La Diane Française. Lire la critique sur Crescendo Magazine
  • John FieldComplete Nocturnes (Deutsche Grammophon) avec Alice Sara Ott.
  • Sergei RachmaninovVisiting Rachmaninoff (Harmonia Mundi) avec Alexander Melnikov, Julia Lezhneva.
  • Franz Schubert4 Hands (Erato) avec Bertrand Chamayou, Leif Ove Andsnes.
  • György LigetiConcertos (Harmonia Mundi) avec Isabelle Faust, Jean-Frédéric Neuburger, Les Siècles.

L’art du bel canto en immersion : Cesare in Egitto de Geminiano Giacomelli

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Geminiano Giacomelli (1692-1740) : Cesare in Egitto. Premier enregistrement mondial en direct. Adrianna Vendittelli, soprano. Emöke Baràth, mezzo-soprano. Philippo Mineccia, contre-ténor. Margherita Maria Sala, contralto. Valerio Contaldo, ténor. Federico Fiorio, soprano. Accademia Bizantina. Ottavio Dantone, direction. 2024. Notice en français, anglais, allemand. 164’39. 3 CD Alpha 1141.

Charpentier et l’apparat des robes rouges : haute couture par Marguerite Louise

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Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Missa Assumpta Est Maria H. 11. Motet pour une longue offrande H. 434. Concert pour quatre parties de violes H. 545. O Salutaris hostia H. 249. Domine Salvum fac Regem H. 303. Louis Marchand (1669-1732) : Tierce en Taille [Premier Livre d'orgue]. Jean-Adam Guilain (c1680-1739) : Plein Jeu [Suite du Premier Ton]. Louise Champion, Nicolas de la Fortelle, dessus. David Tricou, haute-contre. Romain Champion, taille. Nicolas Brooymans, basse. Orchestre, Chœur et Maîtrise Marguerite Louise. Gaétan Jarry, orgue et direction. Livret en français, anglais, allemand. Mars 2024. 66’51’’. Château de Versailles Spectacles CVS150

Kullervo de Sibelius : une tragédie symphonique à découvrir chez Breitkopf & Härtel

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Jean Sibelius (1865-1957) : Kullervo op. 7, pour soprano, baryton, chœur d’hommes et orchestre, Breitkopf & Härtel, ISMN 979-0-004-21180-9

Entre tragédie, implacabilité et tourment, les éditions Breitkopf nous permettent aujourd’hui de revenir à cette titanesque page de Sibelius, Kullervo. On se souvient de Paavo Jarvi ouvrant sa première saison en tant que directeur musical de l’Orchestre de Paris, aux côtés du puissant Chœur national d’hommes d’Estonie. Un événement marquant, et pour beaucoup une première rencontre avec cette partition composée entre 1891 et 1892. L’œuvre mobilise un vaste effectif orchestral (bois par deux, piccolo, cor anglais, clarinette basse, quatre cors, quatre trompettes, trois trombones et tuba, percussions et cordes), deux solistes, Sisar (soprano) et Kullervo (baryton), ainsi qu’un chœur d’hommes. D’une durée approchant les 80 minutes, l’œuvre se divise en cinq mouvements, où des couleurs d’inspiration traditionnelle évoluent dans des harmonies tantôt lumineuses, tantôt profondément sombres, préférant des thèmes à la fois héroïques et poignants, et par moments, plus légers. La préface bien construite de Glenda Dawn Goss reprend quelques éléments clés de cette œuvre monumentale et physique, notamment le fait que Sibelius évoquait, dans ses premiers écrits, l’écriture d’une symphonie, dans l’esprit finnois. Le terme de symphonie reviendra très souvent sous sa plume, notamment lorsque la ville de Loviisa souhaita faire apposer une plaque pour honorer l’endroit où Sibelius écrivit la Kullervo suite. La réponse de l’intéressé fut rapide et claire : Kullervo symphonie (pas suite). Sibelius reprend volontiers des thèmes issus du folklore finnois qu’il transforme et fait évoluer à travers une richesse harmonique et une orchestration dense, mais d’une clarté saisissante. L’histoire de Kullervo, tirée du Kalevala, récit de la mythologie nordique, est sombre : un enfant marqué par l’assassinat de sa famille par son propre oncle, à la personnalité violente, qui finira par séduire une charmante jeune femme avant de comprendre qu’il s’agit de sa propre sœur… Sisar se suicide après cet inceste involontaire, Kullervo détruit la famille de son oncle avant de se jeter sur son épée. Chaque étape dramatique est traduite avec une intensité saisissante, notamment en privilégiant les cordes graves, sonores, mais aussi dans des volutes qui semblent nous emporter au passage. Par moments, notamment dans le troisième mouvement et la scène finale, l’écriture frôle le vertige et installe un malaise presque physique, appuyé par l’implacable Kullervo, martelé et sec, puis le chœur martial. Et les moments de joie trouvent résonance dans les jeux aigus des cordes, avec des usages rythmiques plus enlevés, comme le révèle le troisième mouvement. C’est rythmiquement énergique et agile, sans aucune lourdeur. Sibelius intensifie le matériau orchestral avec génie, ne donnant aucun moment de répit à l’auditeur. La première intervention chorale est aussi magistrale par son énergie patriotique : une ode à la nature. 

Nouvelles parutions chez Bärenreiter : une charmante découverte posthume de Martinů, une édition de référence de Couperin et un album Händel surprenant

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Bohuslav Martinů (1890-1959) : Romance pour violon et piano, H. 186bis. Bärenreiter, BA 11581. ISMN 979-0-2601-0991-9 (papier), 979-0-2601-1007-6 (numérique).

Il est toujours émouvant de se trouver face à un inédit d’un compositeur de la stature de Martinů, même s’il ne s’agit pas d’une œuvre majeure. Comme elle l’explique dans la préface à cette parution, c’est l’éditrice de cette partition, la musicologue tchèque Natálie Krátká qui a eu la chance de retrouver le manuscrit de cette brève Romance (43 mesures), composée à Paris en 1930 et dédiée au photographe et musicien français d’origine juive ukrainienne Boris Lipnitzki, à la Bibliothèque nationale d’Israël à Jérusalem en 2022. En effet, à la mort du dédicataire en 1971, ses héritiers confièrent bon nombre de partitions pour violon et piano à cette institution. Curieusement, Martinů ne mentionne nulle part l’existence de la présente partition à laquelle la musicologue a attribué en prenant pour critère la date de composition le numéro d’opus H. 186bis en tant qu’ajout au catalogue du regretté Harry Halbreich, grand spécialiste du compositeur et fidèle collaborateur de Crescendo-Magazine en son temps. Entendue pour la première fois en public en 2023 à Londres sous les doigts du violoniste Frank Peter Zimmermann et du pianiste Martin Helmchen, cette Romance présente à la fois une riche écriture harmonique dans la partie de piano entièrement en accords et une belle liberté de ton dans la charmante partie de violon, avec ses syncopes, ses passages expressifs en triolet et ses épisodes chromatiques. Jolie pièce de genre, cette Romance fera certainement un très beau bis.

Hommage à Pēteris Vasks pour ses 80 ans : réédition de trois albums

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Pēteris Vasks (°1946) : Symphonies n° 2 et n° 3 ; Concerto pour violon et orchestre ‘Tālā gaisma’ (Distant Light) ; Concerto pour violoncelle et orchestre n° 1 ; Pater Noster ; Dona nobis pacem ; Missa. John Storgårds, violon ; Marko Ylönen, violoncelle ; Orchestre Philharmonique de Tampere, direction John Storgårds ; Orchestre de chambre d’Ostrobothnie, direction Juha Kangas ; Chœurs de la Radio de Lettonie et Sinfonietta Riga, direction Sigvards Klava. 2002, 2006 et 2007. Notice en anglais. 207’ 35’’. Un album de trois CD Ondine ODE 1482-2T.

Une semaine en musique, 4 albums à embarquer et 1 à encore éviter

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Gustav Mahler: Symphonies 1-9. Czech Philharmonic, Semyon Bychkov Label : Pentatone. Référence catalogue : 8720929574902

L'intégrale des symphonies de Gustav Mahler, entreprise colossale, trouve une nouvelle incarnation magistrale sous la baguette inspirée de Semyon Bychkov à la tête du Philharmonique Tchèque.  Nous avions aimé les parutions en albums séparés et la mise en coffret nous permet d’apprécier le travail du chef. Critique du coffret à paraître très bientôt sur notre site !  

Franz Schubert: Symphonies No. 5 & No. 6. The Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, Paavo Järvi,. Label : RCA. Référence catalogue : 4547366810592 

Paavo Järvi et la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen nous offrent une immersion vibrante dans l'univers symphonique de Schubert, explorant avec une finesse exquise les contours lumineux des Symphonies n°5 et n°6. Cette interprétation, empreinte d'une énergie contagieuse et d'une clarté orchestrale remarquable, révèle toute la fraîcheur et l'inventivité mélodique du jeune compositeur. Un enregistrement qui promet de renouveler notre écoute de ces joyaux du répertoire ! Une nouvelle pierre dans une intégrale qui compte