A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Un Falstaff tonitruant chez les druides !

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© Carole Parodi, GTG

Pour la quatrième fois en cinquante-et-un ans, le Grand-Théâtre de Genève présente le Falstaff de Giuseppe Verdi. A l’Opéra des Nations, le rideau s’ouvre sur un tumulus grisâtre où s’encastrent deux cornes de cerf et qui pivote sur un plateau tournant : le décorateur Alexander Polzin pense-t-il évoquer ainsi l’auberge de la Jarretière ou l’intérieur bourgeois de Mr et Mrs Ford ?

Un prestigieux Corsaire au Palais Garnier 

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Pour six représentations du Corsaire, le Palais Garnier a invité l’English National Ballet qui est la première troupe britannique à paraître sur cette scène depuis 70 ans. Itinérante sans être attachée à un lieu fixe, cette mouture de l’ex- London Festival Ballet bénéficie, grâce à Tamara Rojo, sa directrice artistique, d’une réputation en constante progression ;

Un Don Carlo aussi noir que possible

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© Klara Beck

Pour sa nouvelle production de « Don Carlo » l’Opéra National du Rhin à Strasbourg a choisi la version italienne de Milan de 1884 en quatre actes. Selon Robert Carsen, le metteur en scène, c’est « une version plus intime, plus courte, plus condensée et plus intense. Ce n’est pas l’anecdote qui domine mais la psychologie des personnages ».

Diversité d’expression du Béjart Ballet Lausanne 

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Swan Song © GM Press

Dans son nouveau programme, la compagnie établit un lien entre le passé toujours vivant et le présent, en consacrant une première partie à deux créations, Corps-circuit de Julio Arozarena, son maître de ballet, et Swan Song de Giorgio Madia, ex-danseur du Ballet du XXe siècle ; la seconde reprend Anima Blues de Gil Roman, le directeur actuel, et le célébrissime Boléro selon Maurice Béjart.

Un chef et un ténor pour le Faust de Lausanne 

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En juin 2015, le Teatro Regio de Turin présentait le Faust de Gounod dans la production de Stefano Poda qui avait conçu à la fois la mise en scène, les décors, les costumes et les éclairages. Et maintenant le spectacle est affiché à l’Opéra de Lausanne : l’on y retrouve le gigantesque anneau qui symbolise le pacte entre l’homme et le non-être ; s’y lovent l’arbre calciné, la croix et l’entrelacs de liens suggérant la prison.

A la Scala de Milan, une Fanciulla del West inédite

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Depuis vingt-et-un ans, la Scala n’a pas remis à l’affiche La Fanciulla del West. Et le maestro Riccardo Chailly en profite pour présenter une version inédite, conforme au manuscrit original. Car pour la création du 10 décembre 1910 au Metropolitan Opera dont l’acoustique était trop sèche, Arturo Toscanini avait dû renforcer l’orchestration de certains passages et pratiquer de nombreuses coupures ; aujourd’hui, sont réinsérées 125 mesures, notamment au premier acte, et 1000 corrections de plus ou moins grande importance. Et l’œuvre acquiert un caractère plus tendre et plus nuancé en atténuant les pulsions sanguinaires de plusieurs personnages.

Les amants de Vérone à travers les temps

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© Salzburger Festspiele / Silvia Lelli

La cinquième édition des Pfingstfestspiele
(Festival de Pentecôte) de Salzbourg sous la direction artistique de Cecilia Bartoli avait pour thème Romeo und Julia.
Comme les années précédentes, le thème était développé dans des manifestations diverses : spectacles d’opéra et de ballet, concerts et récitals, récits et projections de films.

Racine et Mozart à la sauce Union Européenne

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Mitridate, re di Ponto
Eu égard aux problèmes rencontrés par les travaux actuels au bâtiment historique de La Monnaie, et à l'installation précaire sur la site industriel de Tour & Taxis (voir notre critique de Béatrice et Bénédict), Peter de Caluwe a renoncé à remonter la production du Mitridate de Mozart dans la mise en scène de Robert Carsen de 2007
, mais a lancé un appel d'offres aux metteurs en scène, remporté par le couple Jean-Philippe Clarac - Olivier Deloeuil.