A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Délices viennois

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© Emilie Brouchon

Le temps ne fait rien à l'affaire : cette belle mise en scène du Rosenkavalier de Richard Strauss par l'Allemand Herbert Wernicke réalisée il y a de plus de 20 ans est... belle -de décors, de costumes, d'ingéniosité stylisée. C'est-à-dire intemporelle et surtout, intimement « musicale ».

Défense d’aimer

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© Klara Beck

Das Liebesverbot (la défense d’aimer), est un “Grand opéra comique” en deux actes du jeune Richard Wagner, sur un livret du compositeur lui-même d’après Measure for measure (Mesure pour Mesure) de Shakespeare. Le 29 mars 1836, la Première à Magdeburg fut un fiasco, la seconde représentation fut annulée par manque de spectateurs et, en 1866, Wagner offrit la partition à son mécène Ludwig II de Bavière en demandant pardon pour ce “péché de jeunesse”.

A Turin, une envoûtante Donna Serpente

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Pour la première fois, le Teatro Regio de Turin affiche La donna serpente, un ouvrage fantastique élaboré entre octobre 1928 et octobre 1931 par Alfredo Casella qui en dirigea lui-même la création à l’Opéra de Rome le 17 mars 1932. Le livret de Cesare Vico Lodovici est basé sur une fable de Carlo Gozzi déjà utilisée par Wagner pour Die Feen. La trame est complexe, surtout si on la compare à L’Amour des trois Oranges et Turandot du même auteur.

Un contre-ténor pour Ariodante 

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Pour la première fois dans son histoire, l’Opéra de Lausanne affiche l’Ariodante de Haendel ; et pour la première fois depuis la création par le castrat Giovanni Carestini, un homme chante le rôle-titre qui a été, jusqu’à l’heure actuelle, l’apanage des voix féminines de mezzo-contralto telles que Janet Baker, Tatiana Troyanos, Anne Sofie von Otter ou Joyce DiDonato.

La première des trois Manon mérite d'être remontée

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© Lorraine Wauters - Opéra Royal de Wallonie

Manon Lescaut de Daniel-François-Esprit Auber
En 2009, l'Opéra Royal de Wallonie avait osé Auber, en proposant Fra Diavolo avec, déjà, Sumi Jo. Il était bon de revenir à cet excellent musicien. La carrière d'Auber a été très longue et jalonnée de succès constants : 48 opéras, de 1805 à 1869 ! Cette gloire, la postérité la lui fut durement monnayée. Si quelques enregistrements existent, les productions de ses oeuvres restent rares.

Sombre drame que ‘La Cena delle Beffe’ à la Scala

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© Marco Brescia & Rudy Amisano | Teatro alla Scala

En août 2016, l’on commémorera le 150e anniversaire de la naissance d’Umberto Giordano. Est-ce pour ce motif que le théâtre milanais a décidé d’exhumer son dixième ouvrage, ‘La Cena delle Beffe’, créé justement sur cette scène le 20 décembre 1924 avec Hipolito Lazaro, Benvenuto Franci, Carmen Melis et Emilio Venturini sous la baguette d’Arturo Toscanini ?

‘Il Giardino degli amanti’ selon Mozart à La Scala

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Pour ouvrir les célébrations du 225e anniversaire de la mort de Mozart, le Corps de ballet de la Scala présente une création, Il Giardino degli amanti, conçue par le jeune chorégraphe Massimiliano Volpini. Pour support musical, il recourt à la musique de chambre du maître de Salzbourg en faisant intervenir un quatuor à cordes, une flûte, un hautbois, une clarinette fournis par les premiers pupitres de l’Orchestre de la Scala : se succèdent ainsi une vingtaine de mouvements extraits d’un duo pour violon et alto, du quintette avec clarinette, des quatuors à cordes et de ceux qui dialoguent avec flûte et hautbois.

A Genève, la découverte du ‘Médecin malgré lui’ 

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Comme deuxième spectacle à l’Opéra des Nations, le Grand-Théâtre de Genève assume l’exhumation du ‘Médecin malgré lui’, le troisième ouvrage de Charles Gounod présenté au Théâtre-Lyrique à Paris le 15 janvier 1858, treize mois avant la première version de ‘Faust’Qui sait pourquoi, l’on ne joue jamais ce petit chef-d’œuvre qui a néanmoins une qualité d’écriture notoire.

La pérennité de Rudolf Nureyev chorégraphe

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Roméo et Juliette
Pour la 141ème fois, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend la chorégraphie que Rudolf Nureyev avait conçue pour lui le 19 octobre 1984.
Les décors et costumes élaborés par Ezio Frigerio, aidé de Mauro Pagano, nous immergent dans la Vérone de Mantegna et dans La Cité idéale attribuée à Piero della Francesca, en y incorporant une statue équestre du Colleone et une fontaine de marbre se substituant à la scène du balcon.

Un spectacle réussi sans doute, mais imparfait

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Anne-Catherine Gillet © Hofmann / La Monnaie

Béatrice et Bénédict
Pour cette nouvelle production de l'opéra-comique de Berlioz, La Monnaie inaugurait son "Palais", véritable ville dans la ville, un chapiteau de 500 m2, pouvant contenir 1100 places, installé sur le site industriel de Tour & Taxis", ancienne gare de marchandises désaffectée. Jusqu'à l'achèvement des travaux au bâtiment original, soit en décembre de cette année, les spectacles se donneront ici. Le directeur général, Peter de Caluwe, l'a rappelé en ce jour de première, après la minute de silence dédiée aux victimes des attentats du 22 mars suivie d'une "Brabançonne" émue.