A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Un mausolée pour Traviata

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La Trviata de Verdi, mise en scène de Benoît Jacquot © E. Bauer / Opéra National de Paris

Aucune œuvre n'a célébré aussi superbement l'agonie du bel canto et le crépuscule de la voix humaine, en cette fin du XIXe siècle. Broyé comme l'héroïne par la poigne de fer de l'argent, de la corruption, de la rentabilité, l'art du beau chant s'y éteint avec le dernier cri de la mourante :  « Oh gioia ! ».

L'arbre, rien que l'arbre !

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Eric Cutler (Apollo), Peter Lodaki (Leukippos), Sally Matthews (Daphne) © Karl und Monika Förster

Daphne de Richard Strauss à La Monnaie
Derrière un petit escalier d'apparât s'élève un arbre immense, aux troncs entremêlés. C'est là que vit Daphné, fille de la nature, loin du monde d'en-bas, le petit monde agricole de ses parents Pénée et Gaea.

Le triomphe de Joyce DiDonato

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Ismael Jordi (Roberto), Joyce DiDonato (Maria Stuarda), Carmen Giannattasio (Elisabetta) © Alastair Muir

Maria Stuarda au Royal Opera House
En moins d’un mois, le Royal Opera House de Londres présente deux nouvelles productions qui n’avaient plus été à l’affiche de Covent Garden depuis quelques décennies. Après Manon Lescaut de Puccini , c’était le tour de Maria Stuarda de Donizetti, un opéra basé sur le drame de Schiller et qui n’avait eu droit qu'à cinq représentations en 1977, avec Joan Sutherland dans le rôle-titre.

Manon Lescaut : vive attente... peu d'émotion

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La Manon Lescaut de Puccini n’avait plus été à l’affiche du Royal Opera depuis trente ans. La nouvelle production dans une mise en scène de Jonathan Kent et dirigée par Antonio Pappano était donc attendue avec impatience. Une attente d'autant plus vive que Jonas Kaufmann, le ténor du moment, y faisait ses débuts en Des Grieux. Le spectacle m’a finalement fort déçue et n'a suscité que très peu d’émotion.

Carmen "in the rain" à Avenches

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Chaque été, au début juillet, le Festival Avenches Opéra propose un ouvrage populaire en plein air. Mais cette année, le mauvais temps a réservé un triste sort à la production de ‘Carmen’ ; et, à ma connaissance,  deux représentations (dont la première) ont dû être annulées.

Fin de saison (un peu) en mineur au Vlaamse Opera

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© Vlaamse Opera / Annemie Augustijns

Don Giovanni de Mozart
L'on attendait beaucoup, sans doute, de ce Don Giovanni mis en scène par Guy Joosten. Surtout après la réussite des deux autres opéras du cycle Da Ponte, justement célébrée, et qui seront repris, conjointement avec celui-ci, la saison prochaine au Vlaamse Opera (qui change de dénomination pour s'appeler "Opera Ballet Vlaanderen"). Et l'on en ressort mitigé, partagé.

Un beau point final à la saison de Liège

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Laurent Kubla, Lilo Farrauto, Enrico Marabelli et Edgardo Rocha sont Filippo, Tommasino, Don Pomponio et Alberto

La Gazzetta de Rossini
Succédant immédiatement au Barbier de Séville (1816), cette Gazzetta ne connut jamais le succès, malgré un sujet ingénieux tiré de Goldoni. A Paris, Don  Pomponio, riche commerçant napolitain, veut marier sa fille Lisetta par annonce dans les journaux. Or celle-ci est amoureuse de l'hôtelier Filippo. Un second couple d'amants, un autre père pas trop malin, un vieux beau, des touristes, et même quelques filles légères : tout ce petit monde pimente une action pleine de vivacité, et on ne s'ennuie pas une seconde.

Une "Wally" sans atouts majeurs à Genève

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Pour achever sa saison, le Grand-Théâtre de Genève exhume un opéra italien que l’on ne joue plus guère depuis les années soixante, ‘La Wally’, le cinquième et ultime ouvrage d’Alfredo Catalani, créé avec succès à la Scala de Milan le 20 janvier 1892 avec la première Tosca, Hariclea Darclée, dans le rôle-titre. Défenseur inconditionnel de cette musique, Arturo Toscanini assura les reprises de 1907 sur la même scène avant de la présenter au Met le 6 janvier 1909 avec Emmy Destinn et Pasquale Amato.  

Quand Roméo Castellucci s'approprie Gluck

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© Bernd Uhlig

Orphée et Eurydice
(Christoph Willibald Gluck)
Au sortir de ce spectacle d'exception, le public pourrait être partagé. Non pas à propos de la musique, connue et superbe, donnée ici dans la version Berlioz (1859). Mais la mise en scène très étonnante de Roméo Castellucci accapare toute l'attention.