La belle échappée belge de l'Atelier Lyrique de Tourcoing
L'équipe de l'Atelier Lyrique, jamais à court de bonnes idées ni de nouveaux lieux de rencontre, avait décidé ce jeudi d'avril de faire étape à Mouscron. Cette ville frontalière de 60 000 habitants, dont les origines remontent à l'an mil, a définitivement opté pour son appartenance belge en 1963, après avoir été tantôt française, tantôt belge. C'est dire si Français et Belges s'y côtoient et y commercent quotidiennement. Le rendez-vous était donné sur le coup de 20h en l'église Saint-Barthélemy, sise sur la Grand-Place, aujourd'hui piétonne et jalonnée de quelques belles terrasses de bistrots fort bienvenues, offrant l'occasion aux mélomanes arrivés tôt de déguster une bonne bière au soleil.
Une façon fort agréable, ma foi, de se préparer à découvrir la « Gran Partita » de Mozart, interprétée par l'ensemble anversois Terra Nova Collective. Œuvre très singulière du répertoire mozartien, la Gran Partita est une symphonie en sept parties pour treize instruments à vent et une contrebasse.
Composée peut-être en 1781 et créée, nous dit-on, le 23 mars 1784 au Burgtheater à Vienne, cette sérénade N°10 est l'une des plus longues (46 minutes) composées par Mozart, alors au sommet de son art. Elle est aussi, comme bien d'autres œuvres du génial compositeur viennois, fortement imprégnée de l'influence culturelle des Lumières. Toutes choses que n'a pas manqué de rappeler Vlad Weverbergh, clarinettiste, chef d'orchestre et directeur artistique de Terra Nova Collective. En préambule au concert, Vlad Weverbergh s'est également employé avec simplicité et humour à partager avec le public très nombreux sa passion pour sa ville d'Anvers, son riche patrimoine artistique et musical, à l'instar du compositeur Amand Vanderhagen dont les « pièces d'harmonie » figuraient également au programme.

