Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Rencontre : Yuan Yu, Prix Découverte ICMA 2018

par
Yuan-Yu

Yuan-Yu ©
Andreas Domjanic

Le jeune flûtiste chinois Yuan Yu a remporté le Prix Découverte ICMA 2018.
Yuan Yu est étudiant au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe du Professeur Philippe Bernold, assisté de Florence Souchard-Delépine. En 2012, il a remporté le premier prix dans la section des enfants de l'association inaugurale China Flute. En 2015, il a reçu une mention honorable au 67ème Concours International de Musique du Printemps de Prague. En 2017, à l'âge de quinze ans, il a remporté le 7ème Concours International de Flûte de Cracovie. Plus tard, la même année, il a remporté le premier prix au 9ème Concours International de Flûte de Kobe.

Lovecraft mis en musique !

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Guillaume Connesson © D.R.

Guillaume Connesson, compositeur français, né en 1970, semble démontrer un intérêt particulier pour les littératures de l'imaginaire. Il est déjà l'auteur de deux pages d'après Abraham Merritt, The Ship of Ishtar, pour orchestre à cordes, et un concerto pour piano, The Shining One. D'autres de ses oeuvres évoquent Agartha ou l'Atlantide. Une de ses dernières inspirations est le Maître de Providence, à qui il consacre un triptyque orchestral, composé l'an dernier, Les Cités de Lovecraft.

Tout pour la musique !

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© Vincent PONTET

Le Barbier de Séville de Rossini
C’est un « Barbier de Séville » passablement original que le Grand Théâtre de Luxembourg (en coproduction avec le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, les opéras de Bordeaux et Marseille) vient de proposer à un public qui n’a pas boudé son plaisir.
Pour reprendre le titre de la chanson de France Gall et Michel Berger : « Tout pour la musique » !

Retour brillant d'un chef-d'oeuvre parfait

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Anne-Catherine Gillet et Cyrille Dubois © Larraine Wauters/Opéra Royal de Wallonie

Le Domino noir de Daniel-François-Esprit Auber.
Excellente initiative de l'Opéra Royal de Wallonie de remonter ce Domino noir (1837), opus le plus joué d'Auber, avant Fra Diavolo, Le Maçon ou La Muette de Portici. Ce succès immense rend incompréhensible l'oubli dans lequel il est tombé, d'autant plus que nous avons pu nous rendre compte de son intérêt par l'intégrale studio publiée en 1995 chez Decca, dirigée par Richard Bonynge, avec Sumi Jo dans le rôle-titre.

Un magnifique Simone Boccanegra à la Scala

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© Marco Brescia & Rudy Amisano

Côté cour, cinq ou six matelots s’affairant à tirer les cordages pour stabiliser la hune de la vigie, côté jardin, une sombre demeure efflanquée d’un chemin de ronde sous une glaciale lumière bleutée (due à Marco Filibeck), telle est la première image que nous livre la mise en scène de Simone Boccanegra élaborée en avril 2010 par Federico Tiezzi.

Un fascinant ‘Onéguine’ selon John Cranko

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Mathias Heymann © Julien Benhamou / Opéra National de Paris

Dans le cadre de sa saison 2017-2018, le Ballet de l’Opéra de Paris présente, quatre mois après la Scala de Milan, sa production d’ Onéguine, le ballet de John Cranko, entrée au répertoire de la compagnie le 16 avril 2009 ; elle utilise elle aussi les arrangements et l’orchestration de diverses pages de Tchaikovsky réalisés par Kurt-Heinz Stolze et présentés ici par l’Orchestre de l’Opéra national de Paris sous la direction gros sel et sans intérêt du chef américain James Tuggle.

A Tours : une parfaite inauguration de l'année Gounod

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© Marie Petry

Philémon et Baucis de Charles Gounod
Créé en 1860, situé entre la première version de Faust, et La Colombe, Philémon et Baucis peut être compté parmi les plus beaux chefs-d'oeuvre de Gounod. Certes, l'intrigue mythologique est mince (pour remercier un couple d'humains qui l'a bien reçu, Jupiter lui accorde la jeunesse, que le couple finit par refuser). Mais l'inspiration mélodique du compositeur a rarement été aussi éloquente, et annonce fréquemment Mireille, par cette simplicité désarmante, secret du succès constant de son oeuvre, jusqu'à nos jours.

A l'OPRL, Gergely Madaras succèdera à Christian Arming

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Directeur musical de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) depuis septembre 2011, le chef d’orchestre Christian ARMING achèvera son second mandat en août 2019, au terme d’une saison qui verra se concrétiser plusieurs projets d’envergure pour le rayonnement international de l’OPRL et auxquels son image est associée (notamment une tournée au Japon et plusieurs collaborations avec la chaîne de TV jazz-classique MEZZO).
Sur proposition du Directeur général, Daniel Weissmann, le Conseil d’Administration de l’OPRL a nommé Gergely MADARAS comme Directeur musical de l’OPRL à compter du 1er septembre 2019 et pour une durée de trois ans.
Gergely Madaras devient ainsi le plus jeune Directeur musical nommé à la tête de l’OPRL depuis sa création en 1960.

Notre Dossier : Pelléas et Mélisande, une longue genèse, une création mouvementée

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La création de Pelléas et Mélisande, les 28 et 30 avril 1902, représente la ligne de partage des eaux de la vie et de la carrière créatrice de Debussy, alors à la veille de ses quarante ans. Pelléas couronne la première moitié de son oeuvre, c’est le sommet de sa jeune maturité, l’aboutissement de toute sa jeunesse. Ce fut aussi le seul opéra qu’il mena à bien, alors qu’il travailla au moins à quatre autres ouvrages lyriques et que quatre autres furent projetés. Mais, comme Moussorgski avant lui, comme Berg ou Zimmermann après lui, il n’en acheva qu’un seul. Constamment à la recherche du livret idéal, il ne le trouva que cette fois-là.