Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Prélude à une tournée en Amérique du Sud

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L’Orchestre de la Suisse Romande entreprend parfois des tournées à l’étranger : ce sera le cas lors de la première quinzaine de mai où la formation se rendra en Amérique du Sud pour se produire notamment à Rio de Janeiro et à Buenos Aires. Par anticipation, les deux programmes choisis pour cette circonstance ont été présentés à Genève il y a quelques jours.

Le Luxembourg, pépinière de talents

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L'inauguration, en 2005, de la superbe salle de la Philharmonie Luxembourg sur le plateau du Kirchberg, une réalisation de l'architecte français Christian de Portzamparc, provoqua un grand sursaut dans la vie musicale luxembourgeoise. Les concerts de la Philharmonie Luxembourg voient les plus grandes têtes d'affiches, les plus grands chefs, les plus grands solistes qui, de plus, jouissent d'une magnifique acoustique.

Une voix lyrique dans un programme bien sombre   

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Chaque saison, le Grand-Théâtre de Genève organise tant récitals de chant avec piano que concerts exceptionnels avec orchestre. C’est pourquoi, le 12 janvier à l’Opéra des Nations, est apparue, pour la première fois dans la cité lémanique, la soprano allemande Dorothea Röschmann qui, en plus de vingt ans de carrière, s’est fait un nom à Berlin, à Salzbourg, à Vienne dans les grands rôles mozartiens qui l’ont ensuite imposée à Milan, Paris, Londres et New York.

Un autre concert de nouvel an

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Poschner

Markus Poschner, nouveau chef permanent du Bruckner Orchestra Linz

Dans le monde de la musique, qui dit 1er janvier, dit concert de nouvel an. C'est vrai en Autriche, mais pas uniquement à Vienne...
Le Bruckner Orchester Linz (BOL) est lui aussi coutumier des concerts de nouvel an.

A l’Opéra Bastille, un ‘Don Quichotte’ époustouflant 

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Don-Quichotte

Mathias Heymann et Ludmila Pagliero
© Svetlana Loboff / OnP

Pour célébrer dignement les fêtes de fin d’année, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend ‘Don Quichotte’ de Ludwig Minkus dans la chorégraphie de Rudolf Nureyev : s’appuyant sur la conception originale réalisée en 1869 par Marius Petipa puis révisée par Alexander Gorski et Pyotr Gusev, le danseur étoile avait élaboré, en 1966, une première version pour la Staatsoper de Vienne ; puis, quinze ans plus tard, il l’avait remaniée complètement pour la troupe de l’Opéra qui l’avait créée triomphalement au Palais Garnier le 6 mars 1981 dans les décors et costumes de Nicholas Georgiadis ; en 2002, avait été conçue une nouvelle production scénique qui bénéficiait des décors d’Alexandre Beliaev, des costumes d’Elena Rivkina et des éclairages de Philippe Albaric et qui est reprise actuellement à l’Opéra Bastille.

Un ‘Chanteur de Mexico’ qui vous séduit ! 

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Chanteur-Mexico

Le chanteur de Mexico -
Photo : Alan Humerose

« Mexico ! Mex-iiiii-co ! » C’est ce que je fredonnais, bambin de trois ans sur les genoux de ma grand-mère devant le poste de radio sacro-saint où l’on suivait la messe du dimanche et où, bouche bée, l’on écoutait Mado Robin chantant l’air des clochettes de ‘Lakmé’. Et le ’grito’, cette poussée jusqu’à la voix de tête, émis par Luis Mariano me donnait la sensation d’avoir autant de valeur que les contre-notes de la soprano française !

A Genève, un ’Baron Tzigane’ en déroute !

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BAron Tzigane

© GTG Carole Parodi

Pour les fêtes de fin d’année, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations un ouvrage peu joué de Johann Strauss jr, ‘Der Zigeunerbaron’. Comme pour nombre de ses opérettes, l’intrigue est enchevêtrée ; songeons simplement à ‘Die Fledermaus’ dont la plupart des spectateurs sont incapables de justifier le titre. Ici, elle frise l’incompréhensible avec ce Sandor Barinkay, devenu baron des tziganes, en quête du trésor hérité de ses aëux ; et ce legs sera concrétisé par… la femme dont il est épris, la bohémienne Saffi, qu’il finira par épouser.

"Dixit" selon Maurice Béjart

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Béjart

© Lauren Pasche

Sur un large écran qui occupe le fond de scène, un garçon timide observe son père qui préfère se concentrer sur son livre plutôt que partager le repas familial. L’on frappe à la porte… « Va ouvrir, Maurice ! ». La surface de projection s’élève dans les cintres, nous révélant un passage identique que franchit le jeune Berger dit Béjart incarné ici par le danseur Mattia Galiotto qui lui ressemble étrangement.