Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Le temple de l'opérette

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Bien que le programme du Volksoper, la seconde grande maison d’art lyrique de Vienne, combine opéra, opérette, musical et ballet, c’est quand même surtout l’opérette (viennoise) qui est son atout majeur puisque c’est un genre menacé qu’elle défend avec amour et virtuosité. Et ce ne sont pas exclusivement les titres les plus connus qui sont à l’affiche. Cette saison le Volksoper propose une nouvelle production de "Die Zirkusprinzessin" (La princesse de cirque) de Emmerich Kalman, créé à Vienne (au Theater an der Wien) en 1926 et au répertoire du Volksoper depuis 1962.

Verdi à l'honneur à Vienne

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Il Trovatore

Il Trovatore © Michaël Pöhn

Treize fois Verdi était à l’affiche du Wiener Staatsoper en février avec une nouvelle production de « Il trovatore » et des reprises de « Nabucco » et « Otello ». « Il trovatore » a conquis Vienne depuis 1854, seulement un an après sa création au Teatro Apollo de Rome et connut sa première production au Staatsoper en 1937. La dernière datait de 1993.

Kamil Ben Hsaïn Lachiri, Premier Prix du Concours Honda

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Ce dimanche soir se déroulait au Conservatoire de Bruxelles la Finale de la première édition du Honda Competition for Classical Music. En voici le palmarès :
- 1er Prix : Kamil BEN HSAÏN LACHIRI - chant (IMEP - Institut supérieur de musique et de pédagogie de Namur) qui reçoit 8000€.
- 2e Prix : Kelly POUKENS - chant (LUCA - School of Arts of Leuven) qui reçoit 5000€.
- 3e Prix : Maarten VANDENBEMDEN - guitare (Koninklijk Conservatorium Brussel) qui reçoit 3000€

À Tournai, la fougue et l’intensité du Quatuor Akilone

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En 15 ans, le festival tournaisien de quatuor à cordes Les Voix intimes s’est taillé une jolie réputation dans le monde de la musique de chambre, recevant des ensembles aussi prestigieux que les Hagen, Artemis, Brodsky, Prazak… Les invitées de cet après-midi, les jeunes françaises du Quatuor Akilone, 1er Grand Prix International du Concours de Quatuor à Cordes de Bordeaux, combinaient le Quatuor n° 2 de Janacek (1854-1928) avec le Quatuor op. 59 n°2 « Razoumowsky » de Beethoven (1770-1827).

Au San Carlo de Naples, un Tchaikovsky absolument fascinant

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Sur les grandes scènes italiennes, la représentation des opéras de Tchaikovsky est une denrée rare. Depuis l’après-guerre, comme partout en Europe, l’on a vu sporadiquement Eugène Onéguine et La Dame de Pique. Notons que le Mai Musical Florentin de 1954 avait présenté en traduction italienne Mazeppa avec Ettore Bastianini, Magda Olivero et Boris Christoff en obtenant un grand succès. A la fin des années nonante, Iolanta a été proposée par diverses scènes dont La Scala de Milan et Le San Carlo de Naples ; et c’est justement ce théâtre qui assume aujourd’hui la création italienne de Carodejka (L’Enchanteresse que l’on ferait mieux d’appeler L’Ensorceleuse), antépénultième ouvrage du musicien, précédant La Dame de Pique et Iolanta.

Une violoniste impériale, un programme audacieux

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Isabelle Faust et Alexander Melnikov. Par son programme, ce concert fut une réussite. Il est en effet rare d'avoir la chance d'entendre les deux sonates de Fauré en public. Y adjoindre les Mythes de Szymanowski est courageux; intercaler la sonatine de Françaix devient téméraire. Le choix de clôturer la soirée par la très méconnue 2ème sonate de George Antheil, s'il séduit l'amateur, relève toutefois de l'inconscience, tout au moins si l'on escompte faire un carton au box-office.

À Luxembourg, l’ensemble de violoncelles et Sofia Gubaidulina mis à l’honneur

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Gubaidulina

© F. Hoffmann-La Roche Ltd.

Évènement rarissime : à l’occasion du 85e anniversaire de l’illustre compositrice russe Sofia Gubaidulina, les violoncellistes de l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg ont interprété l’intégrale de ses œuvres pour ensemble de violoncelles, dans la salle de musique de chambre de la Philharmonie, un superbe cadre, somptueux tant du point de vue acoustique que visuel.

 A la découverte de Gina de Francesco Cilea à Venise

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Pour le grand public, le nom de Francesco Cilea est lié à un seul ouvrage, Adriana Lecouvreur, et à un air de ténor, « È la solita storia del pastor », le lamento de Federico au deuxième acte de L’Arlesiana. Mais personne (ou presque) ne connaît son premier ouvrage, Gina, composé en 1888 alors qu’il était élève du Conservatorio San Pietro a Majella de Naples ;

A la Scala, une mémorable Soirée Stravinsky

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Sur les mélismes du basson faisant apparaître une lumière blanchâtre devant quelques peupliers épars, un jeune homme hagard foule de ses pieds nus la terre comme s’il voulait s’imprégner de ses vibrations. En de larges enjambées entrent deux de ses compagnons, puis d’autres qui volent à la recherche de celui qu’il faudra sacrifier aux divinités printanières ; ils le trouvent, le jettent en l’air puis au sol où ils l’assomment.