Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

L’Opérette règne encore (heureusement) en maître au Volksoper de Vienne

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© barbara pálffy/Volksoper

Der Bettelstudent
L’Opérette règne encore (heureusement) en maître au Volksoper de Vienne qui y a ajouté le musical et traditionnellement présente aussi des spectacles d’opéra et de ballet. En cette fin de saison c’était « Der Bettelstudent » l’opérette de Carl Millöcker qui partageait l’affiche avec entre autres « Anatevka » de Jerry Bock, « Cosi fan tutte » de Mozart, « La Traviata » de Verdi et le ballet « Marie-Antoinette » une chorégraphie de Patrick de Bana.

Une Bohème de plus ?

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© Lorraine Wauters

Une Bohème de plus ? Oui et non. Sans doute, l'opéra de Puccini est-il l'un des plus représentés au monde. Nous l'avions revu, en décembre dernier, à Anvers, dans une mise en scène sobre et poignante de Robert Carsen (voyez la critique sur le site). L'oeuvre est tellement riche et intense que la revoir, la même saison, ne dérange pas du tout, au contraire : les chefs-d'oeuvre ne lassent pas.

Rencontre : Julien Szulman, à propos  de Christian Ferras

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Julien Szulman © Jean-Baptiste Millot

Brillant violoniste français, super-soliste à l’Orchestre National des Pays de la Loire, Julien Szulman est également membre fondateur et vice-président de l’association « Les Amis de Christian Ferras » qui œuvre à entretenir le souvenir de ce violoniste de légende. Alors que le label Deutsche Grammophon édite un album « Forgotten Ferras » reprenant des inédits en CD du maître, Julien Szulman s’explique sur la redécouverte de ces gravures oubliées.   

Un Falstaff tonitruant chez les druides !

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© Carole Parodi, GTG

Pour la quatrième fois en cinquante-et-un ans, le Grand-Théâtre de Genève présente le Falstaff de Giuseppe Verdi. A l’Opéra des Nations, le rideau s’ouvre sur un tumulus grisâtre où s’encastrent deux cornes de cerf et qui pivote sur un plateau tournant : le décorateur Alexander Polzin pense-t-il évoquer ainsi l’auberge de la Jarretière ou l’intérieur bourgeois de Mr et Mrs Ford ?

Un prestigieux Corsaire au Palais Garnier 

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Pour six représentations du Corsaire, le Palais Garnier a invité l’English National Ballet qui est la première troupe britannique à paraître sur cette scène depuis 70 ans. Itinérante sans être attachée à un lieu fixe, cette mouture de l’ex- London Festival Ballet bénéficie, grâce à Tamara Rojo, sa directrice artistique, d’une réputation en constante progression ;

Rencontre avec un infatigable ‘Viatore’

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© Schott Promotion / Christopher Peter

Pēteris Vasks a 70 ans !

Pēteris Vasks composa Viatore (‘Voyageur’) en 2001. L’œuvre évoque le périple d’un être qui vient au monde, y grandit, aime, s’épanouit et, enfin, tire sa révérence. A 70 ans, le populaire maître letton a déjà franchi la plupart de ces étapes. Ce n’est pas une formule de style que de dire qu’à l’instar de ses compatriotes, il n’accéda au monde libre qu’avec l’indépendance de la Lettonie en 1990; avant cette date, cependant, son art avait déjà gagné en maturité, de même que s’était déjà épanoui l’amour qu’il nourrit pour sa partie, et, plus généralement, pour la Création divine – ainsi qu’il l’appellerait lui-même. Jusqu’ici, l’existence de Vasks ne fut pas vraiment un Voyage d’hiver; elle ne fut, à tout le moins, pas que cela.

Un Don Carlo aussi noir que possible

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© Klara Beck

Pour sa nouvelle production de « Don Carlo » l’Opéra National du Rhin à Strasbourg a choisi la version italienne de Milan de 1884 en quatre actes. Selon Robert Carsen, le metteur en scène, c’est « une version plus intime, plus courte, plus condensée et plus intense. Ce n’est pas l’anecdote qui domine mais la psychologie des personnages ».

Diversité d’expression du Béjart Ballet Lausanne 

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Swan Song © GM Press

Dans son nouveau programme, la compagnie établit un lien entre le passé toujours vivant et le présent, en consacrant une première partie à deux créations, Corps-circuit de Julio Arozarena, son maître de ballet, et Swan Song de Giorgio Madia, ex-danseur du Ballet du XXe siècle ; la seconde reprend Anima Blues de Gil Roman, le directeur actuel, et le célébrissime Boléro selon Maurice Béjart.

Mahler transcendé à l’Orchestre National de Lille

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© Rikimaru Hotta

Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°9
Orchestre National de Lille, Eliahu Inbal, direction
Parfois, il suffit d’une baguette pour qu’un orchestre se transcende, se galvanise. Et quelle baguette lorsqu’il s’agit du chef Israélien, Eliahu Inbal, fin connaisseur des œuvres, entre autres, de Mahler et Bruckner ou encore Chostakovitch !