Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

A Londres, Bryn Terfel propose son premier Boris

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© Alastair Muir

Pour sa nouvelle production de “Boris Godounov” (la précédente dans une mise en scène de Andrei Tarkovsky datait de 1983) le Royal Opera Covent Garden a choisi de présenter l’opéra de Moussorgsky pour la première fois dans la version originale de 1869. Les sept scènes du drame adapté de la tragédie historique de Alexandre Pushkin se suivent sans interruption dans le décor unique de Miriam Buether composé d’une vaste salle assez sombre et quasiment vide, les murs tapissés de rangées de cloches et surmontée par un passage voûté illuminé.

L'Enfant et les sortilèges

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A partir du moment où la réalisation des véritables chefs d’œuvre est sincère, le charme opère. C'est presque toujours le cas avec Mozart et Ravel. Au Théâtre des Champs-Elysées c'est « L'Enfant et les sortilèges » qui fait vibrer une salle archi comble pour douze représentations.

Bozar 2016-2017 : « Sound + Vision »

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Paul Dujardin et son directeur de la musique Music, Ulrich Hauschild, présentaient jeudi matin la 151ème saison de BOZAR. Une saison qui poursuit et conclut une trilogie lancée en 2014 autour du chanteur Pop rock, David Bowie, pour qui le visuel est tout aussi important que la musique. Et le choix de la thématique « Sound + Vision » (après Beyond Boundaries et Urban Vibes) n’est pas anodin puisque le titre est un clin d’œil à l’une des chansons de l’artiste, Sound and Vision, qui fait allusion à l’inspiration et à la synesthésie.

Le 20e Festival Beethoven de Varsovie : de fantastiques découvertes et le rôle d'un chef

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Szymon Nehring, un talent fou ! © Bruno Fidrych

Quitter un festival dans une allégresse commune, confiant dans l’avenir d’un art musical qui garde ses valeurs d’intégrité, de beauté, de sincérité et de bonheur partagé, c’est le plus beau cadeau qui puisse être fait à un mélomane ou un critique qui, pour quelques jours, y a posé ses pénates.

Michieletto-Franklin : un ticket accrocheur pour un Rossini brillant

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La Scala di seta à Liège
La carrière de Rossini s'envola définitivement en 1813, avec les créations respectives de Tancredi et de L'Italiana in Algeri. Ces succès arrivaient après deux opéras sérieux et non moins de sept "farse", petits actes burlesques pour quelques chanteurs, et sans choeur. Parmi ceux-ci, La Scala di seta (1812) n'est demeurée connue que par son ouverture, alors que toute l'oeuvre s'avère aussi pétillante. C'est ce qu'un public ravi a pu constater lors de  cette nouvelle production de l'Opéra Royal de Wallonie, maison à qui Rossini a toujours porté bonheur (rappelons, par exemple, l'exquise Gazzetta de 2014, ou la récente reprise d'Il Barbiere di Siviglia.)

Splendeur, fastes et tremblements : Iolanta et Casse-Noisette réunis à Paris

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Elena Zaremba (Martha), Gennady Bezzubenkov (Bertrand), Vito Priante (Ibn-Hakia), Alexander Tsymbalyuk (Roi René), Sonya Yoncheva (Iolanta), Roman Shulakov (Alméric), Arnold Rutkowski (Vaudémont), Anna Patalong (Brigitta), Paola Gardina (Laura)
© Agate Poupeney

Voici donc réunis le dernier opéra de Tchaïkovski, « Iolanta » et son ballet, « Casse-Noisette » conçus ensemble et représentés pour la première fois en 1892, au Théâtre Marinsky. Le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov a, pour l'occasion, complètement réécrit l'argument du ballet.

A Lausanne, une pimpante Fille du Régiment

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© Marc Vanappelghem

Pour la première fois en dix ans de carrière à l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié, son directeur, affiche l’un des ouvrages français de Donizetti, La Fille du Régiment. Et au moins, après tant de prononciations ‘exotiques’ immortalisées par le disque, l’on comprend ce que disent les chanteurs. Outre leur élocution propre, le mérite en revient à la production de Vincent Vittoz qui a été lui-même acteur avant de se tourner vers la régie théâtrale et lyrique.

Un beau moment de spiritualité musicale

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Théodore Dubois : Les Sept Paroles du Christ
La vénération des sept paroles prononcées par Jésus-Christ crucifié remonte au XIIème siècle. Tirées des quatre évangiles, elles devinrent un sujet de méditation, un exercice spirituel. Les musiciens s'en sont rapidement emparés, frappés par leur contenu dramatique. A l'instar d'autres textes religieux, tels le Requiem, la Passion ou les Leçons de ténèbres, ces paroles ont inspiré bon nombre de compositeurs, de Schütz (1662) à Goubaïdoulina (1982).

Lalo à l'honneur à Saint-Etienne

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L’Opéra de Saint-Etienne a remis Le Roi d’Ys d’Edouard Lalo à l’affiche, dans la production de Jean-Louis Pichon (décors d’Alexandre Heyraud, costumes de Frédéric Pineau, lumières de Michel Theuil) qui était présentée la première fois en 2007 en coproduction avec l’Opéra de Wallonie. C’est une occasion de redécouvrir cette « légende bretonne en 3 actes et 5 tableaux» d’Edouard Blau qui fut créé avec grand succès à l’Opéra Comique de Paris en 1888 et connut une belle trajectoire avant de disparaître des scènes.