Deux récitals époustouflants
Plus que trois jours d’épreuves nous séparent de la proclamation des douze finalistes.
Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.
Plus que trois jours d’épreuves nous séparent de la proclamation des douze finalistes.
Das Liebesverbot (la défense d’aimer), est un “Grand opéra comique” en deux actes du jeune Richard Wagner, sur un livret du compositeur lui-même d’après Measure for measure (Mesure pour Mesure) de Shakespeare. Le 29 mars 1836, la Première à Magdeburg fut un fiasco, la seconde représentation fut annulée par manque de spectateurs et, en 1866, Wagner offrit la partition à son mécène Ludwig II de Bavière en demandant pardon pour ce “péché de jeunesse”.
Ce mercredi après-midi, c'était le tour des K. 466 et 467 de Mozart dont on n'arrive pas à se lasser. Le Coréen Hans H. Suh ouvrait la séance en présence de la Reine Mathilde et de l'un des petits Princes.
Vous savez, celui qui sur quatre notes répétées fait chavirer votre univers ! Chez soi, sur le piano, on en joue les plus beaux thèmes, sur sa platine, on écoute les plus grands,... cela semble si facile. Et pourtant !
Pour cette première soirée de demi-finale, quatre candidats aux profils et parcours totalement différents se sont succédés sur la scène du Studio 4 de Flagey. Le hasard fait que le public, venu nombreux pour l’occasion, a pu goûter à nouveau au langage intense et expressif de Schumann puisque les deux récitals y étaient en partie dédiés.
Et voilà : c'est parti pour le 2e tour du Concours Reine Elisabeth, session piano 2016. Ayant fait la démonstration de leurs capacités techniques et de leur façon de conduire la polyphonie, les demi-finalistes sont maintenant appelés à concrétiser ces qualités dans un récital d'oeuvres du répertoire. Ils proposent deux programmes d'environ 45 minutes au choix du jury, oeuvre imposée comprise. Une nouveauté : de part et d'autre de la scène, deux grands écrans reflètent le clavier et il est très intéressant de voir la gestique de chacun, d'apprécier comment, à partir des doigtés adoptés, ils conçoivent les phrasés, organisent l'oeuvre.
Le Concours est une vaste entreprise qui mobilise toute une équipe bien au-delà du traditionnel mois de mai. Pour que chacun puisse en prendre la mesure, nous publions chaque jour un compte-rendu, une interview,… qui éclaire ce travail de l’ombre.
Aujourd’hui, nous donnons la parole à Michel-Etienne Van Neste, Secrétaire Général du Concours.
Je ne sais plus qui disait que l’on appréciait toujours plus ce que l’on connaissait mieux…
C’est dans cette optique que nous allons passer en revue les concertos que nous entendrons au cours de cette « session piano » du Concours Reine Elisabeth.
Et nous commençons par les Concertos de Mozart que nous aurons l’occasion d’écouter à 24 reprises au cours des demi-finales, avec une nette préférence des candidats pour les Concertos K. 466 (choisi par 32 candidats sur 76) et K. 467 (choisi 20 fois) devant les K. 503et 537. Ce sont les quatre concertos qui ont été sélectionnés par le Concours.
Des problèmes de droit nous empêchent bien sûr de proposer l’écoute entière des enregistrements de ces concertos. Nous en avons donc extrait les éléments qui illustrent le propos. Par ailleurs, en cliquant sur l’intitulé de chaque mouvement, vous serez dirigés par le mouvement entier sur YouTube, de préférence par les mêmes interprètes que ceux qui illustrent les propos sur notre site.
La rubrique a été testée par des personnes de différents niveaux de connaissances musicales pour s’assurer qu’elle est « accessible » pour le plus grand nombre.
Le concours entre cette semaine dans le vif du sujet avec les demi-finales. Les candidats joueront une œuvre imposée, écrite par le compositeur belge Fabian Fiorini. Nous l’avons rencontré dans une brasserie bruxelloise face à la gare du midi. Professeur de composition au Conservatoire Royal de Liège et pianiste de l'excellent Aka Moon, il est aussi un artiste engagé. Il se livre sur son art et sur le monde qui nous entoure.
Les derniers mots du propos d’introduction du Directeur résonnent encore quand l’orchestre attaque les premières mesures de l’Ouverture La Consécration de la Maison de Beethoven, une œuvre trop peu jouée qui célèbre les miracles de l’art. "Pour rêver, il suffit d’un seul homme. Pour oser, il faut être plusieurs et enfin pour partager il faut être ensemble."