Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Orient-Occident: une relation bien plus qu’exotique

par

Le Festival de Wallonie avait tracé la ligne directrice de son édition 2016 avant que l’actualité ne prenne un tournant dramatiquement en adéquation avec la thématique “Orient-Occident”. En découvrant ce thème, on pouvait certainement s’attendre à des choix de programmation intéressants de la part des différents festivals participants, notamment au Festival Musical de Namur qui s’est clôturé ce samedi 9 juillet.

Le New York City Ballet triomphe au Châtelet 

par

Pour sa douzième édition, le Festival des Etés de la Danse reçoit pour la première fois le New York City Ballet. Sur la scène du Châtelet, se succèdent cinq programmes différents en l’espace de trois semaines. J’ai eu la chance d’en voir deux, devant des salles combles qui ovationnent la compagnie fondée en octobre 1948 par le chorégraphe George Balanchine et la mécène Lincoln Kirstein.

Festival de Namur : Voyage dans le temps avec Cappella Romana

par

Cappella Romana : “Cyprus" dir.: Alexander LINGAS
C’est un concert hors du commun que Cappella Romana a offert ce lundi 4 juillet au Festival de Namur. L’ensemble vocal de chambre venu de la côte ouest des États-Unis (Portland, Oregon) nous proposait un florilège de pièces chypriotes du Moyen-Age et de la Renaissance, alliant les chants polyphoniques chrétiens de l’Orient grec et de l’Occident latin. Spécialistes dans leur domaine, ils mettent en valeur la richesse créative de l’époque ainsi que la diversité des musiques orthodoxe et catholique. Un programme qui fit le bonheur des musicologues, et qui suscita l’émerveillement de tout un chacun par la magie du cadre et de l’interprétation.

Makoto Ozone, alchimiste spontané

par

Ça démarre sans crier gare. Makoto Ozone essaye un intervalle sur le piano du Studio 4 et, après un grognement satisfait, le colore et le malaxe partout sur le clavier, testant des dissonances délicieuses et des gammes volubiles.
Comme un fleuve, la musique coule de sa tête et de ses doigts et on hausse un sourcil amusé quand, au détour d’un swing endiablé, c’est une Mazurka de Chopin qu’on reconnaît, sans se tromper.

Calixto Bieito se déchaîne !

par

© Annemie Augustijns

Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny de Kurt Weill
Reprise, sans doute, mais effet toujours garanti. En septembre 2011, cette production avait fait sensation - mais non scandale : le public du Vlaamse Opera de l'époque est celui de l'Opera Vlaanderen d'aujourd'hui, toujours aussi novateur. Le metteur en scène espagnol en met toujours plein la vue, pour notre plus grand bonheur. Parabole excitante d'un monde capitaliste fantasmé à l'extrême, Mahagonny réalise une union miraculeuse et unique entre théâtre et musique.

Keyvan Chemirani, une passerelle entre deux mondes  

par

S’il y a bien un artiste qui incarne la thématique Orient-­Occident du Festival de Wallonie cette année, c’est Keyvan Chemirani. Né en France, d’un père iranien et d’une mère française, il apprend le système rythmique du radif persan avec son père pour premier maître. Au gré de sa curiosité, il puise son héritage dans de multiples langages musicaux, de tradition orale ou écrite, se prêtant à la création d’œuvres personnelles parallèlement à son activité de soliste ou d’accompagnateur.

Ouverture du Festival Musical de Namur: “Un peu comme à la maison”

par

C’est en quelque sorte le “tube” de la maison que le Festival Musical de Namur offre à son public en guise de concert d’ouverture. Dans la salle bien remplie, on repère facilement ceux qui portent déjà le Diluvio dans leurs coeurs. Alors que Leonardo García Alarcón peut se vanter de l’avoir dirigé à la Chapelle Royale de Versailles deux jours auparavant, il déclare avec affection au public namurois qu’à l’Eglise St-Loup, “on se sent toujours un peu comme à la maison”.

Notre Dossier Prokofiev (4) : les Ballets, des fortunes diverses

par

Cindarella, chorégraphie de L. Lavrovsky

La musique de Prokofiev est fondamentalement dynamique et tonifiante, et comme telle, elle semble prédestinée à l’expression corporelle, ce que confirme l’affection qu’il a toujours portée aux rythmes de danses classiques (Gavotte, Menuet). De fait, quasiment toute musique de Prokofiev pourrait servir, et a souvent servi, à des adaptations chorégraphiques. Et cependant, ce sont des fortunes diverses qu’ont connu et que connaissent aujourd’hui encore les ballets de Prokofiev.