Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Bozar Music : la saison 2014 – 2015

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La saison 2014-2015 de BOZAR MUSIC porte l’empreinte de son nouveau directeur, Ulrich Hauschild qui succède à Christian Renard aux commandes depuis 1992. La vision du directeur venu d'Allemagne où il dirigeait le prestigieux Festival de Weimar inaugure une vision artistique marquée par l’interaction du public avec l’art, l’arrivée d’une jeune génération d’artistes, la transversalité des disciplines artistiques et le décloisonnement des genres musicaux. Une programmation thématisée, vivante et tournée vers l’avenir.

La prochaine saison de La Monnaie

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Peter de Caluwe © Bernd Uhlig

Avant de procéder pendant près d’une heure et demie à la présentation de la saison 2014-2015 de la Monnaie, Peter de Caluwe commença par rendre hommage à Gérard Mortier, décédé à peine 12 jours avant la conférence de presse. Le directeur général de la Monnaie parle avec cette assurance tranquille des personnes qui pourraient paraître immodestes dans leurs desseins mais qui sont -tout au contraire- animés par l’inébranlable conviction de faire oeuvre utile pour l’ensemble de la société en insistant sans faillir sur l’importance à la fois de la beauté et d’un esprit critique sans cesse en éveil pour que la culture enrichisse véritablement la vie des citoyens, et ne soit pas réduite au rôle de divertissement coûteux et de gouffre à subventions auquel certains veulent la limiter.

Récital Luis Fernando Perez

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© Myriam Florez

Luis Fernando Perez
Ludwig van Beethoven : Sonate n° 14 op. 27 n° 2 - Johannes Brahms : Ballades op. 10 - Isaac Albéniz, Iberia : Evocación - El Puerto - Rondeña - Almería - Triana - El Albaicín

Les amoureux d'Iberia le connaissent et les lecteurs de Crescendo se souviennent peut-être du concert qu'il avait donné l'été dernier avec l'intégrale du chef-d'oeuvre de la musique pour piano espagnole : Iberia d'Albeniz.

Cet opéra mérite une seconde chance

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Aben Hamet de Théodore Dubois
Troisième opéra méconnu révélé par les scènes françaises ces dernières semaines, Aben Hamet de Théodore Dubois (1837-1924). Après Les Barbares de Saint-Saëns, et Herculanum de Félicien David, avons-nous eu droit de nouveau à une grande redécouverte ? Poser la question est y répondre : pas vraiment.

L'éblouissant Debussy de Sir Simon Rattle

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© Hennek / EMI Classics

Berliner Philharmoniker, dir.: Simon Rattle
Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n.3 en en fa majeur, op. 90
Georg Friedrich Haas (1953) : Dark dreams
Claude Debussy (1862-1918) : La mer, trois esquisses symphoniques : De l'aube à midi sur la mer - Jeux de vagues - Dialogue du vent et de la mer

Une éruption en concert !

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Herculanum de Félicien David
Le Palazzetto Bru Zane-Centre de musique romantique française frappe fort, de plus en plus fort. Après la résurrection de l'opéra Les Barbares de Saint-Saëns, voici celle d'Herculanum de Félicien David (1810-1876) dans les ors de l'Opéra Royal de Versailles.

L'émancipation de Debussy sur Wagner et un compositeur lillois à l'ONL

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Richard Wagner (1813-1883) : Le Vaisseau fantôme, Ouverture en ré mineur
Edouard Lalo (1823-1892): Concerto pour violoncelle et orchestre en ré mineur
Claude Debussy (1862-1918) : Prélude à l'après-midi d'un faune - La Mer, trois esquisses symphoniques
Orchestre National de Lille, Jean-Claude Casadesus, direction – Henri Demarquette, violoncelle – Fernand Iaciu, violon solo

Seule manquait la pomme...

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Evelino Pido

Guillaume Tell de Rossini en version concert
Même sans le spectaculaire offert par la scène, une parfaite mise en place de tous les éléments musicaux assure la réussite d'un "Grand Opéra Français". Ce fut le cas de La Monnaie avec cette production en concert de Guillaume Tell, parangon d'un genre nouveau, que l'illustre italien crée en 1829, un an après La Muette de Portici d'Auber.

Une Abigaille pour sauver la production de Nabucco au Grand-Théâtre de Genève

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O combien le ‘Regietheater’ s’essouffle ! Est-il nécessaire que les Hébreux de la Bible revêtent les tenues d’un Rabbi Jacob au pied du Mur des Lamentations, que Nabuchodonosor arrive en jeep avec lunettes noires et uniforme d’un chef de junte militaire, que la pauvre Abigaille doive se lover dans une gigantesque boîte à chaussures pour trier ses classeurs fédéraux et que le peuple assyrien ait tunique jaune et pantalon noir, comme s’il s’était échappé de la dernière production de ‘Turandot’ !