Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Semyon Bychkov éblouissant dans Richard Strauss

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Emily Magee en impératrice © ROH

Pour célébrer le 150e anniversaire de Richard Strauss, le Royal Opera de Londres a mis cette saison « Elektra », « Die Frau ohne Schatten » et « Ariadne auf Naxos » à l’affiche. Pour « Die Frau ohne Schatten » (La femme sans ombre) qui n’avait plus été représenté depuis 2001, le Royal Opera a opté pour une coproduction avec la Scala de Milan dans une mise en scène de l’Allemand Claus Guth. La direction musicale a été confiée au chef Russe Semyon Bychkov qui fut le grand triomphateur de la soirée.

Et Satan conduit le bal...

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Bryn Terfel en Mephistohélès © ROH Bill Cooper

Faust de Gounod à Londres
Cela fait déjà dix ans que le Royal Opera présentait pour la première fois le Faust de Gounod mis en scène par David McVicar dans les décors de Charles Edwards et costumes de Brigitte Reiffenstuel. En 2004, c’était Antonio Pappano (devenu Sir Antonio Pappano !) qui dirigeait une distribution réunissant Angela Gheorghiu (Marguerite), Roberto Alagna (Faust), Bryn Terfel (Méphistophélès), Simon Keenlyside (Valentin) et Sophie Koch (Siébel). Pour la reprise de cette saison, Anna Netrebko était annoncée mais la diva russe a finalement décidé de ne pas ajouter le rôle de Marguerite (qu’elle devait aussi chanter à Vienne et Baden-Baden) à son répertoire puisque entretemps sa voix a considérablement évolué. Le spectacle, lui, reste une vraie fête vocale et la production de McVicar tient toujours le coup.

Kavakos/Wang, une très heureuse surprise !

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A priori, un duo entre Leonidas Kavakos et Yuja Wang semblait tenir du mariage entre la carpe et le lapin, tellement il était permis de se demander comment l’austère et rigoureux violoniste grec allait pouvoir s’assortir au jeu extraverti, voire carrément sportif, de la pétulante pianiste chinoise.
Le Grand Auditorium de la Philharmonie de Luxembourg était donc bien rempli pour entendre les deux musiciens se confronter aux sonates pour violon et piano de Brahms, répertoire exigeant s’il en est.

Tradition, tradition toujours...

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Ensemble avec Amonasro (Mark-RUCKER) et Aïda-(Kristin-LEWIS)

Aïda à Liège
Après la squelettique Aïda ratée du Vlaamse opera en juillet 2011, il était temps de se replonger dans une véritable ambiance verdienne, Egypte fantasmée ou non, mais Egypte quand même. La récente production de l'Opéra Royal de Wallonie a partiellement comblé nos souhaits. Loin des sirènes du "Regietheater" cher au Nord de la Belgique, Liège n'en a pas pour autant réussi un chef-d'oeuvre.

"Au Monde" de Philippe Boesmans, création mondiale

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Charlotte Hellekant (La fille aînée), Werner van Mechelen (Le fils aîné) ,Patricia Petibon (La seconde fille), Frode Olsen (Le père), Stéphane Degout (Ori), © Bernd Uhlig

Une chose est sûre: en choisissant de collaborer avec le dramaturge Joël Pommerat pour son sixième opéra (le septième si l’on compte son orchestration du Couronnement de Poppée), Philippe Boesmans n’aura pas opté par la facilité. Le livret -adapté par l’auteur au départ de sa pièce de théâtre éponyme- décrit un oppressant huis clos familial mettant aux prises les membres d’une famille fortunée, dans un cadre où l’amour est affreusement absent et les rapports entre personnages semblent régis plus que tout par la force (dont celle de l’argent), le pouvoir, l’ambition, les haines rentrées et de lourds non-dits.

Trifonov angélique

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Olivier Messiaen : Les offrandes oubliées, méditation symphonique
Frédéric Chopin : Concerto pour piano et orchestre n° 2, op. 21
Alexander Skryabin : Symphonie n° 3, op. 43, "Le poème divin"

Valery Gergiev direction - Daniil Trifonov piano - London Symphony Orchestra

La Trahison d' Arthus

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« Le Roi Arthus » d'Ernest Chausson à Strasbourg
Entre deux affrontements tragiques avec l'Allemagne -1870 et 1914-, Chausson travaille durement à l'écriture du livret et de la partition de son unique opéra, Le roi Arthus et cela, durant presque une décennie (1886-1895) ! Il est remarquable que la fascination des intellectuels français pour Wagner ait suscité une réaction émancipatrice si féconde chez les jeunes compositeurs.

Une mise en scène absconse pour ‘Luisa Miller’

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Une gigantesque plaque de marbre, avec l’effigie en albâtre d’une Marie-Louise assise avec deux ou trois personnes de sa suite face à l’âtre d’une cheminée surmontée du buste de Giuseppe Verdi, pourrait figurer dans un cimetière monumental, tel qu’on le trouve à Milan. Durant l’ouverture, le dit cénotaphe est glissé par un treuil jusque dans les cintres et laisse apparaître, au sein d’une couronne de fleurs, le cadavre de Luisa que révèrent les choristes masculins en jaquette et haut de forme et leurs compagnes en tenues de deuil.

Trilogie Mendelssohn au KlaraFestival

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Le premier concert de la trilogie Mendelssohn donnée par la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême au Palais des Beaux-Arts (les deux suivants se donnaient à Anvers et à Bruges) bénéficia certainement de la visite du Barack Obama, venu prononcer son désormais célèbre discours de Bruxelles dans la grande salle Henry Le Boeuf l’après-midi même. Le temps que l’on remette en ordre la salle, cette belle soirée commença avec une heure de retard. Et alors que les spectateurs pénétraient dans la salle, l’orchestre en était encore à terminer sa répétition. Mais le disait si finement Greet Samyn, la charmante présentatrice de Klara montée sur scène pour présenter cette belle soirée retransmise en direct sur les ondes de la radio, ce n’est pas tous les jours qu’on a le privilège d’avoir le président des Etats-Unis assurer la première partie d’un concert.

Une traînée dans la boue

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Lady Macbeth du district de Mtsensk de Chostakovitch
Le public belge attendait avec impatience la nouvelle production de Calixto Bieito après sa sulfureuse Mahagonny de 2011, foisonnante d'invention, hystérique et provocante sans doute, mais toujours en situation.