Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Deux opérettes amusantes, mais légère déconvenue tout de même...

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A Paris
Croquefer ou le dernier des paladins
L’Île de Tulipatan
(Offenbach)
Parmi la quelque centaine d’ouvrages composés par Offenbach pour la scène, seules les “grandes” opérettes sont régulièrement montées : Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Grande-duchesse de Gerolstein, La Vie parisienne  ou encore La Périchole. C’est oublier le nombre impressionnant d’oeuvrettes en un acte créées aux Bouffes Parisiens, et qui ne connaissent de reprises que très occasionnellement (sans parler d’enregistrements, rarissimes).

Vers tes autels Jupin, nous accourons joyeux !

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A Liège
De toutes les opérettes d’Offenbach, La Belle Hélène (1864) est la plus théâtrale, en ce sens qu’elle contient le plus de dialogues. Le joyeux tandem Corinne et Gilles Benizio, connu à la scène sous son nom de clowns “Shirley et Dino”, a eu recours à la version tout à fait originale, rétablissant donc l’intégralité des “Jeux d’esprit” au premier acte (charade, calembour et bouts rimés) et du Jeu de l’Oie au second.

Une “Flûte” trash mais passionnante

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A Anvers
D’immenses murailles mouvantes s’ouvrent sur un univers ancré dans la Nature. La Nature aquatique de la Reine de la Nuit et de ses Dames-ondines, la Nature terrestre de Sarastro et de ses acolytes cow-boys. Dans ce monde scindé en deux, évoluent une Pamina biche effarouchée et un Tamino très perdu, aidés par un Papageno homme des bois, apparaissant sur un pont de singes et crachant comme une bête féroce. Même l’Orateur se fond dans la forêt et discourt sous forme d’arbre.

Robert le Diable, une résurrection inaboutie

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A Londres
Le Grand Opéra Français est un art total et complexe : sa réussite demande un équilibre parfait entre ses multiples composantes, tant scéniques que chorégraphiques, orchestrales et vocales. Genre très exigeant, mais qui semble petit à petit retrouver le succès grâce à une approche historique nouvelle, à la prestation de voix capables d’affronter des tessitures éprouvantes et de tenir cinq longs actes, ce qui requiert une endurance particulière.

Un Belge sous Louis XVI

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Thésée de Gossec à Liège
Décidément, la tragédie lyrique post-gluckiste a le vent en poupe ces derniers temps. Après Catel ou Sacchini, voici Gossec. Non, ce musicien originaire du Hainaut belge n’est pas seulement l’auteur de symphonies remarquables ni de chants révolutionnaires, mais aussi de deux tragédies lyriques dont ce Thésée de 1782, écrit sur le même texte de Quinault déjà utilisé par le vieux Lully, ainsi que le voulait Devismes, directeur de l’Opéra, dans un effort de relance du patrimoine, à l’instar de l’Armide de Gluck ou de l’Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach.

Une redécouverte majeure

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Le Mage de Massenet à Saint-Etienne
L'année Massenet (1912-2012) se termine en apothéose avec cette “recréation” de l’opéra Le Mage dans le cadre de la Biennale organisée par l’Opéra-Théâtre de sa ville natale. Recréation ? Oui, en quelque sorte, car l’oeuvre, créée en 1891 à l’Opéra de Paris, si elle connut un beau succès public (31 représentations), fut éreintée par la critique et jamais reprise, hormis une fugitive apparition à La Haye cinq ans plus tard.

Une redécouverte majeure à Saint-Etienne

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Le Mage de Massenet

L’année Massenet (1912-2012) se termine en apothéose avec cette “recréation” de l’opéra Le Mage dans le cadre de la Biennale organisée par l’Opéra-Théâtre de sa ville natale. Recréation ? Oui, en quelque sorte, car l’oeuvre, créée en 1891 à l’Opéra de Paris, si elle connut un beau succès public (31 représentations), fut éreintée par la critique et jamais reprise, hormis une fugitive apparition à La Haye cinq ans plus tard. Il s’agit donc bel et bien d’une redécouverte totale. Comment appréhender cet oubli qui paraît incompréhensible ?

Reconnaissance d'une oeuvre majeure

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Der Ferne Klang à Strasbourg

C‘est l’Opéra National du Rhin qui a présenté, un siècle après sa création à Frankfort, (18 août 1912) la première représentation scénique en France de « Der Ferne Klang » (Le son lointain) de Franz Schreker. C’est grâce à cet opéra que le compositeur autrichien fut reconnu internationalement.

Quand la nuit tombe sur Flagey

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Dans le cadre du "Festival of the Imaginary, Fables", le Pierrot Lunaire d'Arnold Schönberg était présenté à Flagey par l'ensemble Het Collectief et Eine kleine Nachtmusik de Mozart par le Quatuor Alfama. Entre ces deux œuvres s'est intercalé Papillons de nuit, film d'animation de Raoul Servais (Belgique, 1998).