Fidelio et Jérôme Bosch ?

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L’unique opéra de Ludwig van Beethoven – qu’il a d’ailleurs difficilement mis au point entre 1805 et 1814 - ne compte pas parmi les opéras les plus représentés. On connaît néanmoins ses idéaux généreux de dénonciation des pouvoirs abusifs, de lutte pour la liberté, de gouvernement éclairé, d’exaltation de la promesse faite, du sens du sacrifice, de glorification de la liberté. C’est une œuvre engagée, conclue par un happy end bienvenu : Leonore, déguisée en Fidelio, est parvenue à sauver Florestan des griffes du sanguinaire Pizzaro.

Ajoutons-y un aspect plus léger : la pauvre petite Marzelline, fille du geôlier Rocco, éprise de… Fidelio, au déguisement très réussi donc.

 Un violoncelliste à la rescousse !  

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Amère déception ! Telle est l’impression que nous a laissé le programme Schumann présenté, le mercredi  5 décembre, par l’Orchestre de la Suisse Romande sous la direction de Marek Janowski. De l’époque où il en fut le chef titulaire, entre 2005 et 2012, l’on a conservé le souvenir de symphonies de Brahms, Beethoven ou Bruckner d’une lourdeur extrême ; néanmoins, l’on chérit l’évocation d’un concert de dimanche après-midi où figuraient Tod und Verklärung de Richard Strauss et un premier acte de Die Walküre, stupéfiant par son souffle tragique.  

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Jean-Sébastien BACH  (1685-1750) : Sonates pour violon et basse continue BWV 1021 et 1023–Sonates pour violon et clavecin obligé BWV 1014, 1015, 1016, 1017, 1018 et 1019. Petra MÜLLEJANS (violon), Sabine BAUER (clavecin), Marie DELLER (violoncelle). DDD–2018–55’ 11’’ et 60’ 28’’–Textes de présentation en anglais et en allemand–Bastille Musique 8

L’OSR centenaire !

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En cette dernière semaine de novembre, l’Orchestre de la Suisse Romande commémore ses cent ans d’existence par trois concerts exceptionnels.

Le 27 novembre, Jonathan Nott, son directeur artistique et musical, a choisi un programme éclectique débutant par une œuvre étroitement associée au répertoire de la formation, la Troisième Symphonie dite Liturgique d’Arthur Honegger, créée à Zürich le 17 août 1946 sous la baguette de son dédicataire, Charles Münch puis mise régulièrement à l’affiche par Ernest Ansermet. «J’ai figuré musicalement le combat qui se livre dans le cœur (de l’homme) entre l’abandon aux forces aveugles qui l’enserrent et l’instinct du bonheur, l’amour de la paix, le sentiment du refuge divin», déclarait le compositeur. Dans le Dies irae initial, le chef provoque l’opposition des blocs sonores aux arêtes tranchantes pour faire surgir l’exaltation des cordes face à la rigidité des cuivres. Le De profundis clamavi est une sombre méditation que transperce le lyrisme consolateur des violons contrepointé par les volutes de la flûte. Et le Dona nobis pacem ressemble à une marche inexorable, scandée par les cordes jusqu’au paroxysme de la violence ; puis un legato soutenu exprime l’apaisement en une conclusion impressionnante.

Bertrand Chamayou revisite Saint-Saëns

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Le brillant pianiste Bertrand Chamayou nous offre un disque magistral consacré à Camille Saint-Saëns pour le label Erato ! En plus de revisiter les célèbres concertos n°2 et n°5, il nous fait découvrir une belle sélection de petites pièces, saynètes évocatrices et poétiques. Bertrand Chamayou revient, pour Crescendo Magazine, sur la genèse de ce projet et sur sa relation à ce compositeur.  

Le deuxième opéra de chambre de Luke Bedford

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Luke BEDFORD (° 1978) : Through his Teeth. Livret de David HARROWER. Siri Karoline THORNHILL (soprano), Sirin KILIC (mezzo-soprano), Georg GÄDKER (baryton), Holst-Sinfonietta, dir.  Klaus SIMON. DDD–2018–53’ 35’’–Textes de présentation en anglais et allemand–Bastille Musique 7. 

Dialogue Murakami/Ozawa, pour la passion de la musique

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Cet objet livresque est aussi non-identifié que passionnant ! D’un côté une légende de la musique classique et de l’autre une star de la littérature mondiale qui parlent de musique. Cet ouvrage publié en 2011 au Japon, puis en 2016 dans sa traduction anglaise est désormais traduit en français. Il est le fruit de rencontres entre l’homme de lettres et le musicien alors que ce dernier, en convalescence, pouvait consacrer du temps à cet exercice.

Mam’zelle Nitouche poursuit sa carrière en pleine forme

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Le spectacle, présenté en octobre 2017 à Toulon et en décembre de la même année à Nantes, fait l’objet d’une importante tournée cette saison jusqu’en mai 2019, avant de s’installer à Paris en juin 2019 au Théâtre de Marigny dans le cadre du Festival Palazetto Bru Zane.

Scènes en miroir à la vie d’Hervé

Mam’zelle Nitouche, vaudeville-opérette en trois actes et quatre tableaux, est parsemé d’éléments autobiographiques. Le livret d’Henri Meilhac et Albert Millaud met en scène l’organiste d’un couvent qui devient, à la nuit tombée, un homme de théâtre présentant ses œuvres légères. Or, au début de sa carrière et pendant une dizaine d’années, Hervé, organiste de Bicêtre puis de Saint-Eustache le jour, occupait ses soirées à représenter ses spectacles tout en les mettant en scène et chantant lui-même. Mais il ne menait plus cette double-vie dès la seconde moitié des années 1860 où ses grandes opérettes furent créées (Les chevaliers de la Table ronde, L’Oeil crevé, Chilpéric, Le Petit Faust). A sa création en janvier 1883, Mam’zelle Nitouche était intitulée « comédie-vaudeville », accordant l’importance première à l’action théâtrale, l’œuvre étant spécialement conçue pour Anna Judic, vedette du Théâtre des Variétés.

1925 était-elle l'année d'or du violoncelle ?

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Paul Hindemith (1895-1963) : Kammermusik n°3, op. 36-2 ; Jacques Ibert (1890-1962) : Concerto pour violoncelle et orchestre ; Ernst Toch (1887-1964) : concerto pour violoncelle et orchestre de chambre, op. 35 ; Bohuslav Martinů (1890-1959) : Concertino pour violoncelle, vents, piano et percussion en do mineur, H.143. Christoph Heesch, violoncelle, Eroica Berlin, Jakob Lehmann, direction.  DDD-2018-Notice en allemand et anglais. 70'14". Genuin GEN 18613.