L’hommage posthume de Steven Isserlis à son ami John Tavener

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John Tavener (1944-2013) :  Preces and Responses et No longer mourn for me, arrangements pour huit violoncelles par Steven Isserlis ; La mort d’Ivan Ilyich, monodrame pour baryton-basse et orchestre ; Mahámátar, pour voix de femme orientale, chœur et orchestre ; Popule meus, pour violoncelle et orchestre. Steven Isserlis, violoncelle ; Matthew Rose, basse ; Abi Sampa, chanteuse soufie ; Sept violoncellistes ; Trinity Boys Choir ;Phil direction Omer Meir Wellber. 2017 et 2019. Notice en anglais, en français et en allemand. 71.57. Hyperion CDA68246.

Andris Nelsons, le brucknérien terrestre

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Richard Wagner (1813-1883) : ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg ; Anton Bruckner (1824-1896) :  Symphonie n°2 en Ut mineur WAB 102 (Version 1877, Edition William Carragan, 2007) ; Symphonie n°8 en Ut mineur WAB 108 (Version 1890, Edition Leopold Nowak). Gewandhausorchester Leipzig, Andris Nelsons. 2019. Livret en allemand et anglais. DGG. 

Georgi Catoire, un méconnu de la musique russe 

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Georgi Catoire (1861-1926) : Concerto pour piano et orchestre op. 21 ; Quintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle op. 28 ; Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle op. 31. Olivier Triendl, piano ; Quatuor Vogler ; Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, direction Roland Kluttig. 2019 et 2020. Notice en allemand et en anglais. 78.15. Capriccio C5403.

Des nouveautés chez Breitkopf 

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La pandémie ne ralentit pas les ardeurs de publications des maisons d’éditions de musique. Du côté de Breitkopf & Härtel, on retrouve toute une série de PO au format d’étude dans leur collection dédiée nommée Partitur-Bibliothek et quelques beaux grands formats. 

Robert Schumann se taille la part du lion avec les ouvertures de Genoveva (PB 5549) , Hermann und Dorothea ( PB 5548) et Manfred  (PB 5546). Cette collection d’ouverture se prolonge avec celle des Scènes tirées du Faust de Goethe (PB 5545), que l'on joue rarement seule.  Du côté des “raretés” on est heureux de retrouver le rare Ouverture, Scherzo et Finale (PB 5544), l’une des plus belles partitions du compositeur allemand.  Rudolf Riebel et Peter Jost sont les éditeurs de ces partitions et ils introduisent le propos dans chacune de ces parutions. 

Le parcours chez les compositeurs se poursuit avec la Symphonie n°5 en ré mineur “Réformation” de Felix Mendelssohn (PB 5598) tirée à part de l’édition complète des œuvres du compositeur réalisée sous l’autorité de Thomas Schmidt. Du côté des partitions concertantes, on est heureux de trouver un volume qui rassemble les quatre concertos pour cor et orchestre de Mozart (PB 15417) édités par Henrik Weise. Cet ensemble est bien pratique car il propose les deux versions du rondo du concerto KV 412/514. Au format de poche, ce volume est à acquérir d'urgence par les cornistes. 

Lohengrin à Stuttgart, vu par le prisme politique d’Arpad Schilling

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Richard Wagner (1813-1886) : Lohengrin, opéra en trois actes. Michael König (Lohengrin), Simone Schneider (Elsa), Goran Juric (Heinrich), Martin Gantner (Telramund), Okka von der Damerau (Ortrud), Shigeo Ishino (Le Héraut) ; Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Stuttgart, direction Cornelius Meister. 2018. Notice en anglais, en français et en allemand. Pas de texte du livret. Sous-titres en anglais, en français, en allemand, en espagnol, en coréen et en japonais. 223.00. Deux DVD BelAir BAC175. Disponible aussi en Blu Ray.

Bach l’œuvre d’orgue, volume 4 par Jean-Luc Thellin : une grande intégrale en cours

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Praeludium & Fuge en mi mineur BWV 548, en sol mineur BWV 535 ; Schmücke dich, o liebe Seele BWV 654 ; Fantasia en ut majeur BWV 570 ; Allein Gott in der Höh sei Ehr BWV 662-664 ; Concerto en ré mineur BWV 974 ; Toccata & Fuge en ré mineur BWV 538. Jean-Luc Thellin, orgue du Temple du Bouclier à Strasbourg. Livret en français (traduction néerlandaise et anglaise accessible par QR code sur le site internet de l’éditeur). Octobre 2019. TT 76’25. Organroxx 14

Esther Yoo, violoniste 

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Esther Yoo- Zen Trio
Photo: Marco Borggreve

Le public se souvient de la violoniste Esther Yoo pour son quatrième prix au Concours Reine Elisabeth 2012. Âgée seulement de 17 ans, la jeune musicienne qui habite en Belgique depuis l’âge de 6 ans, avait marqué l’auditoire par une interprétation subtile de Concerto pour violon de Beethoven. Depuis, la musicienne n’a cessé de s’affirmer autant en récital, qu’en concerto ou en musique de chambre. C’est en membre du Trio Z.E.N, fondé avec ses compères  la pianiste  Zhang Zuo et le violoncelliste Narek Hakhnazaryan, qu'elle fait l’actualité à l’occasion de la sortie du deuxième album du trio. 

La première question porte sur le nom du trio. Le nom Z.E.N. prend les initiales des trois musiciens de l'ensemble, mais j'ai lu sur le site web du trio que c'est aussi une philosophie d'approche de la musique de chambre. Alors comment la musique de chambre peut-elle être "Z.E.N." ?

Le nom du trio est avant tout un acronyme coïncidant avec les prénoms de nos membres. Cependant, c'est aussi une approche philosophique de la façon dont nous mettons de côté nos mentalités et nos carrières de solistes indépendants pour un moment et nous réunissons en une seule unité dans le format du trio avec piano pour atteindre l'harmonie en musique. Bien que nous soyons tous des solistes actifs, la musique de chambre est essentielle pour nous tous et nous sommes toujours impatients de partager ces expériences musicales plus intimes entre nous et avec notre public.

Votre nouvel album pour DG s'appelle "Burning Through The Cold". Pouvez-vous nous expliquer la signification de ce titre ?

"Burning Through The Cold" est une représentation du type de répertoire et d'expérience musicale que l'on peut trouver dans l'album. C'est un clin d'œil aux événements historiques très importants que la sélection de morceaux dépeint (par exemple, le Trio n°2 avec piano de Chostakovitch révèle tant de choses sur les expériences du compositeur pendant la Seconde Guerre mondiale).  

Les détails de l'histoire peuvent changer avec le temps, mais il y a des choses du passé qui se répètent aujourd'hui. Bien sûr, lorsque nous avons enregistré l'album, nous n'avions aucune idée de ce qu'apporterait 2020 mais, avec le recul, il existe des liens communs entre les craintes de Chostakovitch et ce que tant de personnes ont vécu pendant la pandémie actuelle. Nous avons choisi le titre "Burning through the Cold" pour montrer comment ce genre de musique résonne encore si fortement aujourd'hui et comment nous avons la force et la persévérance nécessaires pour surmonter les difficultés.