D’autres facettes de Stanisław Moniuszko : sa musique sacrée

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Stanisław Moniuszko (1819-1872) : Litanies d’Ostra Brama ; Sub tuum praesidium ; Ecce lignum crucis ; Marche funèbre d’Antoni Orlowski ; Requiem aeternam. Ingrida Gápová, soprano ; Marion Eckstein, alto ; Sebastian Mach, ténor ; Maximilian Argmann, basse ; Goldberg Baroque Ensemble ; Gellert Ensemble, direction Andrzej Szadejko. 2022. Notice en anglais, en français et en allemand. Textes chantés en latin. 62.38. SACD MDG 902 2278-6.

La musique de chambre avec piano d’Artur Malawski : premières gravures mondiales 

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Artur Malawski (1904-1957) : Conte de fée pour violon et piano ; Burlesque pour violon et piano ; Trois Chants d’enfants pour voix et piano ; Sonate sur des thèmes de Feliks Janiewicz ; Trio pour piano, violon et violoncelle, et autres petites pièces. Sylwia Michalik, piano ; Malgorzata Wasiucionek-Potera et Kamila Wasik-Janiak, violon ; Adam Krzeszowiec, violoncelle ; Inga Poskuté, soprano ; Iga Polonska, mezzo-soprano. 2022. Notice en polonais et en anglais. 80.05. Un album de deux CD Dux 1831/32.

À quatre ou en duo, les violons dans l’arène : Imaginarium réveille l’imaginaire de Telemann

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Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Concerto con 4 violin en sol majeur TWV 40:201. Zwangiste Lection des Music-Meisters en sol majeur TWV 40:111. Concerto a 4 violini senza basso en ré majeur TWV 40:202. Duetti en sol majeur, la mineur, si mineur TWV 40:124-126. Sonata à IV violini en ut majeur TWV 40:203. Canons mélodieux ou VI Sonates en duo : Sonata I en sol majeur TWV 40:118, Sonata III en ré majeur TWV 40:120. Sonata I en ré majeur TWV 40:103. Imaginarium Ensemble. Enrico Onofri, Alessandro Tampieri, Boris Begelman, Maria Cristina Vasi, violon baroque. Août 2022. Livret en anglais, français, allemand, italien. TT 63’29. Passacaille PAS 1126

Attention, Musiques Fraîches !, à Arsonic

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Année après année, Attention, Musiques Fraîches ! (les anciennes Dernières Nouvelles de Musiques Nouvelles), s’attache à proposer (à Arsonic, puis à Flagey) de nouvelles partitions, souvent jeunes, souvent de chez nous, toujours enclines à titiller notre curiosité -et cette fibre, sensible, réceptive, tressaille quand le compositeur, humain tel que nous, en plus de livrer le produit de son imaginaire sonore aux mains d’un ensemble de musiciens qui se charge de nous le transmettre (c’est là où l’interprétation prend tout son sens), va sur scène, regarde le public, saisit un micro et tente quelques mots, qui expliquent, situent, contextualisent son point de départ, ses recherches, ses errements, ce qui l’a poussé à tenter l’étrange exercice de la création.

La chose est d’autant plus touchante que le programme réunit fille et père : celui-ci, au pas mal assuré, est de retour dans un de ces lieux de musique perdus de vue (et étrangement hors d’atteinte) depuis des années (la santé, les difficultés, la vie quoi…), hésitant, comme si avoir remis la main sur le papier à musique était déjà ahurissant (quand on n’a plus écrit, va-t-on pouvoir réécrire ?), alors que dire quand on est là, quelques secondes avant de faire face à ce qui s’est retrouvé sur la portée, ce qui a coulé entre les lignes, comme malgré soi ? Les Retouches de Jean-Louis Libert sont celles de la vieille dame qui cousait les ourlets du pantalon offert par la marraine de son frère, souvenir d’un temps de slow fashion où l’on maniait aiguille et fil à la maison, parfois à la Singer, souvent à la lumière d’une 40 watts ; sa pièce émeut, mature, pleine de cet entendement stupéfié que l’épreuve apporte, de cette beauté qui ne fraye pas avec le canon, mais fait appel à cette fibre, sensible, réceptive…

Hommage à Fou Ts’Ong : de précieuses archives de concert

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Fou Ts’Ong. Live in concert : Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate en mi majeur K380 ; Franz Schubert (1797-1828) : Sonate en ut majeur D 840 ; Frédéric Chopin (1810-1849) : Mazurkas n° 8, 11, 13, 36, 51 et 52 ; Nocturnes op. 62 n° 1 et 2 ; Polonaise-Fantaisie op. 61 ; Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Visions fugitives op. 22, n° 1 à 3 et 5 à 11. Fou Ts’Ong, piano. 1959, 1999, 2005. Notice en français et en anglais. 80.49. Solstice SOCD 402.

L’anniversaire des Heures Musicales de Biot avec Alexander Malofeev

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Située sur les hauteurs  entre Nice et Antibes, la ville de Biot accueille un festival devenu un incontournable dans la région grâce à la qualité de ses concerts et des artistes invités. La connaissance, l'enthousiasme et le charisme de sa directrice Liliane Valsecchi, ont fidélisé la participation des meilleurs solistes : Brigitte Engerer, Nelson Freire et Nicholas Angelich ont été de fidèles amis. Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, Khatia Buniatishvili, Nikolai Lugansky, Edgar Moreau reviennent avec plaisir. Cette année, c’est le jeune pianiste russe Alexander Malofeev qui fait l’évènement. Sa venue avait été programmée à Biot il y a quelques années, mais avec la crise sanitaire, ce n'est que maintenant qu'il a pu venir enchanter le public. 

Il commence le récital avec la Sonate nᵒ 14 "Au clair de lune" de Beethoven. Il envoûte le public dès les premières mesures du premier mouvement Adagio sostenuto. Il prend son temps, tout est d'une miraculeuse fluidité, le climat est inquiet, interrogatif, hypnotique, l'auditoire a le souffle coupé. Dans l'Allegretto, il est malicieux, il joue avec humour et fait alterner joyeusement legato et staccato. Malofeev  attaque le Presto avec une puissance fulgurante. Il a d'impressionnants moyens digitaux et nous entraîne, comme une tornade, vers la démesure et la folie.  

Il continue avec la Sonate n°2 en si bémol mineur de Frédéric Chopin. Malofeev semble venir d'une autre planète et il nous invite à venir l'explorer. C'est fulgurant, orchestral. Dans les deux premiers mouvements il y a tout ce qu'on peut imaginer de violence et de terreur de la mort. Malofeev met son génie technique au service des intentions du compositeur. Aucune nuance d'émotion et de drame ne manque. Chaque note est absolument maîtrisée. C'est un clavier qui dévore la musique. La "Marche funèbre" est un spectacle ahurissant. Ce sont des funérailles nationales. C'est hallucinant de précision et de puissance. 

Le guide des festivals 2023 de Crescendo Magazine

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Suite au grand succès de l’édition 2022 de notre guide des Festivals, nous sommes heureux de vous proposer sa seconde édition.

Ce guide des festivals de Crescendo-Magazine vous propose 30 festivals à travers le monde. 30 festivals car c’est cette année les 30 ans de notre média. Comme les années se suivent, mais ne ressemblent pas, vous découvrirez un panorama largement remanié par rapport à l’édition précédente.  2023 est d’autant plus une année charnière car des festivals et non des moindres voient un passage de relais à l’image du Festival de Colmar désormais placé sous la direction artistique d’Alain Altinoglu.   

Dès lors, cette sélection est une manière de saluer 30 manifestations qui, à travers les pays, les ambitions et les propositions montrent le dynamisme de la scène musicale actuelle des musiques anciennes au répertoire contemporain avec des ouvertures vers les jeunes artistes. Comme l’an passé, cette sélection ne se veut en rien exhaustive, ni sélective car il existe des centaines de festivals, jeunes pousses ou manifestations légendaires qui ne cessent de s’activer dans un contexte difficile pour faire vivre la musique au-delà des limites de frontières géographiques. Ce guide des Festivals est simplement une fenêtre, une invitation à découvrir des évènements qui, à un degré ou un autre, innovent ou donnent un diapason d’excellence.