Débuts discographiques de Kim Bernard 

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Frédéric Chopin (1810-1842) : Ballade n°4 en fa majeur, Op.52 : Berceuse en ré bémol majeur, Op.57 ; Barcarolle en fa dièse majeur, Op.60 ; Claude Debussy (1862-1918 : L’Isle Joyeuse, Images ; Maurice Ravel (1875-1937) : Le Tombeau de Couperin M.68.  Kim Bernard, piano. 2022. Livret en anglais et français. 72’20’’. Warner Classics. 01900296201141. 

Un coffret testimonial pour la légendaire Wanda Landowska

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Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Concerto en ré majeur BWV 972 d’après Vivaldi ; Sonate pour violon et clavecin en mi majeur BWV 1016 ; Prélude, Fugue et Allegro en mi dièse majeur BWV 998 ; Variations Goldberg BWV 988 ; Partita n° 2 en do mineur BWV 826 ; Capriccio en si majeur BWV 992 ; Le Clavier bien tempéré, Livres I et II BWV 846 à 893 ; Toccata en ré majeur BWV 912 ; Suite française n° 6 en mi majeur BWV 817. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate n° 11 en la majeur KV 331 : Rondo alla turca ; Menuet en ré majeur KV 355 ; Rondo en ré majeur KV 485 ; Concerto pour piano et orchestre n° 22 en mi bémol majeur KV 482 ; Sonate pour piano en sol majeur KV 283 ; Rondo en la majeur KV 511, Fantaisie en ré mineur KV 397. Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Concerto pour clavecin Hob. XVIII’11. Georg Friedrich Händel (1685-1759) : Concerto pour orgue n° 6 en si majeur op. 4 HWV 294, transcription pour clavecin. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonates K. 6, 8, 20, 32, 104, 124, 141, 187,193, 234, 247, 328, 380, 397, 422, 423, 430, 443, 447, 450, 474, 481, 492 et 519. Pièces pour clavecin de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), Jacques Champion de Chambonnières (c. 1601/2 – c. 1672), François Couperin (1668-1733) et Henry Purcell (1659-1695). Wanda Landowska, clavecin et piano ; Yehudi Menuhin, violon ; Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, direction Eugène Bigot ; Orchestre Philharmonique de New York, direction Artur Rodzinski. 1933-1956. Notice en allemand et en anglais. Un coffret de dix CD Profil Hänssler PH22027. 

Vêpres en l’honneur de Saint François Xavier à la Cour dresdoise d’Auguste le Fort

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Dresden Vespers. Johann David Heinichen (1683-1729) : Dixit Dominus, en fa majeur SeiH 44. Confitebor, en sol majeur SeiH 32. Beatus vir, en mi bémol majeur SeiH 28. Laudate pueri, en fa majeur SeiH 84. Laudate Dominum, en fa majeur SeiH 83. Iste confessor, en sol mineur SeiH 58a. Magnificat, en si bémol majeur SeiH 93. Alma Redemptoris Mater, en mi bémol majeur SeiH 23. Litaniæ de Sancto Xaverio, en ut mineur SeiH 87. Jaroslaw Thiel. Ensemble Polyharmonique. Wroclaw Baroque Orchestra. Livret en anglais, français, allemand ; paroles en latin, traduction trilingue. Juillet 2021. TT 67’21. Accent ACC 24381

Anthony Hermus prend la tête du Belgian National Orchestra

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Affluence et effervescence des grands soirs aux Palais des Beaux-Arts à l’occasion de ce premier concert de la saison de l’Orchestre National sous la baguette de celui qui n’est encore officiellement que le futur directeur musical de l’orchestre (il ne prendra en effet ses fonctions qu’en septembre 2023). Mais même si la présente saison est encore annoncée comme étant de transition, il ne fait pas de doute qu’Antony Hermus -qui dirigera en tout cinq programmes- entend bien dès à présent imprimer son sceau sur la formation bruxelloise.

Après un bref discours inaugural de l’intendant Hans Waege où ce dernier se félicita entre autres de voir enfin l’Orchestre National officiellement lié à la salle Henry Le Boeuf en devenant l’orchestre maison de Bozar ainsi que du prestige accru de l’ensemble qui accomplira cette saison d’importantes tournées en Grande-Bretagne et en Espagne et se produira également à trois reprises à Salzbourg, c’est sur les chapeaux des roues que le chef néerlandais et l’orchestre entamèrent ce concert en proposant au public Pulses of the Earth (2017) du compositeur anversois Wim Henderickx (né en 1962). Longue d’environ dix minutes et version révisée du deuxième mouvement de la Symphonie N° 2 « Aquarius ‘ Dream » de l’auteur, l’oeuvre -dynamique, bruyante, colorée et animée d’une irrésistible pulsion rythmique-  fait montre d’une écriture orchestrale très maîtrisée. C’est à une véritable débauche de couleurs et de rythmes qu’on a droit, sans parler des interventions vocales de l’orchestre qui à certains moments crie « cha-cha-cha » avec beaucoup d’enthousiasme. Le chef, l’orchestre et le compositeur -apparemment ravi- furent chaleureusement applaudis.

Louis Vierne par Laurent Wagschal 

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Louis Vierne (1870-1937) : Suite bourguignonne, Op.17 ; Deux pièces pour piano Op.7 ; Douze Préludes, Op.36 ; Le Glas, Poème des cloches funèbres, op.36, n°2. Laurent Wagschal, piano. 2021. Livret en français et en anglais. 70’25’’. Calliope. CAL2193. 

Recuerdos, un voyage musical des temps troublés avec Augustin Hadelich 

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Pablo de Sarasate (1844-1908) / Georges Bizet (1838-1875) : Fantaisie sur Carmen de Bizet, op.25 ; Serge Prokofiev (1891-1963) :  Concerto pour violon n°2 en sol mineur, Op.63 ; Benjamin Britten (1913-1976) : Concerto pour violon en ré mineur, Op.15 ; Francisco Tárrega (1862-1909) : Recuerdos de la Alhambra (arrangement pour violon solo de Ruggiero Ricci). Augustin Hadelich, violon ; WDR Sinfonieorchester, Cristian Măcelaru. 2021. Livret en anglais, allemand et français. 79’55. Warner Classics : 0190296310768.

La Pologne ranime le souvenir du pianiste Jan Ekier

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturnes op. 27 n° 1 en do dièse mineur et n° 2 en ré bémol majeur ; Etudes op. 10 n° 12 en do mineur et op. 25 n° 2 en fa mineur ; Berceuse op. 57 en ré bémol majeur ; Scherzo op. 31 en si bémol mineur et op. 39 en do dièse mineur ; Valses op. 34 n° 1 en la bémol majeur et op. 64 n° 2 en do dièse mineur. Karol Szymanowski (1882-1937) : 4 Mazurkas op. 50 ; Masques op. 34 : Schéhérazade ; 2 Mazurkas op. 62. Jan Ekier, piano. 1954-1978. Notice en polonais et en anglais. 75.17. Dux 1838.

Au Festival de Salzbourg 2022

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Cette année, les Salzburger Festspiele ont à nouveau pu présenter un riche programme de concerts, récitals, opéra et théâtre, un soulagement après les problèmes et restrictions de l’année précédente. Six productions scéniques et deux versions de concert étaient à l’affiche. Dans les distributions, à côté de noms illustres, de jeunes chanteurs participant au «Young Singers Project», qui suivent des Masterclasses et ont été choisis pour faire partie de l’ensemble. C’était le cas de la soprano belge Flore Van Meerssche qui a été distribuée en « sacerdotessa » dans la production d’Aida (Verdi) dirigée d’ailleurs par Alain Altinoglu, le directeur musical de la Monnaie.

Cette Aida était une reprise de la production de 2017 dans une mise en scène de Shirin Neshat, une artiste iranienne (photographe, vidéaste), avec des décors abstraits de Christian Schmidt. Pas d’évocation de l’Egypte des pharaons, mais un monde oriental plutôt islamique, sévère et fermé, avec des femmes voilées, des hommes insolents et effrontés qui terrorisent même la Cour de la Princesse Amneris,(sur la musique des petits esclaves maures !) et des blocs de prêtres immobiles avec de longues barbes blanches. Des projections réalisées par la photographe Neshat illustrent le contexte d’Aida, qui ne correspond pas au livret de l’opéra, et la mise en scène et la caractérisation des personnages restent trop sommaires. Pas étonnant qu’Erwin Schrott fasse régulièrement sortir le grand prêtre Ramfis des rangs ! Vocalement un peu plus de discipline aurait été préférable. Rien à reprocher à Roberto Tagliavini qui donnait au Roi noblesse vocale et autorité. Piotr Beczala débutait en Radames et donnait une belle allure au jeune guerrier. Vocalement, le rôle était brillamment interprété et il terminait « Celeste Aida » tout en nuances comme Verdi l’avait souhaité ! Elena Stikhina offrait à Aida une voix souple et expressive, de belles nuances et de l’émotion. Belle prestation d’Eve-Maud Hubeaux dans le rôle d’Amneris : allure royale, voix ample et expressive et interprétation captivante. Luca Salsi campait un Amonasro vaillant. Dans sa brève intervention de la sacerdotessa du temple, Flore Van Meerssche donnait à entendre une voix limpide et pure. C’est Alain Altinoglu, le directeur musical de la Monnaie, qui dirigeait le Wiener Philharmoniker dans une exécution subtile et dynamique, pleine de nuances et de couleurs, avec un soin remarquable pour les chanteurs et un grand souffle dramatique.    

Il Trittico de Puccini avait droit à sa toute première présentation au Festival de Salzburg, sous la direction musicale de Franz Welser-Möst et dans une mise en scène de Christof Loy. Il se présentait d’emblée comme la production la plus populaire du festival. Certainement aussi grâce à la présence dans les trois operas d’Asmik Grigorian, la soprano lituanienne qui est la nouvelle star du Festival. Loy choisit de ne pas présenter les trois opéras Il Tabarro, Suor Angelica et Gianni Schicchi dans l’ordre habituel. La soirée débutait avec Gianni Schicchi sous forme d’une farce burlesque pour finir avec Suor Angelica, prisonnière dans un cloitre strict, enfermée entre des murs gris qui bannissent le soleil et la verdure, quasiment sans chaleur humaine.