Ralph Vaughan Williams (II) : les symphonies

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Seconde partie de notre dossier consacré à Ralph Vaughan Williams par Harry Halbreich  et publié en 1998 dans les éditions papiers de Crescendo Magazine.  Cette deuxième partie nous mène à travers les symphonies.

Un examen même superficiel de cette œuvre immense doit nécessairement commencer par la chaîne des neufs Symphonies (neuf lui aussi !) qui jalonnent cette longue existence durant un demi-siècle. Elles ne furent nullement conçues comme une série au départ, et le compositeur ne numérota que les deux dernières. Quatre portent des titres, les cinq autres sont désignées par une tonalité que leur langage essentiellement modal ne confirme que de manière assez lâche et fort peu contraignante.

La Première, A Sea Symphony, sur des poèmes de Walt Whitman -dont le panthéisme mystique avait déjà inspiré la première grande cantate symphonique, Toward the Unknown Region (Vers la Région inconnue) en 1907-, fut la grande entreprise de la jeunesse du compositeur, dont la gestation s'étendit de 1903 à 1909, et dont la création au Festival de Leeds le 12 octobre 1910, jour de son 38e anniversaire, le propulsa immédiatement au premier rang des successeurs d'Elgar. Avec sa durée d'une heure dix, c'est la plus vaste et la plus ambitieuse des neuf, pour soprano, baryton, chœurs et grand orchestre, une symphonie purement chorale comme on en écrivait à l'époque (Huitième de Mahler, Kullervo de Sibelius), en quatre mouvements traditionnels, mais avec un immense Finale méditatif d'une demi-heure, occupant dans l'équilibre d'ensemble une place comparable à l'Abschied dans Le Chant de la Terre mahlérien. Tout au début, l'opposition des fulgurantes fanfares des cuivres en si bémol mineur et de l'exclamation des chœurs sur le mot Sea en Ré majeur est un geste de génie. Bien que très libre dans un langage tonal, l'œuvre demeure encore largement tributaire de l'esthétique post-romantique de son temps, mais elle a fière allure.

Nicholas Angelich et Kazuki Yamada aux sommets

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La principauté de Monaco se démarque de manière radicale face à presque tous les pays du monde. La volonté est affirmée : il faut maintenir la culture ! Grâce aux mesures sanitaires très strictes, respectées scrupuleusement par tous les artistes et toutes les équipes, le défi est relevé haut la main et Monaco est l’un des derniers états ou l’on peut actuellement assister à des concerts avec du public. Certes, la jauge des salles de concerts et théâtres est diminuée de moitié, un fauteuil sépare chaque spectateur, pas d'entracte, pas de boissons. Le public est masqué, les mains sont passées au gel hydroalcoolique.  Les musiciens sont régulièrement testés.  Dans le désert actuel où toute collaboration artistique est devenue terriblement complexe, maintenir une saison artistique est un exploit. La culture est une nourriture essentielle pour l'esprit. Winston Churchill n'a-t-il pas répondu aux députés qui lui demandaient de couper dans le budget de la culture pour financer l’effort de guerre : Pourquoi nous battons-nous, si ce n’est pour la culture ?

Le concert de dimanche avec l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo (OPMC), Kazuki Yamada et Nicholas Angelich était très généreux avec trois partitions d’envergure. 

Hiroko Ishimoto : un piano défricheur pour quinze compositrices

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« Pioneers ». Dora Pejavic  (1885-1923) : Blumenleben, op. 19 n° 5 : Rose. Cécile Chaminade (1857-1944) : Valse-caprice op. 33. Anna Bon (?1739-après 1769) : Sonate op. 2 n° 2. Clara Schumann (1819-1896) : 3 Romances op. 21 - n° 1. Agathe Backer Grondahl (1847-1907) : 3 Morceaux op. 15- n° 3 Humoresque ; 3 Morceaux op. 35 n° 2 Album. Amy Beach (1867-1944) : Hermit Thrush at Eve op. 92 n° 1 ; Légende écossaise op. 54 n° 1. Emma Kodály (1863-1958) : Valses viennoises. Lili Boulanger (1893-1918) : 3 Morceaux pour piano. Chiquinha Gonzaga (1847-1935) : Cananéa, valse, arrangement pour piano ; Agua do Vintem. Tekla  Badarzewska-Baranoswka (1834-1861) : Douce rêverie (Mazurka). Florence Beatrice Price (1887-1953) : Sonate : Andante. Tatiana Nikolayeva (1924-1993) : Album pour enfants op. 19 : Marche, Boîte à musique, Ancienne valse. Vitezslava Kapralova (1915-1940) : Préludes d’avril op. 13 n° 2 : Andante. Miyake Haruna (°1942) : 43° Nord : un Tango. Hiroko Ishimoto, piano. 2019. Livret en anglais et en allemand. 77.30. Grand Piano GP844.

Premier enregistrement acoustique pour La Dixième Symphonie (Hommage à Beethoven) de Pierre Henry

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Pierre Henry (1927-2017) : La Dixième Symphonie (Hommage à Beethoven). Benoît Rameau, ténor – Orchestre Philharmonique de Radio France – Orchestre du Conservatoire de Paris – Chœur de Radio France – Le Jeune Chœur de Paris – Richard Wilberforce, chef de chœur – Pascal Rophé, Bruno Mantovani et Marzena Diakun, direction. 2020. 74’08. Livret en français et en anglais. 1 CD Alpha 630.

Les LGT Young Soloists dans un Beethoven très sympathique, mais pas vraiment "recomposé" 

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour violoncelle et piano N° 3 (arr. pour violoncelle et ensemble de cordes par Paul Struck) ; Sonate pour violon et piano N° 9 « à Kreutzer » (arr. pour violon et ensemble de cordes par Paul Struck). Luka Coetzee, violoncelle ; Miclen LaiPang, violon ; LGT Young Soloists ; Alexander Gilman, direction. 2020. 61’19. Livret en anglais. 1 CD Naxos 8.579081.

L’Audito 2.0 de l’Orchestre National de Lille 

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Le confinement a vu le développement exponentiel de l’offre des concerts en ligne. Que ce soit en streaming ou en différé, c’est presque l’entièreté du monde musical qui vient, majoritairement gratuitement, jusque sur les terminaux numériques des mélomanes. Dans ce contexte, certaines offres se distinguent tant par la qualité artistique que par le concept éditorial. C’est ainsi que Crescendo Magazine va vous entretenir de l’Audito 2.0, la salle de concert virtuelle de l’Orchestre National de Lille. 

Depuis 2015, à l’initiative de son Directeur général François Bou, l’Orchestre National de Lille s’est doté d’un studio numérique, complété par un système de caméras automatiques. Cet équipement a déjà permis à l’orchestre de mettre en boîte près de trente enregistrements audio (souvent récompensés par la presse et régulièrement chroniqués sur Crescendo Magazine) et différentes captations vidéos. Mais les deux confinements ont contribué à faire évoluer le projet vers la mise en ligne des concerts donnés sans public du fait des normes sanitaires en vigueur en France qui permettaient aux musiciens de jouer, mais sans audience. 

Carmargo Guarnieri, une autre face du Brésil musical 

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Carmago Guarnieri (1907-1993) : Seresta pour piano et orchestre; Choro pour basson et orchestre de chambre ; Choro pour flûte et orchestre de chambre ; Choro pour violon et orchestre. Olga Kopylova, piano ; Alexandre Silverio, basson ; Claudia Nascimento, flûte ; Davi Graton, violon. São Paulo Symphony Orchestra (OSEP), Isaac Karabtchevsky. 2019. Livret en anglais et portugais. 58’11. 8.574197.