La musique instrumentale d'Henry Purcell

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Dans la préface à la première édition des Fantaisies de Purcell, qui date de 1927 seulement, le compositeur Peter Warlock compare le maître de Didon et Enée à la figure de Janus regardant à la fois vers le passé et l'avenir. Nulle part ce double visage ne nous apparaîtra mieux que dans la musique instrumentale de Purcell, à la fois aboutissement et couronnement d'une tradition nationale séculaire, et synthèse audacieuse et novatrice de tendances continentales et insulaires fusionnant de la plus heureuse manière. Certes, la production purement instrumentale du compositeur est loin d'égaler en volume le vaste ensemble de ses oeuvres vocales, scéniques, religieuses ou de circonstance. Mais dans le domaine du clavier et surtout de la musique de chambre pour cordes, Purcell nous laisse un nombre élevé de chefs-d'oeuvre où sa fascinante personnalité apparaît dans toute sa plénitude, et qui, de plus, occupent de toute évidence une place unique dans la musique de son pays.

Les chanteurs du Bolchoï pour une intégrale historique  des opéras de Rimski Korsakov 

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Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) : Opéras complets et Fragments : La Pskovitaïne, La Nuit de mai, Snegoroutchka (La Fille des neiges), Mlada, La Nuit de Noël, Sadko, Mozart et Salieri, La Fiancée du tsar, Le Conte du Tsar Saltan, Vera Cheloga, Nausicaa (deux fragments), Servilia (quatre fragments), Katscheï l’immortel, Pan Voyevoda, La Légende de la ville invisible de KItège, Le Coq d’or. Nombreux solistes du Théâtre Bolchoï : Fyodor Chaliapin, Nikander Khanayev, Ivan Kozlovsky, Pavel Lisitsian, Georgi Nelepp, Ivan Petrov, Aleksander Pirogov, Mark Reizen, Maria Maksakova, Natalya Rozhdestvenskaya, Galina Vichnevskaya, etc. Chœurs et Orchestre du Théâtre du Bolchoï, Chœurs et Orchestre symphonique de la Radio d’URSS, Orchestre Philharmonique de Leningrad, direction Alexander Gauk,  Vasily Nebolsin, Samuel Samossoud, Evgeny Svetlanov, Eduard Grikurov, etc. 1927-1963. Livret en allemand et en anglais. Pas de textes des opéras. Plus de 30 heures. Un coffret de 25 CD Profil Hänssler PHI9010. 

Fêtes musicales d'exception à Monte-Carlo

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a eu le privilège d'accueillir Charles Dutoit pour deux concerts en deux semaines.

Le premier concert était intégralement consacré à Maurice Ravel avec des oeuvres peu jouées en concert : Ma mère l'Oye (dans la version Charles Dutoit qui a librement choisi cinq numéros) et L'Heure espagnole. On connaît les liens étroits entre le chef suisse et l’univers de Ravel. Charles Dutoit arrive à tirer les nuances les plus poétiques de chaque groupe d'instruments de l'orchestre tout en faisant chanter les premiers pupitres : le violon de Liza Kerob, le violoncelle de Thierry Amadi  ainsi que la flûte, la harpe, la clarinette, le contrebasson, le cor, le célesta et les timbales. 

Des deux opéras de Ravel, L'Heure espagnole est de loin le moins joué. Mais s’il ne possède pas la poésie du texte de Colette pour l’Enfant et les Sortilèges, le livret de Franc-Nohain pour l’Heure espagnole dégage le charme désuet d’un théâtre de boulevard sur fond d’une Espagne fantasmée. La précision ainsi que le sens des couleurs et du rythme sont parfaitement présents sous une direction orchestrale scintillante et chatoyante. La distribution vocale est parfaitement idoine avec  le ténor Eric Huchet (Torquemada, un horloger), la soprano Karine Deshayes (Concepción, la femme de Torquemada), le baryton Thomas Dolié (Ramiro, un muletier), le ténor Julien Behr et la basse David Wilson (les amants,  Gonzalve, un bachelier poète et Don Iñigo Gomez, un riche financier). 

Fin de l’intégrale pour piano de Mili Balakirev par Nicholas Walker 

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Mili Alekseyevich Balakirev (1837-1910) : Œuvres complètes pour piano, volume 6 : La Fileuse ; Au Jardin ; Thamar, arrangement par Nicholas Walker ; Polka ; Elégie sur la mort d’un moustique, complétée par Nicholas Walker ; La danse de sorcières, complétée par Nicholas Walker ; Tyrolienne ; Toccata ; Islamey ; arrangements de pages de Glinka et de Zapol’sky par Balakirev. Nicholas Walker, piano. 2019. Livret en anglais et en allemand. 80.04. Grand Piano GP846.

La diversité des Concertos pour clavier de Bach en trois concerts

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Du 23 au 25 octobre, à l’Auditorium de Radio France (Paris), trois ensembles et six solistes ont joué quatorze Concertos pour clavier de Johann Sebastian Bach en trois séances. Les interprétations de ces Concertos (treize présentés en concert et un enregistré lors de la répétition générale, en raison des restrictions appliquées qui ont limité la durée de chaque concert, soit environ une heure sans entracte) étaient aussi variées que la diversité de l’écriture du Cantor.

Avec un ensemble de cinq musiciens d’instruments à cordes (excepté deux flûtistes à bec qui ont rejoint le Café Zimmermann pour le Concerto en fa majeur BWV 1057 le premier jour), chaque soliste procède à un dialogue à sa manière pour ces transcriptions d’après des œuvres existantes (dont la plupart pour violon) qui ne comportent pas d’indication précise quant à l’instrument sur lequel ils doivent être joués.

Le vendredi 23 octobre, Céline Frisch, l’une des fondatrices du Café Zimmermann, est dans son élément. On remarque tout de suite la grande fluidité dans son jeu pourtant rigoureux (ré mineur BWV 1059) ; dans l’ "Aria" de la même œuvre, cette fluidité est douce et gracieuse, offrant un moment particulièrement avenant. Sa virtuosité éclatante dans le ré mineur BWV 1052 revigore et rafraîchit l’esprit. Le Concerto en fa majeur BWV 1057 par Béatrice Martin est bien « assis », autant sur le plan du tempo que dans la construction. Son jeu est affirmatif, rythmé et dynamique. Enfin, dans le Concerto pour deux clavecins en ut mineur BWV 1060, Céline Frisch et Carole Cerasi ne s’aventurent guère dans leur interprétation qui demeure assurée et assurante.

Eugen Jochum de Philips vers Decca Eloquence

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Eugen Jochum - Les enregistrements orchestraux chez Philips. Œuvres orchestrales de Ludwig van Beethoven (1770-1827) dont l’intégrale des 9 symphonies, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Franz Schubert (1797-1828). Robert Schumann (1810-1856), Richard Strauss (1864-1949), Richard Wagner (1813-1883), Anton Bruckner (1824-1896), Rudolf Mengelberg (1892-1959). Œuvres pour orgue solo de Nicolaus Bruhns (1665-1697), Louis-Claude Daquin (1694-1772), Johann Sebastian Bach (1685-1750). Adalbert Meier, aux orgues de l’Abbaye bénédictine d’Ottobeuren. Liselotte Rebmann, soprano ; Anna Reynolds, mezzo-soprano ; Annie Woud, alto ; Anton de Ridder, ténor ; Gerd Feldhoff, basse. Veronica Jochum von Moltke, piano. Netherlands Radio Chorus. Concertgebouworkest Amsterdam, Bamberger Symphoniker, Berliner Philharmoniker, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction : Eugen Jochum. Enregistré entre le 28 mai 1951 et le 15 décembre 1969 au Concertgebouw d’Amsterdam, à Bamberg, à la Jesus-Christus-Kirche de Berlin, la Herkulessaal de Munich, l’Abbaye bénédictine d’Ottobeuren en Bavière. Édition 2020. Livret en anglais. 1 coffret 15 CD Decca « Eloquence » 4840600.

Programme russe à Leipzig, sous la baguette d’Andris Nelsons

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Modeste Moussorgski (1839-1881) : Prélude de La Khovanchtchina. Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) : Concerto pour trompette en si bémol majeur, opus 94. Piotr I. Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie no 4 en fa mineur opus 36. Håkan Hardenberger, trompette. Andris Nelsons, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Décembre 2019. Livret en allemand, anglais, français. 86’51. DVD 16 :9 NTSC. PCM stereo, Dolby digital & DTS 5.1. Accentus Music ACC 20494