Pérennité du quatuor à cordes
Crescendo Magazine poursuit la publication des articles de la série "Ce siècle aura 100 ans" rédigée par Harry Halbreich et publiée en 1998 dans les éditions papiers de Crescendo Magazine.
Depuis les temps lointains (peu avant 1760) où le jeune Joseph Haydn créait ex nihilo le Quatuor à cordes dont il fut réellement « le Père » -ce qu’on ne saurait dire de la Symphonie-, cette formation a conservé une absolue primauté dans la musique de chambre occidentale, et son histoire accumule une succession presqu’ininterrompue de chefs-d’oeuvre. Certes, cette exclusivité a été partagée à certaines époques, et le grand siècle romantique, celui du piano-roi, a vu fleurir en masse, de la Sonate au Quintette, les grandes partitions pour cordes et piano. Par exemple, Brahms ne laisse que trois Quatuors à cordes sur vingt-quatre oeuvres de musique de chambre, et Gabriel Fauré un sur dix. Au vingtième siècle, ces oeuvres avec piano sont devenues de plus en plus rares, et ce sont des formations de solistes plus variées, incorporant vents et percussions, qui en ont pris la place. Le Quatuor à cordes, lui, n’a jamais cessé d’occuper la première place, et son répertoire s’enrichit aujourd’hui plus que jamais, au point que les grands compositeurs de ce siècle qui l’ont ignoré ou peu pratiqué (Varèse, Stravinski, Poulenc, Messiaen, Zimmermann, Barraqué...) font figure d’exceptions.
(né en 1946): Concerto pour violon et orchestre à cordes
The Legacy of Charles Munch. Œuvres de Henry Barraud (1900-1997), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Hector Berlioz (1803-1869), Georges Bizet (1838-1875), Johannes Brahms (1833-1897), Claude Debussy (1862-1918), Gabriel Fauré (1845-1924), César Franck (1822-1890), Vincent d’Indy (1851-1931), Joseph Haydn (1732-1809), Felix Mendelssohn (1809-1847), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Jacques Offenbach (1819-1880), Sergueï Prokofiev (1891-1953), Maurice Ravel (1875-1937), Ottorino Respighi (1879-1936), Albert Roussel (1869-1937), Camille Saint-Saëns (1835-1891), Robert Schumann (1810-1856), Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893), Charles-Marie Widor (1844-1937). Peter Schreier, ténor. Myrtil Morel, hautbois ; Fernand Oubradous, basson. Roland Charmy, Ossy Renardy, violon ; André Navarra, violoncelle. Jacqueline Blancard, Marcelle Herrenschmidt, Eileen Joyce, Nicole Henriot-Schweitzer, piano. Chor des Bayerischen Rundfunks (chef de chœur : Wolfgang Schubert). Grand Orchestre Symphonique, Orchestre de la Société Philharmonique de Paris, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, Orchestre National de la Rtf, Concertgebouworkest d’Amsterdam, London Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, Orchestre de la Radio-Télévision Hongroise, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction : Charles Munch. Enregistré entre janvier 1938 et juillet 1967 à Paris, Londres, Amsterdam, Budapest, Munich. Édition 2020. Livret en anglais. 1 coffret 14 CD Decca « Eloquence » 4840219.