Mahler de carte de visite avec Tomáš Netopil à Essen
Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°6 en sol mineur “Tragique”. Essener Philharmoniker, Tomáš Netopil. 2019. Livret en : anglais et allemand. 85’10’’. 2 CD Oehms Classics. OC 1716.
Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°6 en sol mineur “Tragique”. Essener Philharmoniker, Tomáš Netopil. 2019. Livret en : anglais et allemand. 85’10’’. 2 CD Oehms Classics. OC 1716.
Ambroise THOMAS (1811-1896) : Hamlet. Stéphane Degout, Hamlet ; Sabine Devieilhe, Ophélie ; Laurent Alvaro, Claudius ; Sylvie Brunet-Grupposo, Gertrude ; Julien Behr, Laërte ; Jérôme Varnier, Le Spectre ; Kevin Amiel, Marcellus, Deuxième fossoyeur ; Yoann Dubruque, Horatio, Premier fossoyeur ; Nicolas Legoux, Polonius. Chœur Les éléments - Joël Suhubiette, dir. Chœur - Orchestre des Champs-Elysées - Louis Langrée, dir. - Cyril Teste, mise en scène - François Rousillon, image. 2019-171’-NTSC 16:9-AC32.0 and DTS5.1- DVD 9- chanté en français- sous titres en français, anglais, allemand, japonais, coréen, chinois. Capté en direct les 19 et 21 décembre 2018 à l’Opéra Comique.
Au cours de cette saison, l’Orchestre de la Suisse Romande a mis en perspective les créations de Benjamin Britten et de Dimitri Chostakovitch en un cycle de quatre concerts. Le dernier a eu lieu ce mercredi 5 février sous la direction de son chef titulaire, Jonathan Nott. Après avoir présenté, lors du premier, les Four Sea Interludes (les Quatre Interludes maritimes) op.33a extraits de Peter Grimes, il nous propose la Passacaglia op.33b qui sert d’intermède entre les deux tableaux de l’acte II, alors que les habitants du Borough battent du tambour pour marcher vers la cabane du pêcheur et lui faire payer la mort mystérieuse d’un premier apprenti. Sur un pizzicato des cordes graves, l’alto solo symbolise la prise de conscience de Grimes en un cantabile plaintif que lacèrent les bois, les cuivres puis la phalange des violons proférant les cris de la populace. Mais le tout se résorbera avec la réapparition de la viola dialoguant avec le célesta pour traduire la consternation face à la maison vide et la peur de l’abîme.
Enrique GRANADOS (1867-1916) : Goyescas. Jean-Philippe Collard, piano. 2019. Livret en français, anglais, japonais et allemand. 53.55. La Dolce Volta LDV 73.
Avant même qu’elle ne soit représentée, ce qui a d’abord retenu l’attention sur cette production, c’est l’identité de son metteur en scène : James Gray. Avant tout cinéaste reconnu, récompensé immédiatement en 1994 pour son premier film, Little Odessa, salué en 2013 pour The Immigrant, et tout récemment pour Ad Astra avec Brad Pitt. A Nancy, après le Théâtre des Champs-Elysées et avant Luxembourg, il était bien loin, spatio-temporellement, de l’univers de science-fiction de ce dernier film, tout en s’étant lancé un grand défi « spatial » : mettre en scène un opéra, Les Noces de Figaro, une première expérience.
Pari gagnant ! Rien de conceptuel dans son approche. Aucune « révélation » de sous-jacences historico-socio-psychologico-politiques jusqu’à lui ignorées dans l’œuvre de Mozart. Il s’en tient aux mots du librettiste et aux notes du compositeur. Même pas de vidéo chez ce cinéaste ! Rien ne vient distraire notre adhésion immédiate aux péripéties d’une intrigue exaltée par des chants superbes. Il est vrai qu’en procédant ainsi, il nous laisse libres, sans les solliciter, sans les imposer, de nos conclusions quant aux façons de procéder des « puissants » de ce monde-là, qui, humainement hélas, sont encore trop souvent les nôtres, dans leurs abus sexuels et de pouvoir.
Dimitri KABALEVSKI (1904-1987) : Cinq variations faciles op. 51 ; Trente pièces pour enfants ; Aram KHATCHATURIAN : Tableaux de l’enfance ; Dix pièces pour jeune pianiste. Tristan Pfaff, piano. 2019. Livret en français et en anglais. 71.41. Ad Vitam AV 191215.
La cérémonie de remise des prix et le concert de gala des dix ans des International Classical Music Awards se déroulera à Séville, le 30 avril à 20 heures, au Teatro de la Maestranza. Il proposera une affiche des plus riches et des plus variés de l’histoire des ICMA.
Accueilli par l'Orchestre Symphonique Royal de Séville et le chef d'orchestre américain John Axelrod, le concert mettra en vedette la pianiste Elisabeth Leonskaja, récipiendaire du Prix pour l'ensemble de sa carrière, la soprano Marina Rebeka, Artiste de l'année, les violoncellistes Erica Piccotti, Jeune Artiste de l'année et Philipp Schupelius, prix Découverte 2020. John Axelrod, lauréat d'un Prix spécial, dirigera son troisième gala des ICMA.
D'autres lauréats de différentes catégories de prix joueront et chanteront : le célèbre guitariste espagnol Pepe Romero, la flûtiste à bec Dorothee Oberlinger, les pianistes Can Çakmur, Kirill Gerstein et Cédric Tiberghien ainsi que le ténor İlker Arcaryürek. Enfin, le public pourra assister à la création mondiale d'une nouvelle œuvre du musicien luxembourgeois-espagnol Ivan Boumans, lauréat du prix du compositeur, Organic Beat !
« Morgen ». Henri DUPARC (1848-1933) : L’Invitation au voyage ; Phidylé ; Sérénade florentine ; Aux étoiles ; Chanson triste ; Extase ; La Vie antérieure. Richard STRAUSS (1864-1949) : Vier letzte Lieder ; Malven ; Morgen. Serge RACHMANINOV (1873-1943) : Six Romances op. 38. Elsa Dreisig, soprano ; Jonathan Ware, piano. 2020. Livret en anglais, français et allemand. Textes en langue originale, avec traductions. 76.50. Erato 0190295319489.
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Fondé en 1993 comme magazine papier, Crescendo Magazine est désormais un site internet aux ramifications internationales. Il couvre l’actualité musicale du monde entier et propose des chroniques des concerts et spectacles en Belgique, Luxembourg, Suisse, France,... Sa rubrique dédiée aux partitions est unique sur un site internet francophone consacré à la musique classique. Les Joker(s) de Crescendo récompensent les meilleures parutions identifiées par les rédacteurs.
Le pianiste Olivier de Spiegeleir s’est fait une spécialité des « récitals commentés » qui, sans verbiage savant, présentent les œuvres qu’il joue tant en Belgique que sur la scène internationale, de la Chine à l’Amérique latine. Si son répertoire court de Bach à Lutoslawski, il avoue une prédilection toute particulière pour Beethoven. Il a d’ailleurs gravé chez Cyprès trois célèbres sonates (Clair de lune opus 27/2, la Tempête opus 31/2, Pastorale opus 28) et les 33 Variations Diabelli, ainsi que l’intégrale des Bagatelles chez Pavane. A la veille de son concert Beethoven au Conservatoire de Bruxelles (1), il était un interlocuteur de choix pour évoquer avec Crescendo.be le génie de Beethoven, en cette année qui célèbre le 250e anniversaire de sa naissance.
Qu’admirez-vous tout particulièrement chez Beethoven ?
On a dit de Bach qu’il était un Dieu, Mozart un ange, et Beethoven un homme. Un homme qui se bat contre son destin avec une force héroïque, et c’est ce que j‘admire chez lui. Il est le symbole du triomphe d’un idéal par rapport à la petitesse et à la souffrance de l’être humain. Je pense d’ailleurs que c’est l’une des raisons pour lesquelles il parle à tout le monde.
Où se niche son génie ?
Curieusement, on ne peut pas dire qu’il ait été un grand mélodiste. En revanche, et il est là son génie, il a créé des structures parfaites basées sur des cellules musicales tellement inouïes qu’elles ont acquis une célébrité universelle. Pensez aux premières notes de la 5e Symphonie – po, po, po, pom…. Trois notes égales, suivies d’une tierce descendante. Personne n’avait fait cela avant lui. Or, si dans une conversation avec des gens qui ne connaissent rien à la musique classique, vous lancez les trois notes « po, po, po », tout le monde va compléter par le « pom ». Comment diable a-t-il imaginé cette cellule sonore qui a un tel impact chez chacun ? Celle-là et tant d’autres… ! Prenez sa première sonate. Elle commence par un accord parfait de fa mineur, ce qui n’est pas très « mélodieux » a priori. Mais il le découpe, raccourcit, monte… et cela devient superbe. Autre exemple, la Waldstein, qui offre un premier thème en do majeur, et un second thème en mi majeur. C’est totalement hérétique, mais cela passe tellement bien…