Redécouverte d’un chef-d’œuvre 

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Antonio Salieri (1750-1825) : Tarare, opéra en un prologue et cinq actes. Cyrille Dubois, Karine Deshayes, Jean-Sébastien Bou, Judith van Wanroij, Enguerrand de Hys, Tassis Christoyannis, Jérôme Boutillier, Philippe-Nicolas Martin – Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles (dir. Olivier Schneebeli) – Les Talens lyriqyes, Christophe Rousset, direction. 2019-DDD-3 CD (2h45)-Textes de présentation en français, anglais et allemand-Apparté-AP208.

Un Verdi ténébreux : I Due Foscari

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Giuseppe VERDI (1813-1901) : I Due FoscariLeo NUCCI baryton), Guanqun YU (soprano), Bernadett FODOR (mezzo-soprano), Ivan MAGRI (ténor), Istvan HORVATH (ténor), Miklos SEBESTYEN (baryton basse), chœur des Bayerischchen Rundfunks, Münchner Rundfundorchester, dir. : Ivan RPUSIC. DDD–2019–73’ et 28’ 40’’–Textes de présentation en allemand et en anglais– BR Klassik 900328

Alexandre Kantorow brille avec Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour piano n°3 en mi bémil majeur, Op. 29 ; Concerto pour piano n°4 en do mineur, Op. 44  ; Concerto n°5 en fa majeur, Op. 103« L’Egyptien ». Alexandre Kantorow, piano – Tapiola Sinfonietta, Jean-Jacques Kantorow, direction. 2019-SACD-80’37-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Bis-Bis2300

John Taverner, forces chorales

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John Tavener (1944-2013) : Œuvres chorales : God is with us, Hymn to the Mother of God, Love bade me welcome, They are all gone into the world of light, Annunciation, As one who has slept, Song for Athene, The Lamb, The Lord’s Prayer, Angels, Five Anthems from the Veil of the Temple. Winchester Cathedral Choir, dir. Andrew Lumsden, Georges Castle, orgue. 2019. Livret en anglais. 70.03. Hypérion CDA68255.

Doomin Kim enchante Mendelssohn

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Felix Mendelssohn (1809-1847). Oeuvres pour piano : Capriccio op. 5, Trois Fantaisies ou Caprices op. 16, Deux Pièces WoO19, Six Pièces enfantines op. 72, Rondo capriccioso op. 14, Andante con variazioni op. 82, Fantaisie « Sonate écossaise » op. 28. Doomin Kim. 2019. Livret en anglais, français et allemand. 59’ 54. Warner 0190295679767.

De L’uberisation, du classique et des compositeurs ! 

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Le site de notre confrère Norman Lebrecht annonçait vendredi la fin des activités de l’éditeur de partition américain Kalmus. Fondé en 1926 à New York par le Viennois Edwin F. Kalmus, l’éditeur s’était fait une spécialité des parutions d’oeuvres tombées dans le domaine public aux Etats-Unis, réimprimées à l’infini pour être vendues à des tarifs plutôt bas. Plusieurs générations de musiciens ont eu dans les mains ces partitions à la couverture facilement identifiable, pour le meilleur et souvent pour le pire tant ces partitions n’avaient jamais apporté la moindre plus-value éditoriale en ne corrigeant pas les erreurs et les fautes d’impression les plus connues des praticiens. Mais à l’heure d’internet et surtout d’Imslp, ce business model est rapidement devenu complètement obsolète même avec des coûts de production des plus bas ! Pourquoi payer pour ce que l’on peut avoir gratuitement ? A regarder la situation de l’édition musicale de partitions libres de droits, seule la plus-value éditoriale des Urtext peut s’avérer un tant soit peu rentable tout en comblant un besoin des professionnels. On est dans un schéma économique classique, seul le “premium” peut résister alors que le “bas de gamme” est concurrencé par une offre gratuite qui élimine naturellement ceux qui ne sont plus compétitifs ! On rejoint ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la “ destruction créatrice” : certains secteurs s'effondrent alors que d’autres apparaissent. Mais voyons plus loin la situation dans la composition. 

Mari Kodama, Beethoven concertant

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La pianiste Mari Kodama publie une intégrale des concertos pour piano de Beethoven sous la baguette de Kent Nagano. Dans un contexte discographique imposant, ce coffret retient notre attention car il intègre le très rare concerto n°0. La pianiste revient sur cette oeuvre et sur Beethoven, un compositeur qui l’accompagne au quotidien. 

Dans votre intégrale des concertos pour piano de Beethoven, vous avez enregistré le concerto n°0. Pourquoi avez-vous décidé d’ajouter cette œuvre à l’intégrale des concertos n°1 à n°5 ?

2020 est une année spéciale pour célébrer le 250e anniversaire de Beethoven. Le Concerto n ° 0 est à peine joué car sa musique n'a pas été complètement orchestrée et finalisée par Beethoven lui-même. Cependant, les notes racontent beaucoup sur Beethoven en tant qu'adolescent. À l'âge de 13 ans et vivant toujours à Bonn, il maîtrisait déjà parfaitement les compétences de composition. On peut déjà entendre et surtout ressentir ce qu’il va devenir plus tard : un compositeur visionnaire plein de chaleur et de force.

Philippe Albèra, Contrechamps 

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Le musicologue Philippe Albèra a fondé Contrechamps en 1977. Depuis lors, cet ensemble helvétique et les éditions qui lui sont associées se sont imposés comme des piliers de la diffusion de la musique contemporaine en Europe, créant un duopole unique dans le monde de la musique. À l’occasion du lancement d’une nouvelle collection de poche, il revient sur les activités d’édition de Contrechamps. 

Vous lancez une collection de poche centrée sur des grands classiques de la modernité. Le premier titre est consacré à György Ligeti et ses “Etudes pour piano”. Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer cette nouvelle collection ? 

Il s'agit d'attirer l'attention sur les grandes œuvres de la modernité en proposant une approche qui puisse à la fois s'adresser à l'honnête homme désireux de comprendre les enjeux de la création et aux étudiants ou aux spécialistes qui ont besoin d'une telle documentation. Cela s'inscrit dans l'effort des éditions Contrechamps d'offrir différentes sortes de médiations capables de replacer la musique contemporaine au cœur des préoccupations intellectuelles et artistiques. Tous les livres de cette collection seront des commandes à des auteurs, et donc des textes inédits. Le format de poche permet par ailleurs de proposer des livres à un prix très abordable.

Les parutions des éditions Contrechamps sont toujours du haut de gamme éditorial avec une grande exigence qualitative. Est-ce que c’est une application des valeurs suisses à l’édition ?

J'y vois plutôt le souci légitime de la qualité, rendu possible par un soutien institutionnel qui compense la non-rentabilité absolue de l'entreprise !