Deux beaux artistes en ce bel après-midi
Ce mercredi après-midi, c'était le tour des K. 466 et 467 de Mozart dont on n'arrive pas à se lasser. Le Coréen Hans H. Suh ouvrait la séance en présence de la Reine Mathilde et de l'un des petits Princes.
Ce mercredi après-midi, c'était le tour des K. 466 et 467 de Mozart dont on n'arrive pas à se lasser. Le Coréen Hans H. Suh ouvrait la séance en présence de la Reine Mathilde et de l'un des petits Princes.
Vous savez, celui qui sur quatre notes répétées fait chavirer votre univers ! Chez soi, sur le piano, on en joue les plus beaux thèmes, sur sa platine, on écoute les plus grands,... cela semble si facile. Et pourtant !
Pour cette première soirée de demi-finale, quatre candidats aux profils et parcours totalement différents se sont succédés sur la scène du Studio 4 de Flagey. Le hasard fait que le public, venu nombreux pour l’occasion, a pu goûter à nouveau au langage intense et expressif de Schumann puisque les deux récitals y étaient en partie dédiés.
Guillaume de MACHAUT
(1300-1377)
Ballades 4 et 26, Double Hoquet, Complainte
Heinz HOLLIGER
(°1938)
MACHAUT-TRANSKRIPTIONEN pour quatre voix chantées et trois altos (2002-2009)
The Hilliard Ensemble
David James (contreténor), Rogers Covey-Crump et Steven Harrold (ténors), Gordon Jones (baryton); Geneviève Strosser, Jürg Dähler et Muriel Cantoreggi (altos)
2016-DDD-65’29-Textes de présentation en anglais et allemand-ECM New Series 2224 - 476 5121
Alberto Ginastera
(1916-1983)
Obertura para el Fausto Criollo, Op9 - Variaciones Concertantes, Op.23 - Ollantay (A symphonic Triptych) - Bomarzo, Op.34, Opera Suite.
Maria Isabel Segarra, soprano. Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, Karl-Heinz Steffens.
2015-DDD--65’28-Notice de présentation en anglais et allemand-Capriccio C5244
Edvard Grieg
(1843-1907)
Peer Gynt, Op. 23 : « Noces à la ferme » - « Danse de la fille du roi de la montagne » - Six chansons avec orchestre – Deux pièces lyriques, Op. 68 – Le Prisonnier de la montagne, Op. 32 – Danses norvégiennes, Op. 35
WDR Sinfonieorchester Köln, Einvind Aadland, direction – Camilla Tilling, soprano – Tom Erik Lie, baryton
2016-SACD-66’26-Textes de présentation en allemand et anglais-Audite-92.671
Et voilà : c'est parti pour le 2e tour du Concours Reine Elisabeth, session piano 2016. Ayant fait la démonstration de leurs capacités techniques et de leur façon de conduire la polyphonie, les demi-finalistes sont maintenant appelés à concrétiser ces qualités dans un récital d'oeuvres du répertoire. Ils proposent deux programmes d'environ 45 minutes au choix du jury, oeuvre imposée comprise. Une nouveauté : de part et d'autre de la scène, deux grands écrans reflètent le clavier et il est très intéressant de voir la gestique de chacun, d'apprécier comment, à partir des doigtés adoptés, ils conçoivent les phrasés, organisent l'oeuvre.
Le Concours est une vaste entreprise qui mobilise toute une équipe bien au-delà du traditionnel mois de mai. Pour que chacun puisse en prendre la mesure, nous publions chaque jour un compte-rendu, une interview,… qui éclaire ce travail de l’ombre.
Aujourd’hui, nous donnons la parole à Michel-Etienne Van Neste, Secrétaire Général du Concours.
Je ne sais plus qui disait que l’on appréciait toujours plus ce que l’on connaissait mieux…
C’est dans cette optique que nous allons passer en revue les concertos que nous entendrons au cours de cette « session piano » du Concours Reine Elisabeth.
Et nous commençons par les Concertos de Mozart que nous aurons l’occasion d’écouter à 24 reprises au cours des demi-finales, avec une nette préférence des candidats pour les Concertos K. 466 (choisi par 32 candidats sur 76) et K. 467 (choisi 20 fois) devant les K. 503et 537. Ce sont les quatre concertos qui ont été sélectionnés par le Concours.
Des problèmes de droit nous empêchent bien sûr de proposer l’écoute entière des enregistrements de ces concertos. Nous en avons donc extrait les éléments qui illustrent le propos. Par ailleurs, en cliquant sur l’intitulé de chaque mouvement, vous serez dirigés par le mouvement entier sur YouTube, de préférence par les mêmes interprètes que ceux qui illustrent les propos sur notre site.
La rubrique a été testée par des personnes de différents niveaux de connaissances musicales pour s’assurer qu’elle est « accessible » pour le plus grand nombre.
Le concours entre cette semaine dans le vif du sujet avec les demi-finales. Les candidats joueront une œuvre imposée, écrite par le compositeur belge Fabian Fiorini. Nous l’avons rencontré dans une brasserie bruxelloise face à la gare du midi. Professeur de composition au Conservatoire Royal de Liège et pianiste de l'excellent Aka Moon, il est aussi un artiste engagé. Il se livre sur son art et sur le monde qui nous entoure.