Mots-clé : Barbara Hannigan

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Hans Abrahamsen (°1952) : The Snow Queen, opéra en trois actes. Version anglaise. Barbara Hannigan (Gerda), Rachael Wilson (Kay), Katarina Dalayman (La Grand-Mère, La vieille dame, la Finnoise), Peter Rose (La Reine des neiges, Le Renne, L’Horloge), Caroline Wettergreen (La Princesse), Dean Powers (Le Prince), Kevin Conners (La Corneille de la forêt), Owen Willetts (La Corneille du château) ; Thomas Grässle, Louis Veronik, Anna Ressel, Sophie Veronik, comédiens ; Bayerischer Staatsopernchor ; Bayerisches Staatsorchester, direction Cornelius Meister. 2019/20. Notice et synopsis en allemand et en anglais. Pas de livret. 116.35. Un DVD Bayerisches Staatsoper Recordings BSOREC1002 (Aussi disponible en Blu-Ray).

Lulu à la Monnaie : beauté de la laideur ou laideur de la beauté?

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La Lulu de Berg représentée à la Monnaie en 2012 avec Barbara Hannigan dans le rôle-titre avait été unanimement saluée par la critique, tant pour la prestation de la protagoniste que pour la mise en scène de Krzysztof Warlikowski. La reprise de cette production ayant acquis entretemps une réputation légendaire était donc attendue avec impatience.

Située dans un décor unique rappelant une station de métro, avec un imposant escalator (en panne, semble-t-il) et des carrelages blancs placés sous des éclairages glauques à quoi s’ajoute une espèce de grand aquarium (parfois placé en retrait, parfois sur le devant de la scène), l’approche du metteur en scène polonais exacerbe à l’extrême le rôle de Lulu qui n’est pas ici une femme fatale ou une mangeuse d’hommes, mais une femme qui s’élève dans la société par un usage ambigu et désespéré de la sexualité où elle se montrera tout à tour dominatrice et dominée.

La mise en scène excelle à montrer les ambiguïtés des rapports humains que le texte de Wedekind montre trop souvent réduits à de perverses transactions entre sexualité, argent et pouvoir, tous les sentiments d’effaçant d’ailleurs devant les manipulations et dépendances réciproques des personnages, jusqu’à la triste fin d’une Lulu, déchue et pathétique prostituée, sous les coups de Jack l’Eventreur.

La sélection des concerts de novembre 2021

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On commence ce parcours avec le dernier concert du festival Voce & Organo qui se déroulera à l'église Saint-Jacques de Liège, le 20 novembre 2021. Au programme Michael Praetorius et Jan Pieterszoon Sweelinck par l’Ensemble Polyharmonique sous la direction de Alexander Schneider avec, en soliste, l’organiste Arnaud van de Cauter. 

A Bruxelles, La Monnaie propose la reprise de la production iconique de Lulu d’Alban Berg avec dans la rôle-titre Barbara Hannigan sous la direction d’Alain Altinoglu. Le directeur musical de la maison lyrique bruxelloise sera également au pupitre de son orchestre pour un concert symphonique avec le Concerto à la mémoire d’un ange d’Alban Berg (soliste Renaud Capuçon) et la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (28 novembre à Bozar). 

Le Belgian National Orchestra proposera deux belles affiches : le pianiste Jean-Yves Thibaudet et le chef d’orchestre Lionel Bringuier (5 et 6 novembre à Bozar) et un concert Mozart avec la Grande messe en ut placée sous la direction de Riccardo Minasi avec le Choeur de Chambre de Namur et une belle distribution avec, en tête d’affiche, la soprano Jodie Devos (13 novembre à Namur et 14 novembre à Bozar).   

Novembre, c’est également le mois du festival Ars Musica qui prend ses quartiers à Bruxelles. On note deux beaux événements : Une dyptique “Voix Humaine” avec des oeuvres de Lukas Ligeti et Françis Poulenc avec la soprano Clara Inglese au Théâtre des Martyr (15 septembre) et "Madrigali", liens entre le passé et le présent avec des œuvres de Gualtiero Dazzi et Claudio Monteverdi par l’Ensemble Variances de Thierry Pécou (16 novembre aux Halles de Schaerbeek).  

Barbara Hannigan galvanise le Philhar’ et le public dans Stravinsky, Offenbach et Weill

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C’était un programme particulièrement festif pour ce concert où Barbara Hannigan, dans le cadre de sa résidence à Radio France, dirigeait l’Orchestre Philharmonique. 

Tout d'abord, Pulcinella, pour lequel Igor Stravinsky a repris, pour l’essentiel, des pièces de Jean-Baptiste Pergolèse. La suite d’orchestre, qui permet à tous les instrumentistes de briller, est souvent jouée. Le ballet intégral est moins connu et c’est bien dommage, car c’est ainsi que nous saisissons réellement le contenu émotionnel de ce chef-d'œuvre néo-classique.

Dès l’Ouverture, nous sentons que la générosité sera au rendez-vous. Le hautboïste et les chefs de pupitres des cordes recherchent l’expression, loin de tout maniérisme. Le ténor Ziad Nehme entre pour la Serenata ; la voix est claire et directe, et il pose un décor pastoral et sentimental qui ne laisse pas encore présager les tourments qui vont venir. Suivent quelques pièces d’orchestre contrastées, puis l’Allegretto dans lequel la mezzo-soprano Julia Dawson se charge de nous faire comprendre, avec ses graves terrifiants, que la commedia dell’arte a ses côtés glaçants. Et en effet l’Allegro assai qui s’enchaîne, outre de nous faire admirer la virtuosité des cordes et de la flûtiste, nous emmène bien dans le tumulte, confirmé par l’arrivée peu après du baryton-basse, Douglas Williams, aux vrais airs de Don Giovanni. À son départ l’orchestre exprime une bien émouvante tristesse.

Barbara Hannigan, cheffe d’orchestre pour The Rake’s Progress de Stravinsky

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Igor STRAVINSKY : The Rake’s Progress, opéra en trois actes. Wiliam Morgan, Aphrodite Patoulidou, John Taylor Ward, Kate Howden, Erik Rosenius, Ziad Nehme. Ensemble vocal du Symphonique de Göteborg. Orchestre Symphonique de Göteborg, direction Barbara Hannigan. Taking Risks, un documentaire de Maria Stodtmeier. 2020. Livret en anglais en allemand et en français. Pas de texte de l’opéra. 149.50 (opéra) ; 58.13 (documentaire). Accentus ACC20420 (2 DVD).

Barbara Hannigan sublime Gérard Grisey 

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La Passionne. Luigi Nono (1924-1990) : Djamila Boupacha pour soprano solo ; Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie n°49 en fa mineur, Hob:I:49 “La Passione” ; Gérard Grisey (1946-1988) : Quatre chants pour franchir le seuil. Barbara Hannigan, soprano et direction ; Ludwig Orchestra. 2019-Livret en français, anglais et allemand. 72’43. Alpha 586 

John Zorn, aux confins du discours musical

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Evènement au Klara Festival : la venue de l’inclassable John Zorn pour un (petit) concert à l’orgue de la grande salle du Palais des Beaux-Arts. On ne présente plus John Zorn, musicien aux identités artistiques multiples et aux inspirations aussi variées qui bigarrées.

Tout concert de John Zorn est une expérimentation, aux frontières du discours musical et avec une exploration sans fin du son dans une structure par bloc abrasifs. Le mythe de Faust, récurrence du Klara Festival 2019, trouve ici une incarnation parfaite sous les doigts de John Zorn : les sonorités fantomatiques qu’il tire de l’instrument et les chocs granitiques des masses sonores créent une ambiance irréelle et étouffante au point de faire partir quelques membres du public désarçonnés par cette violence musicale presque magmatique. Les moments de répits sont rares dans cette épuisante démesure de vagues musicales successives qui font vrombir la puissance de l’orgue.

Fin de siècle à Vienne

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Arnold SCHOENBERG (1874 – 1951) : Vier lieder op.2 ; Anton WEBERN (1883 – 1945) : Fünf lieder ; Alban BERG (1885 – 1935) : Sieben Frühe lieder ; Alexander Von ZEMLINSKY (1871 – 1942) : aus lieder op2, 5, 7 ; Alma MAHLER (1879 – 1964) : Aus Fünf lieder; Aus Vier lieder ; Hugo WOLF (1860 – 1903) : Goethe lieder. Barbara Hannigan, soprano ; Reinbert De Leeuw, piano. 2018 -DDD -77’41-Livret anglais, français, allemand- CD Alpha 393

Satie pour les amateurs

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Eric Satie
(1866-1925)
Socrate - Mélodies
Trois mélodies (1886), Trois autres mélodies (1886-1906) , Hymne (1891), Socrate (1919)
Barbara Hannigan (soprano), Reinbert de Leeuw (piano)
2016-DDD-50'47''-Commentaires en anglais-Winter & Winter 910 234-2