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L’artiste du XXIe siècle peut-il être hors connexion ?

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Les réseaux sociaux ont pris dans le monde de la musique classique une part non négligeable pour soutenir une visibilité et entretenir une notoriété. Mais un cas particulier est intéressant car complètement à rebours des pratiques en vogue : Kirill Petrenko, directeur musical désigné de l’Orchestre Philharmonique de Berlin. En effet, le chef russe est arrivé au pupitre de la philharmonie par des chemins détournés. Loin des Karajan ou Abbado, rois des marchés du disque et stars mondiales de la musique classique ou d’un Simon Rattle parangon des projets communautaires et pédagogiques, Petrenko a fait une carrière prestigieuse à l’ancienne mais sans les attributs de la star de la musique classique. Il a gravi pas à pas les marches du métier en se concentrant sur l’opéra, parvenant jusqu’à la direction de l’Opéra de Bavière à Munich. Son legs discographique officiel (on trouve sur Youtube une belle quantité d’enregistrements de concerts piratés sans vergogne !) se limite à un coffret d’oeuvres de Josef Suk enregistrées lors de son passage au pupitre de l’Orchestre du Komische Oper Berlin pour le valeureux mais modeste label allemand CPO. De plus, il fuit toutes les interviews et il est volontairement absent des réseaux sociaux !

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Depuis la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, l’orchestre Philharmonique de Berlin investit chaque 1er mai un lieu phare du patrimoine culturel européen pour un concert hors-les-murs. Il commémore ainsi l’anniversaire de sa fondation. Cette année, l’Orchestre a choisi le Musée d’Orsay, succédant à l’Acropole d’Athènes, à l’église Sainte-Irène d’Istanbul ou au Palazzo Vecchio de Florence pour ne citer que ces lieux.

Sous la direction de Daniel Harding, l’Orchestre a proposé un programme extatique composé d’œuvre de Wagner, de Berlioz et de Debussy, sous le signe de l'amour : amour mystique et religieux, amour platonique, amour fusionnel… La plus grande partie du concert se déroule comme une succession d’harmonies envoûtantes dont l’ivresse musicale, dans une acoustique plus que généreux de la nef éclairée par une douce lumière du printemps à travers les verrières, devient presque léthargique. Placés entre les statues, les musiciens doivent adopter une configuration peu habituelle, comme les premiers violons et les contrebasses contournant La Liberté éclairant le monde de Frédéric-Auguste Bartholdi, fondue en 1889 en l’honneur du centenaire de la Révolution française d’après un prototype de la statut géante de New York (1886). Si, dans une salle de concert avec un acoustique précise, cette disposition devrait altérer sensiblement l’équilibre sonore, le grand espace du Musée d’Orsay, sous un très haut plafond, fait fondre et fusionner les sons, ce qui joue en faveur de ce programme. Autant dire que le choix est intelligent et ingénieux, parfaitement adapté au lieu.

Furtwängler, les enregistrements radios

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Le label de l’Orchestre philharmonique de Berlin nous offre, dans des conditions techniques superlatives, les enregistrements de l’orchestre sous la baguette de Wilhelm Furtwängler. Captés entre 1939 et 1945, ces témoignages avaient été emportés par les soviétiques lors de la prise de Berlin. Ces captations connaissent ici une édition définitive, exemplaire par le soin apporté aux bandes.

Essentiellement centrés sur le répertoire germanique, ces enregistrements présentent le coeur du répertoire du chef en 21 concerts (repris sur 22 CD) : Beethoven, Brahms, Bruckner, et Schubert. Pour Eric Schulz, initiateur et concepteur de l'édition Furtwängler, ces témoignages : “nous donnent le meilleur de Furtwängler, dans une salle qu’il considérait comme l’acoustique idéale, avec un orchestre qu’il connaissait intimement, dans un environnement d’enregistrement en direct qui le stimulait et enfin et surtout avec un ingénieur du son de confiance qui pouvait réaliser ses souhaits dans des conditions techniques satisfaisantes.” Mais justement, le style si particulier du chef n’a-t-il pas indubitablement vieilli ? Eric Schulz remet en perspective : “le style de Furtwängler faisait déjà à son époque l’objet de telles critiques. Mais, mis à part toutes les facettes bien connues de l'art de Furtwängler, j'aimerais souligner un aspect essentiel : Furtwängler, était, musicalement parlant, essentiellement un chef d’orchestre du XIXe siècle mais fascinant dans sa pratique et son authenticité sans aucune doute très proche de l’essence des compositeurs comme Brahms ou Bruckner. Prenons aussi le cas de Beethoven, Furtwängler était sans doute plus familier de l’esprit de Beethoven que nous pouvons l’être aujourd’hui. Il faut également considérer la qualité superlative de l’orchestre; en effet nous savons que Furtwängler a critiqué l’orchestre après la guerre, car il y avait une pénurie de jeunes talents (ce qui n’était pas surprenant) combinée à des problèmes de qualité dus au fait que de nombreux membres avaient largement dépassé l’âge de la retraite.”

John Adams chez Simon Rattle

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John Adams et Sir Simon Rattle se connaissent depuis plus de trente ans. Sir Simon fut séduit par la musique du compositeur à l'écoute de Harmonium, une de ses premières pièces pour orchestre et choeur joué par "son" orchestre, le City of Birmingham Symphony Orchestra dirigé par Ed. Smith.

Un Empereur très affirmé

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Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Concerto pour piano et orchestre n°5 en mi bémol majeur, op. 73 « Empereur »
Robert Schumann (1810-1856) Fantaisie en do majeur, op. 17
Berliner Philharmoniker, Daniel Harding, direction – Yundi Li, piano
2014-DDD-67’01-Textes de présentation en anglais, allemand et français-Deutsche Grammophon 4810710

Dvořák à son meilleur!

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Antonín Dvořák (1841-1904)
Concerto pour violon et orchestre en la mineur, op. 53 - Romance pour violon et orchestre en fa mineur, op. 11 - Mazurek pour violon et orchestre en mi mineur, op. 49 - Humoresque en Sol bémol majeur, op. 101, n°7

Anne-Sophie Mutter (violon), Berliner Philarmoniker, Manfred Honek (dir.), Ayami Ikeba (piano)
2013 -55’08 - Livret trilingue : anglais, allemand et français par Oswald Beaujean - DG