Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Le brillant plateau vocal a assuré cette belle exécution en concert

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Marie-Lemieux © Denis-Rouvre

Marie-Lemieux © Denis-Rouvre

Tancredi de Rossini
Commande de La Fenice et créé en 1813, Tancredi succède à sept petits opéras-comiques, bien accueillis. Voici cette fois le premier grand succès de Rossini, qui le mènera à alterner dorénavant opera seria et opera buffa.
La tragédie de Voltaire (1760), excellente, et pleine de ressorts dramatiques, se base sur un thème pas encore trop rebattu : la fiancée faussement accusée d'infidélité.

A Genève un "Viol de Lucrèce" ahurissant

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 A Genève, le Théâtre du Grütli, à proximité du Victoria Hall et du Grand-Théâtre, consacre sa saison à nombre de pièces de théâtre provenant de tous les horizons et de toutes les époques. Depuis 2012, son directeur, Frédéric Polier, acteur et metteur en scène, décide d’aller plus loin en faisant avoisiner Shakespeare et la création contemporaine. Et pour la première fois, en tant que musicien autodidacte, il réalise un vieux rêve en montant un opéra, et quel opéra, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten dans la langue originale, l’anglais. Et vraisemblablement ce ne sera pas la dernière fois, tant le bouche à oreille a bien fonctionné pour remplir la salle de cent-quarante-cinq places et le succès a été délirant.

Au Palais Garnier, de somptueux ‘Joyaux’   

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Pour ouvrir sa saison 2017-18, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend ‘Joyaux’, le triptyque que George Balanchine avait imaginé durant l’hiver de 1967 en passant devant les vitrines des bijoutiers Van Cleef & Arpels sur la Cinquième Avenue ; et la production fut présentée par le New York City Ballet le 13 avril 1967 au New York State Theater. Le chorégraphe en personne vint à Paris en mars 1974 afin de monter pour la troupe le second volet, ‘Capriccio’. Et le tout entra au répertoire de la compagnie le 19 décembre 2000 en faisant appel à Christian Lacroix pour concevoir les décors et les costumes. Avec l’idée de faire briller une pierre précieuse pour rendre hommage aux capitales de la danse, ‘Emeraudes’ évoque Paris, ‘Rubis’, New York et ‘Diamants’, Saint-Pétersbourg.

Pierre Bartholomée, à l’écart des certitudes

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Il va sans dire que Pierre Bartholomée est une figure incontournable de la vie musicale belge. Compositeur, puis chef d’orchestre et animateur culturel, il célèbre cette année ses 80 ans. A cette occasion, il est honoré par les Festivals de Wallonie et, en particulier, à l’occasion d’une journée spéciale qui lui sera consacrée le 12 octobre prochain à Louvain-la-Neuve avec un colloque et un concert de musique de chambre dans le cadre du Festival de Wallonie Brabant-Wallon. Dans le même temps, le label Cyprès édite Rhizome, un album monographique avec trois de ses œuvres récentes.  

A Genève, un ‘Daphnis et Chloé’ somptueux ! 

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Pour ouvrir ses deux séries de concert ‘Symphonie’ et ‘Répertoire’, Jonathan Nott et l’Orchestre de la Suisse Romande présentent un programme entièrement consacré à Maurice Ravel. Pourrait rester en fond de tiroir ‘Frontispice’, pièce de deux minutes élaborée en 1918 pour deux pianos et une cinquième main sur trois portées ; sa polytonalité avec trois lignes mélodiques superposées sur fond chaotique déchiré par trois accords conclusifs est amplifiée par la transcription pour grand orchestre qu’en réalisa Pierre Boulez en 2007. Aussitôt finie, aussi vite oubliée !

Que de sang pour une Lucia mi–figue mi-raisin !

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Lucia

L. Ruiten, A. Hernández © Alan Humerose

Pour ouvrir la saison 2017-18, l’Opéra de Lausanne présente une nouvelle production de Lucia di Lammermoor en faisant appel à Stefano Poda qui a réalisé à la fois mise en scène, décors, costumes et lumières. A mille lieues de l’imagerie traditionnelle d’une Ecosse de la fin du XVIe siècle, sa conception de l’ouvrage transpose à notre époque un univers froid et oppressant où prédomine l’égoïsme masculin.

A Parme, un chef-d’œuvre trop peu connu, Jerusalem !

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Jerusalem

Annick Massis (Hélène), Michele Pertusi (Roger), Ramòn Vargas (Gaston) © Roberto Ricci

Sur un vaste écran, de fascinantes rosaces provenant d’une cathédrale gothique laissent apparaître une chambre nuptiale recouverte de brocarts somptueux, attenant à une chapelle où les croisés toulousains prêteront serment puis assisteront, horrifiés, à un fratricide.

La rentrée académique 2017-2018 l'IMEP : construire l'avenir !

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Mercredi 20 septembre 20h, à Namur, une salle de concert "sold out" pour ouvrir l'année académique 2017-2018. Une douce musique composée par le département d'informatique musicale accueille le public et puis, le choeur pop issu des classes de Nicolas Dorian -également coach de "The Voice"- suivi, plus tard, des fers de lance de l'Institut : l'orchestre symphonique, les choeurs, les solistes sous la direction d' Ayrton Desimpelaere que vous pouvez aussi lire en nos pages, dans un programme Lalo, Saint-Saëns, Rossini, Janssens, les choeurs ayant été préparés par Guillaume Houcke et Benoît Giaux qui, quelques jours plus tôt, avait préparé sa Choraline pour la création à Bozar des Dinckinson Songs de Benoît Mernier, lui aussi professeur à l'Institut. 

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