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Kremerata Baltica à la recherche d’un Beethoven personnel et exaltant 

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Léo Ferré (1916-1993) : "Muss es sein ? Es muss sein !" (arrangé par Valter Sivilotti pour violoncelle, cordes et percussions – avec la voix de Léo Ferré) (1) – Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Quatuors à cordes N° 16, Op. 135 (2) N° 14, Op. 131 (4), arrangés pour orchestre à cordes par Gidon Kremer) – Giovanni Sollima (*1962) : Note sconte (première version pour orchestre à cordes) (3). Mario Brunello, violoncelle (1) et direction (2,3) ; Kremerata Baltica ; Gidon Kremer, violon et direction (4). 2019 (1-3) & 2011 (4). 78’39. 1 CD Alpha 660.

Rappel des Oiseaux : la revanche des becs de plume envers ce récital dédié à leurs propriétaires ?

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Jean-Philippe Rameau (1683-1764) ;  François D’Agincour (1684-1758) ; Louis-Claude Daquin (1684-1772) ; François Couperin (1668-1733) ; Antoine Dornel (1685-1765) ; Jacques Duphly (1715-1789) ; Jean-François Dandrieu (1682-1738) ; Pierre Février (1696-1760). Luc Beauséjour, clavecin. Livret en français, anglais. Septembre 2019. TT 56’37. Analekta, AN 2 8797

Première gravure mondiale de Romilda e Costanza de Meyerbeer

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Giacomo Meyerbeer (1791-1864) : Romilda e Costanza, mélodrame semiserio en deux actes. Patrick Kabongo (Teobaldo), Javier Povedano (Retello), Chiara Brunello (Romilda), César Cortés (Lotario), Luiza Fatyol (Costanza), Emmanuel Franco (Albertone), Claire Gascoin (Annina), Giulio Mastrototaro (Pierotto), Timophey Pavlenko (Ugo) ; Chœur de Chambre Gorecki ; Passionart Orchestra Krakow, direction Luciano Acocella. 2019. Notice en anglais et en allemand. Pas de texte du livret, mais présence d’un synopsis. 173.50. Un coffret de 3 CD Naxos 8.660495-97.

Hommage anniversaire de Supraphon au pianiste tchèque Ivan Moravec

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Ivan Moravec, piano - Portrait. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano n° 14 en mi bémol majeur, K. 449 ; n° 23 en la majeur, K. 488 ; n° 25 en ut majeur, K. 503. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concertos pour piano n° 3 en ut mineur, op. 37 ; n° 4 en sol majeur, op. 58. Robert Schumann (1810-1856) : Concerto pour piano en la mineur, op. 54. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano n° 1 en ré mineur, op. 15. Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Concerto pour piano n° 1 en ré bémol majeur, op. 10. Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano en sol majeur. Diverses œuvres pour piano solo de Ludwig van Beethoven (1770-1827), Johannes Brahms (1833-1897), Frédéric Chopin (1810-1849), Claude Debussy (1862-1918), César Franck (1822-1890), Leoš Janáček (1854-1928), Bohuslav Martinů (1890-1959), Maurice Ravel (1875-1937), Robert Schumann (1810-1856), Bedřich Smetana (1824-1884). Saša Večtomov, violoncelle. Ivan Moravec, piano. Orchestre de Chambre Tchèque, direction : Josef Vlach. Orchestre Philharmonique Tchèque, direction : Karel Ančerl, Václav Neumann, Josef Vlach. Musikverein Wien Orchester, direction : Martin Turnovský. Dallas Symphony Orchestra, direction : Eduardo Mata. Enregistré entre mai 1962 et novembre 2002 à Dallas, New York, Troy, Prague, Vienne. Édition 2020. Livret en anglais, allemand, français, tchèque. 1 coffret 11 CD et 1 DVD Supraphon SU4290-2.

Le chant des vanités, un récital éblouissant de Philippe Jaroussky

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La vanità del mondo. Airs d’oratorios d’Antonio Maria Bononcini (1677-1726), Antonio Caldara (1670-1736), Fortunato Chelleri (1690-1757), Nicola Fago (1677-1745), Georg Friedrich Haendel (1685-1759), Johann Adolph Hasse (1699-1783), Benedetto Marcello (1686-1739), Alessandro Scarlatti (1660-1725) et Pietro Torri (c.1665-1737). Philippe Jaroussky, contre ténor ; Ensemble Artaserse. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes des airs chantés en langue originale, avec traduction en trois langues. 73.10. Erato 0190295179298.

George Szell, comme un diamant 

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Le chef d’orchestre George Szell est décédé il y a 50 ans. Alors que Warner réédite un coffret reprenant ses enregistrements, cette partition est l’occasion de parcourir la vie de ce chef d’orchestre réputé pour son niveau d’exigence qui déboucha sur la notoriété du Cleveland Orchestra dont il fut le plus important Directeur musical. 

György Széll voit le jour à Budapest en 1897 dans une famille où la musique est présente au plus haut niveau. La légende veut qu’il développe  très rapidement des aptitudes musicales et à l’âge de 2 ans et demi, l’enfant aurait donné des petites tapes au poignet de sa mère, dès qu’il aurait entendu des fausses notes du piano joué par sa génitrice. A l’âge de neuf ans, il déménage avec ses parents à Vienne et il commence à suivre des cours. Parmi ses professeurs, on note les noms des compositeurs Max Reger et Eusebius Mandyczewski, un ami de Brahms, ainsi que du pianiste Richard Robert, disciple de Bruckner, qui fut l’enseignant de Rudolf Serkin et Clara Haskil. Le jeune Szell est un enfant prodige qui met Vienne à ses pieds et, à l’âge de onze ans, il entreprend un tour d’Europe. La presse anglaise en pâmoison le qualifie de « nouveau Mozart ». Il joue des pièces du répertoire mais aussi ses propres compositions. Pour ses quatorze ans, la prestigieuse maison d’édition Universal de Vienne lui offre un contrat d’exclusivité de 10 ans. A seize ans, il dirige déjà des orchestres et un an plus tard, il est invité à monter au pupitre du Philharmonique de Berlin. Il se fait remarquer par Richard Strauss, qui est stupéfait par la maîtrise de l’adolescent ! Jugez du peu : Szell dirige lors de concert berlinois le poème symphonique Till L’espiègle du compositeur allemand. Si l’oeuvre est désormais un classique, elle était en 1914 une redoutable partition de musique contemporaine et un défi technique pour le chef et l’orchestre. Strauss prend alors George Szell sous son aile et le fait engager à l’Opéra Royal de la Cour de Berlin comme répétiteur, puis assistant. La confiance de Strauss est telle qu’il lui confie les répétitions en vue du premier enregistrement mondial de son poème symphonique Don Juan ! Lors de la session, Strauss est en retard et le jeune chef se retrouve à diriger la première partie de l’enregistrement de l'œuvre. Strauss s’étant rendormi, il arrive au studio avec une heure de retard. Du fait de la technique d'enregistrement d’alors, il est impossible de graver à nouveau, mais Strauss est si satisfait du résultat qu’il accepte que ce demi enregistrement lui soit crédité. La technique de bâton du grand compositeur ainsi que son sens de la clarté dans la gestion de la masse orchestrale et des phrasés eurent une influence sur les conceptions musicales de George Szell. Strauss resta, tout au long de sa vie, attentif à la carrière de son protégé. 

George Szell au fil du temps 

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George Szell : The Warner Recordings (1934-1970). oeuvres de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Richard Strauss (1864-1949), Richard Wagner (1813-1883), Carl Maria von Weber (1786-1826), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Edouard Lalo (1823-1892), Gustav Mahler (1860-1911), Johann Strauss II (1825-1899), Johannes Brahms (1833-1897); Antonín Dvořák (1841-1904), Franz Schubert (1797-1828). Bronislaw Huberman et David Oistrakh, violon ; Pablo Casals et Mstislav Rostropovich, violoncelle ; Emil Gilels, Artur Schnabel, Benno Moiseiwitsch, piano ; Elisabeth Schwarzkopf, soprano ; Dietrich Fischer-Dieskau, baryton. Cleveland Orchestra, Wiener Philharmoniker, London Symphony Orchestra, London Philharmonic Orchestra, Czech Philharmonic Orchestra, Radio-Symphonie-Orchester Berlin, George Szell 1934-1970. Livret en : allemand, anglais et français. 1 coffret de 14 CD Warner. 0190295267186.