A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Les amants de Vérone à travers les temps

par

© Salzburger Festspiele / Silvia Lelli

La cinquième édition des Pfingstfestspiele
(Festival de Pentecôte) de Salzbourg sous la direction artistique de Cecilia Bartoli avait pour thème Romeo und Julia.
Comme les années précédentes, le thème était développé dans des manifestations diverses : spectacles d’opéra et de ballet, concerts et récitals, récits et projections de films.

Racine et Mozart à la sauce Union Européenne

par

Mitridate, re di Ponto
Eu égard aux problèmes rencontrés par les travaux actuels au bâtiment historique de La Monnaie, et à l'installation précaire sur la site industriel de Tour & Taxis (voir notre critique de Béatrice et Bénédict), Peter de Caluwe a renoncé à remonter la production du Mitridate de Mozart dans la mise en scène de Robert Carsen de 2007
, mais a lancé un appel d'offres aux metteurs en scène, remporté par le couple Jean-Philippe Clarac - Olivier Deloeuil.

Hypnose wagnérienne

par

© Vinvent Pontet

Familier des plasticiens et architectes d'« Avant-garde » (Herzog et De Meuron, Anish Kapoor entre autres) on pouvait attendre du metteur en scène libanais Pierre Audi un travail élaboré des volumes et de l'espace. Ce sont des visions paresseuses, brutes de décoffrage déjà trop souvent vues qui alternent panneaux coulissants, bunkers, écrans noirs, carènes échouées ou «zone » pour migrants ponctuée de météorites.

Délices viennois

par

© Emilie Brouchon

Le temps ne fait rien à l'affaire : cette belle mise en scène du Rosenkavalier de Richard Strauss par l'Allemand Herbert Wernicke réalisée il y a de plus de 20 ans est... belle -de décors, de costumes, d'ingéniosité stylisée. C'est-à-dire intemporelle et surtout, intimement « musicale ».

Défense d’aimer

par

© Klara Beck

Das Liebesverbot (la défense d’aimer), est un “Grand opéra comique” en deux actes du jeune Richard Wagner, sur un livret du compositeur lui-même d’après Measure for measure (Mesure pour Mesure) de Shakespeare. Le 29 mars 1836, la Première à Magdeburg fut un fiasco, la seconde représentation fut annulée par manque de spectateurs et, en 1866, Wagner offrit la partition à son mécène Ludwig II de Bavière en demandant pardon pour ce “péché de jeunesse”.

A Turin, une envoûtante Donna Serpente

par

Pour la première fois, le Teatro Regio de Turin affiche La donna serpente, un ouvrage fantastique élaboré entre octobre 1928 et octobre 1931 par Alfredo Casella qui en dirigea lui-même la création à l’Opéra de Rome le 17 mars 1932. Le livret de Cesare Vico Lodovici est basé sur une fable de Carlo Gozzi déjà utilisée par Wagner pour Die Feen. La trame est complexe, surtout si on la compare à L’Amour des trois Oranges et Turandot du même auteur.

Un contre-ténor pour Ariodante 

par

Pour la première fois dans son histoire, l’Opéra de Lausanne affiche l’Ariodante de Haendel ; et pour la première fois depuis la création par le castrat Giovanni Carestini, un homme chante le rôle-titre qui a été, jusqu’à l’heure actuelle, l’apanage des voix féminines de mezzo-contralto telles que Janet Baker, Tatiana Troyanos, Anne Sofie von Otter ou Joyce DiDonato.

La première des trois Manon mérite d'être remontée

par

© Lorraine Wauters - Opéra Royal de Wallonie

Manon Lescaut de Daniel-François-Esprit Auber
En 2009, l'Opéra Royal de Wallonie avait osé Auber, en proposant Fra Diavolo avec, déjà, Sumi Jo. Il était bon de revenir à cet excellent musicien. La carrière d'Auber a été très longue et jalonnée de succès constants : 48 opéras, de 1805 à 1869 ! Cette gloire, la postérité la lui fut durement monnayée. Si quelques enregistrements existent, les productions de ses oeuvres restent rares.