A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Une mise en scène absconse pour ‘Luisa Miller’

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Une gigantesque plaque de marbre, avec l’effigie en albâtre d’une Marie-Louise assise avec deux ou trois personnes de sa suite face à l’âtre d’une cheminée surmontée du buste de Giuseppe Verdi, pourrait figurer dans un cimetière monumental, tel qu’on le trouve à Milan. Durant l’ouverture, le dit cénotaphe est glissé par un treuil jusque dans les cintres et laisse apparaître, au sein d’une couronne de fleurs, le cadavre de Luisa que révèrent les choristes masculins en jaquette et haut de forme et leurs compagnes en tenues de deuil.

Une traînée dans la boue

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Lady Macbeth du district de Mtsensk de Chostakovitch
Le public belge attendait avec impatience la nouvelle production de Calixto Bieito après sa sulfureuse Mahagonny de 2011, foisonnante d'invention, hystérique et provocante sans doute, mais toujours en situation.

Cet opéra mérite une seconde chance

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Aben Hamet de Théodore Dubois
Troisième opéra méconnu révélé par les scènes françaises ces dernières semaines, Aben Hamet de Théodore Dubois (1837-1924). Après Les Barbares de Saint-Saëns, et Herculanum de Félicien David, avons-nous eu droit de nouveau à une grande redécouverte ? Poser la question est y répondre : pas vraiment.

Une éruption en concert !

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Herculanum de Félicien David
Le Palazzetto Bru Zane-Centre de musique romantique française frappe fort, de plus en plus fort. Après la résurrection de l'opéra Les Barbares de Saint-Saëns, voici celle d'Herculanum de Félicien David (1810-1876) dans les ors de l'Opéra Royal de Versailles.

Seule manquait la pomme...

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Evelino Pido

Guillaume Tell de Rossini en version concert
Même sans le spectaculaire offert par la scène, une parfaite mise en place de tous les éléments musicaux assure la réussite d'un "Grand Opéra Français". Ce fut le cas de La Monnaie avec cette production en concert de Guillaume Tell, parangon d'un genre nouveau, que l'illustre italien crée en 1829, un an après La Muette de Portici d'Auber.

Une Abigaille pour sauver la production de Nabucco au Grand-Théâtre de Genève

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O combien le ‘Regietheater’ s’essouffle ! Est-il nécessaire que les Hébreux de la Bible revêtent les tenues d’un Rabbi Jacob au pied du Mur des Lamentations, que Nabuchodonosor arrive en jeep avec lunettes noires et uniforme d’un chef de junte militaire, que la pauvre Abigaille doive se lover dans une gigantesque boîte à chaussures pour trier ses classeurs fédéraux et que le peuple assyrien ait tunique jaune et pantalon noir, comme s’il s’était échappé de la dernière production de ‘Turandot’ !

L'heure des opéras de Saint-Saëns a-t-elle sonné ?

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Les Barbares à Saint-Etienne
Il n'y a rien de meilleur pour juger une partition d'opéra inconnue qu'une exécution en concert. Jamais distrait par la mise en scène, l'auditeur peut se concentrer sur la partie strictement musicale de l'oeuvre. C'est tout à l'honneur de l'Opéra-Théâtre de Saint-Etienne d'avoir ainsi présenté Le Mage de Massenet en 2012 et, cette année, ces Barbares de Saint-Saëns.

Le Triomphe des chanteurs

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Kate Aldrich (Leonor de Guzman), Yijie Shi (Fernand) © Patrice Nin

La Favorite à Toulouse
« La Favorite » grand opéra en quatre actes de Donizetti sur un livret d’Alphonse Royer et Gustave Vaëz fut créé le 2 décembre 1840 à l’Opéra de Paris, salle Le Peletier. Mais c’est sans doute comme « La favorita » que l’opéra fut le plus joué internationalement et enregistré.

L'un des meilleurs spectacles de la saison, toutes maisons d'opéras belges confondues

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© Vlaamse Opera/Annemie Augustijns

Otello de Rossini au Vlaamse Opera
Comme les récents Hamlet de Thomas, présenté par La Monnaie, ou Roméo et Juliette de Gounod à l'Opéra Royal de Wallonie, l'Otello de Rossini démontre l'extraordinaire puissance dramatique de Shakespeare. Le duo de metteurs en scène Moshe Leiser/Patrice Caurier a réussi à donner une force prodigieuse à un livret pourtant bien inférieur à celui qu'écrivit Boito pour Verdi.