Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

MUSIQUES EN PISTES : Les Tableaux d'une Exposition de Moussorgski, orchestration Ravel

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Ce fut sans doute Clément Janequin (v.1485-1558), avec ses chansons La Bataille de Marignan et Le Chant des Oiseaux, qui inaugura la musique imitative, suivi par les Clavecinistes français du Grand Siècle (La Poule de Rameau, Le Coucou de Daquin...). La Symphonie Pastorale de Beethoven (avec son très bref passage imitatif de chants d’oiseaux à la fin de la Scène au bord du Ruisseau) relève de l’évocation poétique propre au siècle romantique et il s’agit principalement de paysages, propos repris d’une autre manière par les Impressionnistes comme Debussy ou Ravel. Le Poème symphonique, chez Richard Strauss ou dans L’Apprenti Sorcier de Dukas, s’attache à une narration en musique. Le propos de Moussorgski dans ses Tableaux d’une Exposition est tout différent et sa tentative n’a été que rarement reprise, et jamais égalée. De la part d’un génial réaliste, il s’agit ni plus ni moins que de musique figurative, au sens pictural du terme.

Quand Armide envoûte toujours...

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Armida

Armida de Rossini
Pour n'être pas le plus connu des opéras de Rossini, Armida (1817) a bénéficié de l'interprétation de Maria Calllas et de deux enregistrements modernes. C'est peu dire que sa mise en scène à Gand a intéressé les fans du compositeur, d'autant plus que l'oeuvre était dirigée par Alberto Zedda, fondateur et âme du festival de Pesaro.

Tradition et efficacité s'allient dans un spectacle réussi

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Annick Massis et Roberto Taglianini © Opéra Royal de Wallonie - Lorraine Wauters

Lucia di Lammermoor de Donizetti
La tradition a du bon, c'est ce que tout habitué de l'Opéra Royal de Wallonie se dit au sortir de chaque spectacle. Et celui-ci n'a pas fait exception. Après un luxueux Ernani et un amusant Barbier de Séville, la troisième production de la saison suit la même voie : une mise en scène classique, parfois conventionnelle mais toujours convaincante, un plateau équilibré, serti de quelques grandes voix, des choeurs et un orchestre maison en parfaite adéquation.

"A Midsummmer Night's Dream" à Genève : une exceptionnelle réussite

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Pour six représentations, le Grand-Théâtre de Genève présente l’un des chefs-d’œuvre de Benjamin Britten, A Midsummer Night’s Dream, créé au Festival d’Aldeburgh le 11 juin 1960. Le triomphe remporté par le spectacle, lors de la première, émane, en premier lieu, de la mise en scène de Katharina Thalbach, la fille de Benno Besson, directeur pendant plusieurs années de la Comédie de Genève qu’il a marqué d’une empreinte indélébile.

A Paris : un concert en temps de guerre

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Deszö Ranki

Orchestre National de France, Daniele Gatti (direction), Dezsö Ránki (piano)
On quitte Bruxelles, ville morte, ce samedi, pour rejoindre Paris qui, huit jours après les tragiques attentats, peine encore à se remettre du choc. Il y a étonnamment peu de monde dans les rues, les commerces n’attirent plus grand monde, alors que restaurants et cafés sont bien moins remplis qu’à l’accoutumée, et la circulation inhabituellement fluide.

L’ONB au meilleur de sa forme

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Andrey Boreyko

Fazil Say (°1970) : Concerto pour piano et orchestre n°3, op.11, « Silence of Anatolia »
Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
Nikolay Rimsky-Korsakov (1844-1908) : Shéhérazade, suite symphonique op.36

Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Fazil Say, piano,

L'Histoire de Manon à La Scala

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Svetlana Zakharova et Roberto Bolle © Brescia e Amisano / Teatro alla Scala

Depuis avril 1994, le Corps de ballet de la Scala a inclus à son répertoire L’Histoire de Manon conçu, vingt ans auparavant, par le grand chorégraphe écossais Kenneth MacMillan pour Covent Garden. Pour la sixième fois, la scène milanaise reprend la production sous la supervision de Julie Lincoln. La musique en est due à la plume de Jules Massenet, sans utiliser aucun extrait de Manon ou de L’Histoire de Manon : elle recourt aux Scènes pour orchestre, aux mélodies et à des pages des derniers ouvrages tels que Cendrillon, Grisélidis, Ariane, Don Quichotte et Cléopâtre, selon un arrangement et une orchestration de Martin Yates.

8ème Concours International de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger

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Le Duo Marie Perbost / Joséphine Brault

Mélodies sur fond de kalachnikov
Il y a presque 100 ans, le 21 mars 1918 tandis que les raids des gothas (gros bi-moteurs bombardiers) sur Paris faisaient plus de 200 morts, que le maigre convoi mortuaire de Debussy traversait les rues sous les tirs ennemis, l'Opéra reprenait « Castor et Pollux » de Rameau. Ce vendredi 13 novembre 2015, à l'issue de la Première épreuve du Concours bisannuel de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger distinguant les semi-finalistes, alors que les tirs proches de kalachnikov venaient de ravager Paris et que l'état d'urgence suspendait tout rassemblement public, le jury et les organisateurs du Concours Nadia et Lili Boulanger prirent la décision courageuse de poursuivre le Concours à huis clos.

NOUVELLE RUBRIQUE : Musiques en Pistes

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Partir avec un guide à la découverte ou la redécouverte d'une oeuvre du répertoire, pister les thèmes et leurs agencements, les astuces de leur composition, retrouver le contexte de sa création, le génie du compositeur, pour une écoute enrichie, renouvelée. C'est toute la joie musicale que nous vous souhaitons.
Première oeuvre à l'écoute : le Concerto pour piano en la mineur op.54 de Robert Schumann.