Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Lalo à l'honneur à Saint-Etienne

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L’Opéra de Saint-Etienne a remis Le Roi d’Ys d’Edouard Lalo à l’affiche, dans la production de Jean-Louis Pichon (décors d’Alexandre Heyraud, costumes de Frédéric Pineau, lumières de Michel Theuil) qui était présentée la première fois en 2007 en coproduction avec l’Opéra de Wallonie. C’est une occasion de redécouvrir cette « légende bretonne en 3 actes et 5 tableaux» d’Edouard Blau qui fut créé avec grand succès à l’Opéra Comique de Paris en 1888 et connut une belle trajectoire avant de disparaître des scènes.

Le succès fulgurant du ballet Don Quichotte

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Pour la seizième fois depuis février 1987, la troupe de ballet de la Scala de Milan reprend la production que Rudolf Nureyev avait conçue pour le Don Quichotte de Ludwig Minkus. Et c’est l’ex-danseur étoile de l’Opéra de Paris, Laurent Hilaire, qui la supervise, après avoir interprété lui-même fréquemment le rôle de Basile.

Les Maîtres Chanteurs éblouissent Paris

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© Vincent Pontet

Voilà bien un demi-siècle qu'ils n'étaient venus de Nuremberg sur les berges de la Seine, pour chanter, rivaliser, se disputer et aimer. Et pour notre plus grand plaisir car ces soirées à l'Opéra Bastille resteront longtemps dans les mémoires. C'est que tout concourt à la réussite dans ce fabuleux travail scénique réalisé pour Salzbourg en 2013 et rodé au cordeau. A tel point que lors de la Générale, le metteur en scène, Stefan Herheim pouvait jouer au pied levé le rôle de l'apprenti David avec une totale perfection tandis que Toby Spence chantait à l'avant scène.

Le mystère Sokolov

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La dernier récital où j’entendis Grigory Sokolov à Bruxelles en juin 2014 avait permis d’entendre un pianiste armé de moyens techniques exceptionnels et riche de qualités d’interprète hors du commun dans un mémorable récital Chopin (et je ne me fis pas faute de dûment l’encenser dans les colonnes de Crescendo). On ne s’étonnera donc pas de voir que la salle Henry Le Boeuf était pleine à craquer pour accueillir ce pianiste arrivé tardivement, mais à juste titre, au rang de star planétaire, et qui a en plus le mérite immense d’être un éperdu chercheur de vérité musicale. 

Et si on parlait d'amour ?

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Benoît Mernier © Bernard Coutant

« Amour und Andere Probleme »
Musique de Hugo Wolf (1860-1903) et Benoît Mernier (°1964).
Solistes de l'EVD et de la CAMERATA, IMEP
Isabelle Jacques (soprano), Aurore Bureau et Amélia Jardon (mezzo-sopranos), Pierre Derhet (ténor), Kamil Ben Hsain Lachiri (baryton), Julien Collignon, Cristobal Diaz (violons), Emmanuel Mesaus (alto), Alexandre Bughin (violoncelle), Hervé Closset (clarinette), Patrick Leterme (piano)
Direction artistique et conception : Patrick Leterme – Benoît Mernier
Costumes – Graphisme : Gaël Bros - Infographie : David Dumortier - Régie : Geoffrey Magbag – Jérôme Fagnoul - Images et sons : archives de la SONUMA
Production organisée dans le cadre de NA ! (Pôle musical de Namur)

A Toulouse, Venise invite à la fête...

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Jonathan McGovern (Alamir / Damire / Borée), Rachel Redmond (Irène / Léontine / Flore)
© Patrice Nin

Après Paris et avant New York le théâtre du Capitole de Toulouse présente « Les Fêtes Vénitiennes » un opéra-ballet de André Campra créé le 17 juin 1710 au Théâtre du Palais-Royal. Représentée pendant un demi-siècle et souvent remaniée la partition a été adaptée par le chef d’orchestre William Christie et le metteur en scène Robert Carsen qui ont établi une version « qui correspond aux habitudes d’écoute des spectateurs d’aujourd’hui. »

A Bruges : l’inventivité de Mantovani et l’évidence de Bruckner

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© Marco Borggreve

L’Orchestre Philharmonique de Rotterdam et son directeur musical Yannick Nézet-Seguin sont comme chez eux en Belgique ! De Bruges à Bruxelles, en passant par Gand et Anvers, ce tandem artistique est un fidèle invité des saisons belges et ses concerts sont toujours suivis par un public qui lui est très attaché. Pour sa venue hivernale dans la belle salle du Concertgebouw de Bruges, il proposait une copieuse affiche : la création belge du concerto pour flûte Love Songs de Bruno Mantovani avec Juliette Hurel (le lendemain de sa première audition mondiale) et la monumentale Symphonie n°8 de Bruckner.