Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Un nouveau départ pour la Monnaie

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Alain Altinoglu © Marco Borggreve

Même si Alain Altinoglu ne prendra officiellement ses fonctions de directeur musical de la Monnaie qu’en janvier 2016, les hasards de la programmation faisaient qu’il se retrouvait pour la première fois depuis l’annonce de sa nomination à la tête de l’orchestre et du choeur de la maison bruxelloise (auquel se joignaient pour l’occasion le Vlaams Radio Koor ainsi que dix-sept jeunes chanteurs encore aux études dans différents conservatoires du pays, et sélectionnés par les soins de la MM Academy) pour offrir au public le magnifique Requiem de Berlioz qui, sauf erreur de ma part, avait été donné pour la dernière fois à Bruxelles par ces mêmes forces de la Monnaie dirigées à l’époque par Kazushi Ono.

Nelson Freire au sommet !

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© Fabrice Boissière

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n°2 en si bémol majeur, op. 83
Richard Strauss (1864-1949) : Tod und Verklärung, op. 24Igor Stravinsky (1882-1971) : L’Oiseau de feu, suite (1919)

Quatre temps forts à l’Orchestre National de Lille

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Alors que la saison 2015-2016 est déjà bien entamée, l’Orchestre National de Lille a annoncé jeudi les prochains temps forts, en relation avec les 40 ans de l’orchestre, mais aussi les 80 ans du directeur musical, Jean-Claude Casadesus, qui fêtera également ses 50 ans de carrière. Ce fut ainsi l’occasion d’entendre Jean-Claude Casadesus s’exprimer sur son orchestre et ses principes fondamentaux, sur l’évolution depuis l’Orchestre Philharmonique des Flandres, sur les défis et objectifs et enfin sur les difficultés liées aux prochaines échéances électorales qui risqueraient de venir perturber la politique culturelle de la région.

Xian Zhang peine à mener l'ONB qui sauve la mise

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La jeune violonise Vilde Frang

La Fantaisie sur deux airs populaires angevins, achevée en 1892, compte parmi les grandes réussites de Guillaume Lekeu. L'ONB, jamais en reste lorsqu'il s'agit de promouvoir le patrimoine musical de nos contrées, a choisi d'interpréter cette œuvre en guise d'ouverture à un programme original, où Mozart est encadré par les deux géants du romantisme belge.

A l'Opéra du Rhin, Anna Caterina Antonacci "est" Pénélope

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« Pénélope », le « Poème lyrique » de Gabriel Fauré a été créé le 4 mars 1913 à l’Opéra de Monte Carlo, puis présenté avec grand succès au Théâtre des Champs Elysées à Paris deux mois plus tard. De grandes interprètes y ont brillées de Germaine Lubin à Régine Crespin mais les dernières décennies les représentations se sont fait rares. Soucieux de réhabiliter le répertoire français délaissé, Marc Clémeur a mis « Pénélope » à l’affiche de l’Opéra National du Rhin où l’œuvre avait été présentée pour la première fois en 1923.

Heureuses découvertes au Wexford Festival Opera

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Koanga de Delius © Clive Barda

Pour les mélomanes à la recherche d’opéras rarement présentés ou injustement négligés il y a une adresse : le Wexford Festival Opera en Irlande qui cette année en est déjà à 64édition. Pendant douze jours , du 21 octobre au 1 novembre, la modeste ville au bord de la mer dans le sud-est de l’île offrait un programme varié avec trois productions d’opéras, trois « short works » (opéras en version réduite), des récitals, conférences, introductions et un concert gala.

Orgie de musique sur fond de brume

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Aaron et Moïse © Bernd Uhlig / Opéra de Paris

Moses und Aron à Paris
La trajectoire religieuse d' Arnold Schönberg (1874-1951) est à l'origine de ce Moses und Aron présenté, après 40 ans d'absence, sur la scène de l'Opéra de Paris, pour inaugurer le mandat du nouveau directeur. Né juif, le compositeur viennois choisit le baptême protestant à 24 ans puis, sous la pression nationale socialiste dans les années 30, se tourne vers le judaïsme. C'est dans ce contexte qu'il compose ce quatrième et dernier opéra resté inachevé.

Un magnifique moment d’émotion et d’humanité

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Francesco Lotoro (piano), Roby Lakatos (violon), Paolo Candido (baryton)
Il est des concerts dont il est impossible de rendre compte à l’aune des critères habituels auxquels a recours le critique consciencieux, soit l’intérêt des compositions entendues ainsi que la qualité de l’interprétation. En effet, il n’est pas exagéré de dire que le concert offert dans la superbe Salle gothique de l’Hôtel de Ville relevait d’une espèce de miracle dont nous sommes redevables au pianiste et compositeur italien Francesco Lotoro.

Un berliozien émérite pour Les Troyens au Grand-Théâtre de Genève 

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Le Grand-Théâtre de Genève présente en deux concerts  l’intégralité des Troyens. Et la réussite exceptionnelle de l’entreprise est due à la baguette de Charles Dutoit, éminent berliozien s’il en est un ! Galvanisant les Chœurs du Grand-Théâtre de Genève, remarquablement préparés par Alan Woodbridge, et le Royal Philharmonic Orchestra, formation dont il est le directeur artistique et le chef principal, il fait montre, dès la scène d’entrée de La Prise de Troie, d’une énergie indomptable, presque invraisemblable chez un homme de près de quatre-vingts ans.