L’Arpeggiata rend hommage à des compositrices du XVIIe siècle

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Wonder Women. Œuvres de Antonia Bembo (c.1640-c.1720), Francesca Caccini (1587-c.1641), Francesca Campana (c.1615-1665), Maurizio Cazzati (1616-1678), Andrea Falconieri (1585/6-1656), Isabella Leonarda (1620-1704), Barbara Strozzi (1619-1677), et chants traditionnels mexicains et italiens. Céline Scheen, soprano ; Luciana Mancini, mezzo-soprano ; Benedetta Mazzucato,mezzo-soprano ; Vincenzo Capezzuto, alto ; L’Arpeggiata, théorbe, direction, conception et arrangements de Christina Pluhar. 2023. Notice en anglais, en français et en allemand. Textes chantés en langue originale, avec traduction anglaise. 70.19. Erato 5054197959165.

Beethoven olympique avec Gustav Mahler 

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Ludwig van Beethoven (1170-1827) / Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°5 en ut mineur, Op.67 ; Symphonie n°3 en mi bémol majeur, Op;58 “Eroica” ; Symphonie n°7 en la majeur, Op.92 ; Symphonie n°9 en ré mineur Op.125 ‘Ode an die Freude” ; Ouvertures de Coriolan, Op.92,  Leonore n°2, Op.72 ; Leonore n°3, Op72b ; Quatuor à cordes en Fa mineur, Op.72. Margarita Vilsone, soprano ; Evelyne Krahe, mezzo-soprano ; Michael Müller-Kasztelan, ténor ; Derrick Ballard, baryton. Czech Philharmonic Choir de Brno ; Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, direction : Michael Francis. 2021-2023. Livret. en allemand et anglais. 3 CD Capriccio C5484

« Adriana Mater » de Kaija Saariaho au Festival d’Opéra de Savonlinna en Finlande

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Un bonheur partagé ! Au sud-est de la Finlande, à Savonlinna, une petite ville au bord du lac Saimaa, le plus grand lac d’un pays qui en compte tant et tant. A l’occasion du presque centenaire Festival d’Opéra, dans la cour d’honneur (prudemment recouverte) du redoutable château d’Olavinlinna. Au milieu d’un public nombreux manifestement heureux de se retrouver là pour ses célébrations lyriques annuelles. Au programme du festival cette saison,  Lohengrin,  Nabucco,  Don Giovanni, La Fiancée vendue  et, la raison de ma présence là-bas, l’Adriana Mater  de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho (1952-2023).

Une œuvre créée à l’Opéra Bastille de Paris le 3 avril 2006, une œuvre plus que fraîchement accueillie à l’époque par une critique qui s’en prenait aussi bien au livret qu’à la partition. Et pourtant ! Voilà que cette même œuvre, dans sa production suédoise par le Norrlandsoperan, a suscité l’enthousiasme unanime.

Le livret ? Il est de l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, déjà l’auteur de celui de « L’Amour de loin », le premier opéra de Kaija Saariaho. Quelque part dans un pays en guerre (à la création, on pouvait y reconnaître les Balkans, mais les soubresauts de l’Histoire ne cessent hélas d’en actualiser les lieux), une jeune femme victime d’un viol se retrouve enceinte. Malgré les injonctions de sa sœur, elle garde l’enfant : « C’est mon fils, c’est à moi qu’il ressemblera ». Elle se réjouit de ces « deux cœurs qui battent en elle ». Mais elle est néanmoins taraudée par une terrible question : lui ressemblera-t-il ou ressemblera-t-il à son père, « sera-t-il Caïn ou Abel ? » Dix-sept ans plus tard, le fils retrouve son père, bien décidé à le tuer. Mais il découvre alors que ce père est devenu aveugle et ne peut se résoudre à l’exécuter. Il se désole de cette décision auprès de sa mère : « J’ai manqué de courage, je me suis enfui. Mère, pardonne-moi ! » Mais elle lui répond alors : « Cet homme méritait de mourir, mais tu ne méritais pas de le tuer… Si tu étais vraiment le fils de cet homme, tu l’aurais tué. J’ai enfin la réponse : le sang du meurtrier s’est apaisé en côtoyant le mien… Aujourd’hui, nous ne nous sommes pas vengés, Yonas. Mais nous nous sommes sauvés ».

Rencontre avec Emmanuel Pahud

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Emmanuel Pahud est sans aucun doute l’un des musiciens les plus marquants de sa génération. Membre de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, soliste acclamé dans le monde entier, c’est aussi une personne passionnante dont la rencontre marque toute une vie. Crescendo Magazine est heureux de le rencontrer dans le cadre de sa venue au Festival International de Colmar. 

Au tout début de votre vie, votre famille a énormément voyagé. Suisse, France, Belgique, Espagne, Italie, … Cela a-t-il eu de l’influence sur le musicien que vous êtes aujourd’hui ? 

Énormément, surtout le passage en Belgique, à Bruxelles, de 1978 à 1987. Mais c’est notre séjour à Rome en Italie qui a été déterminant. Ma famille n’est pas musicienne, ce sont nos voisins qui m’ont introduit à la musique classique par le piano, le violon, le violoncelle et la flûte, qui m’a tout de suite fasciné. Lorsque j’entendais la mélodie du Concerto en Sol Majeur de Mozart, elle me faisait chanter, danser, trépigner ! Un jour j’ai croisé ce jeune voisin dans l’escalier et il m’a dit : “C’est le concerto de Mozart que tu chantes ?”, et je lui ai répondu : “Tu peux m’apprendre ?”. C’est comme ça que tout a commencé !

Ensuite, nous avons donc déménagé à Uccle et je suis entré à l’Académie de musique d’Uccle, auprès de Michel Moinil, jusqu'à ma Médaille d’Or en 1985. J’ai également étudié avec Carlos Bruneel, qui venait de remporter le prix Tenuto et d’être nommé flûtiste solo de La Monnaie. Il m’a notamment préparé à cette Médaille d’Or de 1985 et au prix Tenuto. Je suis ensuite parti en France pour étudier au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. De fil en aiguille, j’ai commencé à intégrer la profession par les différents concours internationaux, etc. 

Tous ces endroits m’ont nourri à travers les rencontres musicales que j’ai pu y faire, ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Mon premier concert avec orchestre par exemple, c’était avec André Vandernoot et le Belgian National Orchestra. J’ai également pu jouer avec l’Orchestre national de la radiotélévision flamande. Mes premiers pas dans le monde professionnel de la musique se sont donc faits en Belgique. 

C’est le Concerto pour flûte No.1 en Sol Majeur de Mozart qui vous a donné l’envie d’être flûtiste. Mozart, nous le retrouvons dans trois des cinq pièces que vous jouez ce soir, mais aussi notamment dans votre tout dernier disque en collaboration avec le pianiste Éric Le Sage. Comment expliquez-vous cette attirance pour le compositeur autrichien ? 

Mozart est en quelque sorte un guide spirituel pour moi. Cet équilibre entre la forme, la liberté, les proportions, le côté humain et le côté réglé au millimètre de cette musique sont des choses incroyables. C’est une étoile qui m’a guidé depuis le début. J’ai flashé sur ce Concerto en Sol majeur quand j’étais gamin, à 5 ans, et c’est un flash qui ne me quitte toujours pas. Je joue toujours sa musique avec beaucoup de bonheur, que ce soit la musique de chambre, les sonates ou les concertos. Finalement, je me ressource quand je joue du Mozart. Ce compositeur nous a bien servi en tant que flûtistes avec notamment le Concerto pour Flûte et Harpe. 

D’une manière plus symbolique, je partage mon anniversaire avec lui, le 27 janvier, mais aussi avec Renaud Capuçon, Éric Tanguy, Roger Bourdin, etc. C’est une bonne étoile, un petit symbole sympathique. Mais ce qui m’attire chez Mozart c’est vraiment l’expression qu’il met dans sa musique, l’équilibre parfait qu’elle contient, la suggestivité de ses œuvres entre la manière de faire et puis tout ce que ça peut évoquer chez les musiciens et les auditeurs. Je trouve ça très admirable, simultanément très expressif et très profond.

Lola Descours, le basson en hommage à Nadia Boulanger

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Soliste à l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, Lola Descours fait paraître un album en hommage à Nadia Boulanger (Indésens Calliope Records). Ce parcours musical est une superbe carte de visite pour le basson, un instrument dont les potentiels expressifs sont sous-estimés. Crescendo-Magazine est heureux de s’entretenir avec cette musicienne, formidable ambassadrice du basson.  

Nadia Boulanger, la “Reine de la musique” comme le disait Bernstein ! Qu’est-ce qui vous a motivé à consacrer un récital intégral en hommage à cette personnalité  majeure ? 

J'ai toujours été fascinée par cette femme qui, dans un monde si masculin, a eu une brillante carrière de pédagogue, de musicienne et de cheffe d'orchestre. Elle a été à contre-courant d'un XXe siècle où la composition était régie par écoles et dogmes. D'une grande ouverture d'esprit, elle affirmait apprécier toute bonne musique et a aidé un nombre impressionnant de compositeurs à développer leurs propres identités d'artistes. Bref c'est une femme d'une modernité incroyable, qui a su casser les barrières liées à son genre et décloisonner les styles. Quand, le label français Indésens Calliope Records m'a proposé d'enregistrer, il m'est venu tout naturellement à l'esprit de proposer à son directeur artistique un hommage à cette femme française si moderne et inspirante.

12 compositeurs et 1 compositrice sont représentés sur ce disque, comment avez-vous choisi ces musiciens et surtout ces partitions ? 

À l'image de cette femme riche en contrastes et afin de refléter l'abondance d'esthétiques de son cercle au sens large, l'album Nadia comprend 13 compositeurs de styles extrêmement divers et une grande variété de formations instrumentales. 

Ainsi, sa sœur Lili, son professeur de composition Gabriel Fauré, l'ami de sa famille Camille Saint-Saëns ainsi que ses proches amis et collaborateurs Igor Stravinsky et Francis Poulenc sont représentés.  S'ajoutent des élèves aux styles extrêmement variés. L'école américaine, qui doit tant à Nadia, sera représentée par Aaron Copland ainsi que le minimaliste Philip Glass, sans parler de son ami Leonard Bernstein. Pour la France, citons Jean Françaix qu'elle a connu tout jeune et deux grands de la musique de film français : Vladimir Cosma et Michel Legrand. Bien sûr Astor Piazzolla qu'elle a su révéler dans son ambivalence entre la musique savante  et tango argentin, est présent sur l'album. J'ai également décidé d'insérer une très belle et poignante mélodie composée par Nadia elle-même, bien qu'elle ne se soit jamais considérée comme compositrice. 

Hormis Camille Saint-Saëns et Jean Françaix, la plupart de ces compositeurs n'ont pas écrit de partitions originales pour le basson. J'ai donc passé beaucoup de temps à découvrir et lire toutes sortes de leurs compositions afin de trouver les pièces adaptables au basson, les pièces où celui-ci apporterait selon moi un regard intéressant. 

Fade promenade dans l’apogée du clavecin français 

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Le Clavecin à Paris au XVIIIe siècle. Louis Marchand (1669-1732) : Suite en ré [extraits, Premier Livre]. François Couperin (1668-1733) : Ordre I en sol, Ordre III en do [extraits, Premier Livre]. Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Nouvelles Suites de Pièces de clavecin [extraits]. Antoine Forqueray (1672-1745) : Première Suite en ré, Cinquième Suite en do [extraits, Pièces de Viole mises en Pièces de Clavecin par Mr. Forqueray le Fils]. Jacques Duphly (1715-1789) : Troisième & Quatrième Livres [extraits]. Claude-Bénigne Balbastre (1724-1799) : Pièces de Clavecin [extraits]. Armand-Louis Couperin (1727-1789) : Pièces de Clavecin [extraits]. Jos Van Immerseel, clavecins. Livret en anglais, français et allemand, néerlandais. Novembre, décembre 2022, février 2023. TT 47’50, 51’37, 63’08. Coffret 3 CDs Challenge Classics CCS45523

Pierre et Théo Fouchenneret offrent une soirée de sonates de haute volée 

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Le festival du haut Limousin offre pour son concert de clôture une soirée de sonates pour violon et piano de très haute volée, avec Pierre et Théo Fouchenneret. Le programme, d’une grande diversité mais finement équilibré, nous a transportés à travers les époques et les styles de trois grands compositeurs : Johannes Brahms, Maurice Ravel et Béla Bartók.

La soirée a débuté avec la Sonate pour violon et piano n° 2 op. 100 de Johannes Brahms. Dès les premières notes, les deux frères se distinguent par une technique remarquable et une sensibilité artistique qui témoigne de leur affection pour la musique de Brahms. L’interprétation, bien cadrée, n’empêche pas une grande liberté, notamment dans la ligne mélodique. Leurs phrasés sont toujours articulés avec clarté, adaptée au caractère de chaque mouvement. Après le mouvement initial doux mais rempli d’« accidents » variés, l’« Andante tranquillo » offre une méditation poétique et introspective, avec des détails soignés et des nuances subtiles. Une oscillation entre vivacité alerte et tendre élégance marque le « Vivace di qui andante » dans une légèreté dansante. Dans le final, le contraste avec le mouvement précédent est magnifiquement mené dans cette passion qui évoque parfois son côté irrationnel. Leur interprétation, jonchée de contrastes, s’écoute comme un conte et l’audience retient leur souffle jusqu’à la dernière note.

La Sonate pour violon et piano en sol majeur de Ravel a apporté un changement total d’atmosphère et de ton. Dès les premières mesures de l’Allegretto, le jeu du piano est fluide et limpide, semblable à de l’eau coulant doucement. Sur cette fluidité, le violon fait son entrée avec une légèreté infiniment aérienne. L’interaction entre les deux instruments, semblable à deux fils d’eau se mêlant et se séparant, crée une arabesque délicate, particulièrement marquante lors de l’Allegretto. Le « Blues », à la fois nonchalant et tonique, maintient un fond rythmique régulier mais subtilement mouvant. Le piano puis le violon imitant le banjo, ainsi que ses accords, ses arpèges, ses glissandos et ses inflexions à l’inspiration du jazz, ajoutent une touche de mélancolie, tandis que le final en mode d’un véritable Perpetuum mobile a culminé dans une montée énergique et émotionnelle extraordinairement maîtrisée. Le violon et le piano se lancent dans une course effrénée, l’un et l’autre se répondant avec une précision incroyable. Quelle frénésie, quelle exubérance ! 

La soirée se termine de manière magistrale avec la Sonate pour violon et piano n° 1 Sz.75 de Béla Bartók. Dès les premières mesures, chaque note, d’une grande intensité, est rendue « visuelle » par le mouvement harmonieux de leurs corps, qui épousait parfaitement les courbes musicales — ce qui était également le cas dans les deux autres sonates. Ce ballet visuel et auditif invite la salle à une immersion dans l’univers du compositeur qui exige un autre type d’écoute que Brahms et Ravel. L’Adagio, bien que plus pensif, ce mouvement laisse percevoir une énergie latente, prête à se libérer pour le final. L’Allegro conclusif brille par une virtuosité et une puissance époustouflantes, c’est une véritable course infernale. Toutefois, ce n’est pas vers l’abîme que cette frénésie nous mène, mais à une catharsis qui célèbre les chants et la danse des gens ordinaires. Sublimées par l’écriture savante de Bartók, ces musiques trouvaient ici une résonance particulière. Si la musique est un art de transmission par l’air, par les ondes, l’assistance a ressenti ces ondes, vibrant avec la vigueur et l’authenticité des gens simples. 

Eric Coates, l’élégance du geste 

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Eric Coates (1886-1957) : Orchestral Works, Volume 4. Music Everywhere ; Footlights, Concert Valse ; I Sing To You ; The Three Bears ; From Meadows To Mayfair, Suite for Orchestra ;  Under The Stars ; Four Centuries, Suite. BBC Philharmonic, direction : John Wilson. 2023. Livret en anglais, allemand  et français. 61’36’’. Chandos CHSA 20292.

Hommage à deux chanteurs de Haendel, avec Luca Cervoni et Filippo Mineccia

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Missing Vittorio. Œuvres d’Alessandro Scarlatti (1660-1725), Georg Friedrich Händel (1685-1759), Vittorio Chiccheri (16?-1754), Pietro Paolo Bencini (1670-1755), Giovanni Lorenzo Lulier (1662-1700), Antonio Caldara (1670-1736). Luca Cervoni, ténor. Carlotta Colombo, soprano. Benedetta Mazzetto, contralto. Alessandro Ravasio, basse. Concerto Romano, Alessandro Quarta. Gabriele Pro, violon. Teresa Ceccato, Giuseppe d’Errico, alto. Maria Calvo, Bernadetta Wieczerzynska, violoncelle. Mario Filippini, contrebasse. Giovanni Battista Graziadio, basson. Elisa La Marca, guitare. Lorenzo Feder, clavecin. Gabriele Levi, orgue. Davide Ferella, mandoline. Gabriele Cassone, trompette. Novembre 2022. Livret en allemand, anglais ; paroles en italien et traduction en anglais. TT 63’50. Christophorus CHR 77476

Il Castrato del Granduca. Œuvres de Georg Friedrich Händel (1685-1759), Attilio Ariosti (1666-1729), Antonio Lotti (1667-1740), Francesco Gasparini (1661-1727), Giovanni Maria Capelli (1648-1726), Giovanni Bononcini (1670-1747), Johann Adolf Hasse (1699-1783), Leonardo Vinci (1696-1730), Domenico Sarro (1679-1744), Giovanni Antonio Giay (1690-1764). Filippo Mineccia, alto. Samuele Lastrucci, I Musici del Gran Principe. Février 2023. Livret en anglais, français, allemand, italien ; paroles en italien et traduction en anglais. TT 69’09. Glossa GCD 923539