Œuvres vocales de György Kurtág

par

György Kurtág  (né en 1926) : Scènes d’un roman op. 19–Trois inscriptions anciennes op. 25–SK bruit souvenir op. 12–Fragments d’Attila Jozsef op. 20–Sept chants op. 22–Requiem pour un ami op. 26–En souvenir d’un soir d’hiver op. 8. Susan NARUCKI (soprano), Donald BERMAN (piano), Curtis MACOMBER (violon), Nicholas TOLLE (cymbalum), Kathryn SCHULMEISTER (double basse). DDD–2019–65’–Textes de présentation en anglais, allemand et français–AVIE AV2408

http://www.flaga.ch/boyfriend-lied-about-dating-website/

par hookup legal definition

Pour chacune de ses saisons, l’Agence Caecilia organise deux séries de concerts, une première qui a lieu au Victoria Hall comportant récitals de piano et soirées symphoniques et une seconde se déroulant à la Salle Centrale dédiée à la musique de chambre. Et c’est donc dans cette catégorie que s’est inscrite, vendredi 1er novembre, la rencontre mémorable de deux artistes talentueux, le violoniste Renaud Capuçon dialoguant avec le pianiste Nelson Goerner.

La première partie est consacrée à Mozart et à l’une de ses sonates écrite à Mannheim en février 1788, la Cinquième en la majeur K.305, n’incluant que deux mouvements. Avec une énergie roborative, le piano développe l’Allegro di molto où le violon glisse une note de mélancolie avant de laisser à son partenaire le soin d’exposer le thème élégant, suscitant de brillantes variations à la saveur primesautière. Puis est présentée la Sonate en si bémol majeur K.454, composée en avril 1784 pour la virtuose italienne Regina Strinasacchi, que Mozart lui-même accompagnera le 29 en jouant de mémoire sa partie qu’il n’avait pas eu le temps de rédiger ! Au Largo initial, violon et piano prêtent un coloris mordoré que l’Allegro innervera d’élans fougueux en articulant soigneusement chaque phrasé. L’Andante livre un intimisme au bord des larmes, s’assombrissant pour laisser échapper un cri du cœur, vite réprimé par une aspiration à la sérénité qu’octroiera le Finale avec une légèreté de touche apparemment enjouée.

L’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise triomphe à Anvers

par

C’est avec plus qu’un peu d’impatience que l’on attendait la trop rare venue en nos contrées de l’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise dans la belle Salle Reine Elisabeth d’Anvers, dans un programme qui avait tout pour mettre la prestigieuse phalange munichoise en valeur sous la direction son directeur musical Mariss Jansons, certainement l’un des meilleurs chefs d’orchestre de l’heure.

Mais une désagréable surprise attendait les mélomanes, puisque le programme annonçait que le chef se voyait contraint d’annuler pour raisons de santé les trois derniers concerts de sa tournée européenne et qu’il serait remplacé par Daniel Harding qui avait également légèrement modifié le programme annoncé, remplaçant les Quatre interludes symphoniques d’Intermezzo de Richard Strauss initialement prévus par le Todtenfeier (1888) de Mahler, morceau symphonique qui deviendra le premier mouvement de la Deuxième symphonie du compositeur.

Finzi : musique chorale des îles britanniques

par

Gérald FINZI (1901-1956) : Oeuvres chorales : Magnificat, Welcome sweet and sacred feast, My lovely one, God is gone up, Nunc dimittis, White-flowering days, All this night, Seven Poems of Robert Bridges et Lo, the full, final sacrifice. The Choir of Trinity College Cambridge, Trinity Brass, Alexander Hamilton et Asher Oliver, orgue ; direction : Stephen Layton. 2019. Livret en anglais. 74.22. Hypérion CDA68222.

Le Faust de Gounod par Christophe Rousset : le roi des opéras retrouve son trône

par

Charles Gounod (1818-1893) : Faust, opéra en cinq actes sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré. Version 1859. Benjamin Bernheim, Faust ; Véronique Gens, Marguerite ; Andrew Foster-Williams, Méphistophélès ; Jean-Sébastian Bou, Valentin ; Juliette Mars, Siebel ; Ingrid Perruche, dame Marthe ; Anas Séguin, Wagner/Un Mendiant. Chœur de la Radio Flamande. Les Talens Lyriques, direction : Christophe Rousset. 1 livre-disque contenant 3 CD Palazetto Bru-Zane. Textes et livret en français et anglais. Enregistré – en studio et en public – en juin 2018.  

Penthesilea, l’opéra « coup-de-poing » de Dusapin

par

Pascal Dusapin (né en 1955): « Penthesilea », Opéra avec prologue, 11 scènes et épilogue d’après Heinrich von Kleist.  Natascha Petrinsky, Marisol Montalvo, Georg Nigl, Werner Van Mechelen, Ève-Maud Hubeaux, Wiard Witholt, Yaroslava Kozina, Marta Beretta. Orchestre symphonique et chœurs de La Monnaie, dir. Franck Ollu.2019-2CD-89’51"-Textes de présentation en français, néerlandais et anglais-Livret en allemand-Cyprès CYP4654 419

Herreweghe dirige la Staaskapelle de Dresde à Bruxelles

par

L’illustre radioreporter sportif Luc Varenne avait coutume de dire qu’un match de football n’est jamais terminé qu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Curieusement, cette affirmation pleine de sagesse s’applique très souvent au monde de la musique classique.

Imaginons par exemple qu’un auditeur se serait vu contraint pour quelque raison que ce soit de quitter la grande Salle Henry Le Boeuf du Palais des Beaux-Arts après avoir entendu deux des trois dernières symphonies de Mozart que proposait l’autre soir l’illustre Staatskapelle de Dresde placée pour l’occasion sous la direction de Philippe Herreweghe. Il serait plus que probablement resté sur l’impression d’avoir entendu un orchestre aux grandes qualités (même si les couleurs sombres et la sonorité compacte qui font la gloire de ce prestigieux ensemble dans le répertoire romantique et post-romantique de Brahms à Wagner n’offrent pas naturellement la luminosité qu’on attend dans Mozart) dirigé par un chef sérieux, probe et indubitablement désireux de bien faire, mais hélas incapable de s’extraire d’une gangue de réserve émotionnelle et de neutralité bien élevée, comme en témoignait la joie plus que mesurée du Finale qui clôturait une Symphonie N° 39 assez pâle ou le décevant manque de mordant du début de la Symphonie n°40, même si l’interprétation gagna en dramatisme par la suite et que le Finale se révéla, enfin, animé de cette vie qui avait tant fait défaut jusqu’alors. 

Retour sur deux opéras rares : The Indien Queen de Purcell et Sigurd de Reyer

par

En octobre, dans l’ombre des Indes Galantes dont le succès a attiré tous les regards sur Paris, deux opéras rarement mis à l’affiche ont trouvé leur place méritée en région. L’un, The Indien Queen de Henry Purcell, présenté à Lille, et l’autre, Sigurd d’Ernest Reyer, à Nancy.

The Indien Queen cinématographique

En résidence à l’Opéra de Lille, Le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm a présenté du 8 au 12 octobre dernier The Indien Queen de Purcell (1659-1695). Le « drame héroïque » sur un livret de John Dryden et Robert Howard, créé en 1695 à Londres, prend ici une allure de film en ciné-concert. Cette « nouvelle version » de Guy Cassier et d’Emmanuelle Haïm insiste sur les parties dialoguées. Des séquences vidéos, filmées avec les mêmes acteurs-chanteurs qui jouent sur scène, sont projetées sur cinq grands écrans qui se meuvent et se combinent de différentes façons. Le « scénario » assez décousu racontant une intrigue politique mêlée d’histoire d’amour et de jalousie dans un exotisme imaginaire de Pérou et de Mexique fantasmés, est déplacé à notre époque : informations militaires par messages SMS, vêtements noirs de tous les jours comme costumes, révélation divine transmise via des images virtuelles visibles avec les lunettes 3D… et la manière dont les acteurs disent les textes sur scène, les gestes et les regards des personnages muets sur les écrans, ainsi que les angles de prises de vue sont tels que cela donne une forte impression d’être dans une salle de cinéma plus que dans celle d’un opéra.

Erez Ofer interprète Hans Gal, Joseph Kaminski et Leonard Bernstein

par

Hans GAL (1890-1987) : Concertino pour violon et orchestre à cordes ; Joseph KAMINSKI (1903-1972)  : Concerto pour violon et orchestre ; Leonard BENSTEIN (1918-1990) : Sérénade pour violon seul, orchestre à cordes, harpe et percussionsErez Ofer (violon), Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, dir. : Frank Beerman et Omer Meir Wellber. DDD–2019-74’ 55’’–Textes de présentation en allemand et anglais–Hänssler HC19020